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En Eswatini, planification familiale et aide alimentaire accessibles aux femmes malgré la pandémie, grâce à un service de SMS

30 Juillet 2020
Author: UNFPA
Margaret Thwala-Tembe, sage-femme, explique que sa clinique a connu une chute de la fréquentation des femmes pour des soins prénatals et des accouchements médicalisés. © UNFPA Eswatini

MBABANE, Eswatini – Une fois par mois, Nolwazi Myeni reçoit un message sur son téléphone portable pour la prévenir que des services de planification familiale sont disponibles, malgré le confinement provoqué par la pandémie. « J’ai trouvé très encourageant que l’on m’assure que je puisse me rendre à n’importe quelle clinique pour ma contraception, malgré la COVID-19 », raconte cette femme de 24 ans.

Ce service a encouragé des milliers de femmes en Eswatini à accéder à la contraception, et leur a également fourni des rappels mensuels utiles, au cas où elles oublieraient.

« Avec les restrictions de déplacement liées au confinement, il est facile d’oublier la date à laquelle retourner à la clinique. Ces [messages], en plus de nous encourager à bénéficier de ces services, nous servent aussi de rappel », précise Mme Myeni.

Mme Myeni est mère d’un enfant de 6 ans, mais elle est également mentor pour des dizaines d’adolescentes de sa communauté. Elle espère pouvoir continuer ses initiatives pour l’autonomisation des jeunes en devenant enseignante.

Elle explique que la planification familiale lui permettra de réaliser ce rêve en l’aidant à éviter une grossesse, pour qu’elle puisse terminer ses études et obtenir le diplôme d’enseignante en école primaire.

Délivrer des messages essentiels aux femmes

Ce programme d’envoi de SMS est mis en place dans le cadre d’un partenariat avec l’UNFPA, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le département de Santé sexuelle et procréative du ministère de la Santé.

Il ne se contente pas d’encourager les destinataires des messages à se rapprocher des services de planification familiale : il donne également des informations sur les secours alimentaires. Cette campagne compte aider 80 000 jeunes femmes via le projet de secours du PAM pour la COVID-19 en Eswatini.

Les expert·e·s s’inquiètent de l’effet de la COVID-19 sur la capacité des femmes à choisir d’avoir ou non des enfants et d’espacer les naissances. En avril dernier, l’UNFPA et ses partenaires ont estimé que 6 mois d’interruption de services à cause des confinements pourraient empêcher 47 millions de femmes d’avoir accès à des contraceptifs modernes dans le monde entier.

Certains éléments indiquent que c’est ce qui est en train de se passer en Eswatini. Le pays a connu une chute de 47 % de l’utilisation de ses services de planification familiale entre janvier et mai (en comparant avec la même période l’année précédente), selon un rapport récent des Social Protection Cluster Partners.

Les grossesses non désirées, un risque en période de pandémie

Une augmentation des grossesses non désirées peut réduire les chances des femmes et des filles de réaliser leur plein potentiel, mais aussi mettre leurs vies en danger, car cela les expose à de potentielles complications dans une période déjà très troublée.

Certaines structures de santé, notamment celles des zones rurales du pays, rapportent déjà une chute de la fréquentation des cliniques prénatales ainsi qu’une augmentation des accouchements à domicile.

« Depuis le début du confinement, nous avons noté une augmentation des incidents lors d’accouchements à domicile ou bien lorsque les accouchements ont lieu sur le chemin de la clinique », explique Lobesutfu Nkambule, sage-femme, à l’UNFPA.

« Assurer que les femmes puissent avoir un accès ininterrompu à ces services est une manière de limiter l’impact de la COVID-19 sur la santé des personnes vulnérables, comme les femmes et les filles », déclare Margaret Thwala-Tembe, responsable du bureau de l’UNFPA en Eswatini.

Eswatini
Population : 1.2 mil
Taux de fertilité
2.9
Ratio de mortalité maternelle
437
Taux de prévalence contraceptive
54
Population âgée de 10 à 24 ans
33.6%
Inscription des jeunes en enseignement secondaire
Garçons 36%
Filles 47%

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