Liban
L’escalade du conflit au Moyen-Orient provoque une nouvelle vague de déplacement et de peur au Liban, menaçant la vie et la sécurité des femmes et des filles.
Les ordres d’évacuation émis dans des dizaines de villages ont contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur logement en quelques heures seulement, qui s’ajoutent aux quelque 65 000 Libanais·e·s toujours déplacé·e·s par le conflit de 2024. Les familles cherchent à se réfugier dans les écoles publiques réaffectées largement surpeuplées et quasi dépourvues des ressources essentielles.
Dans ces refuges bondés, l’absence de toilettes genrées et de verrous sur les portes ainsi que le manque d’éclairage ne constituent pas un simple désagrément, mais une menace pour la sécurité qui accroît le risque de harcèlement sexuel et de violence basée sur le genre. Les femmes enceintes se retrouvent exposées à un plus grand risque de complications vitales à mesure qu’elles perdent tout contact avec les professionnel·le·s de santé. Le manque d’eau propre et d’installations sanitaires privées rend presque impossible la gestion de l’hygiène menstruelle et accroît de manière significative le risque d’infections.
L’UNFPA déploie des unités médicales mobiles et des équipes de santé auprès des communautés déplacées et d’accueil à Beyrouth, dans le gouvernorat du Mont-Liban et dans d’autres régions, afin d’assurer des soins vitaux de santé reproductive et sexuelle, des services d’intervention en matière de violence basée sur le genre et la distribution de produits d’hygiène essentiels. L’UNFPA soutient également les soins obstétricaux d’urgence dans les centres de santé primaire restés ouverts. L’agence appelle à la protection de la population civile, notamment des humanitaires et des équipes de santé, qui doivent avoir les moyens de venir en aide aux personnes dans le besoin sans craindre les attaques.
Mise à jour : 5 mars 2026