Déclaration

Brisons le silence!

17 Mai 2020

Déclaration du Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Comme l’exprime l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme, toutes les personnes, partout dans le monde, peuvent jouir de leurs droits fondamentaux sans distinction ou discrimination d’aucune sorte.

Pourtant, dans de nombreuses sociétés, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers et intersexes (LGBTQI) font partie des populations les plus vulnérables et marginalisées, et subissent les effets néfastes de la discrimination tout au long de leur vie.  La pandémie de COVID-19 actuelle place les personnes LGBTQI dans une situation particulièrement à risque.

Dans ce contexte de crise sanitaire, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) s’engage à s’assurer que les personnes LGBTQI puissent recevoir des soins de santé sans subir de discrimination ni craindre de représailles. 

La crise liée à la COVID-19 exerce de fortes pressions sur les systèmes et services de santé partout dans le monde, et ses effets sont disproportionnés sur les communautés souffrant déjà d’exclusion et de marginalisation. Dans les pays où les relations entre personnes de même sexe sont illégales et les personnes transgenres prises pour cibles, les individus LGBTQI peuvent renoncer à se soumettre à des tests de dépistage ou à recevoir un traitement par crainte d’être arrêtés ou de subir des violences.

En raison des mesures de confinement que de nombreux pays ont mis en place, les personnes LGBTQI, jeunes comme adultes, peuvent devoir cohabiter dans un environnement hostile avec des membres de leur famille ou d’autres personnes ne les acceptant pas, et se retrouver davantage exposées à la violence, à l’anxiété, à la peur et à la dépression.

À l’occasion du 30e anniversaire de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, l’UNFPA souhaite rappeler qu’il est plus important que jamais de briser le silence.

Aucun individu ne devrait subir de stigmatisation ou de discrimination sur son lieu de travail. À l’inverse, un espace professionnel inclusif, valorisant et sûr peut permettre à chacun d’entre nous de révéler un immense potentiel. L’UNFPA continuera de défendre ces valeurs fondamentales auprès de son personnel, de ses collaborateurs, de ses partenaires de mise en œuvre et des communautés desservies. Le Fonds a notamment enrichi les profils de son répertoire mondial d’options reflétant de manière plus fidèle et respectueuse la diversité des identités de genre au sein de son personnel, certaines personnes ne s’identifiant ni comme homme, ni comme femme.

En tant qu’organisme des Nations Unies chargé de la santé sexuelle et reproductive, l’UNFPA s’engage à répondre aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive de toutes les personnes, indifféremment de leur orientation sexuelle, leur identité de genre, leur expression du genre et leurs caractéristiques sexuelles. Il est temps de promouvoir, ensemble, l’instauration d’une société exempte de discrimination et de harcèlement pour s’assurer que toutes les personnes, partout dans le monde, puissent vivre et travailler dans la dignité, et en toute sécurité. 

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Déclaration et affiche d'UN-Globe qui défend l'égalité et la non-discrimination du personnel LGBTI dans le système des Nations Unies et dans ses opérations de maintien de la paix.

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