Le Programme mondial UNFPA-UNICEF visant à accélérer la lutte contre le mariage d’enfants

Grâce au Programme mondial, les adolescentes développent des compétences essentielles et apprennent quels sont leurs droits. © UNFPA Inde/Arvind Jodna

La situation

Les filles les plus exposées au risque de mariage précoce sont souvent les plus difficiles à protéger. Elles sont issues de familles pauvres, de groupes marginalisés ou vivent en zones rurales. Dépouillées de leurs chances d’épanouissement personnel et de pleine réalisation de leur potentiel, elles sont plus susceptibles que leurs semblables non mariées de ne pas être scolarisées. En outre, le mariage d’enfants isole davantage encore les filles de leur famille, de leurs amis et communautés. Leurs moyens de subsistance et leur santé mêmes sont menacés.

En 2016, l’UNFPA, en collaboration avec l’UNICEF, a lancé un programme mondial destiné à lutter contre le mariage d’enfants dans 12 des pays où la prévalence est la plus élevée, ou la situation la plus critique : le Bangladesh, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, l’Inde, le Mozambique, le Népal, le Niger, l’Ouganda, la Sierra Leone, le Yémen et la Zambie.

Au Mozambique, des filles peuvent bénéficier d’un espace sûr pour parler de leurs difficultés, et y trouver du soutien. © UNFPA Mozambique

La solution

L’élan mondial en faveur de la lutte contre le mariage d’enfants n’a jamais été aussi puissant. Plusieurs résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil des droits de l’homme exhortent les pays à investir davantage pour éradiquer cette pratique.

Le Programme mondial UNFPA-UNICEF visant à accélérer la lutte contre le mariage d’enfants défend le droit des adolescentes de ne pas se marier et de ne pas tomber enceintes, tout en leur permettant de réaliser leurs rêves grâce à l’éducation et par d’autres voies. Le programme mondial fait la promotion auprès des familles d’attitudes positives et donne aux adolescentes les moyens de vivre leur vie comme elles l’entendent. Il renforce les services destinés à les y aider. Il s’attaque également aux causes sous-jacentes du mariage d’enfants et prône l’adoption de lois et de politiques de protection des droits des filles, tout en soulignant l’importance de s’appuyer sur des données fiables pour orienter ces politiques.

Le programme mondial fait l’objet d’un soutien généreux des gouvernements de la Belgique, du Canada, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, ainsi que de l’Union européenne et de Zonta International.

Voici certains résultats remarquables obtenus en 2017 :

Au Bangladesh, quelque 68 000 adolescents ont bénéficié de conseils et de services de santé intégrant la question du genre grâce à la création de 70 nouveaux centres de services dans les établissements de santé publics existants.

Au Ghana, le Cadre stratégique national pour mettre fin au mariage des enfants, la Stratégie de lutte contre les grossesses adolescentes et la Politique gouvernementale en faveur d’un enseignement secondaire gratuit ont amélioré le contexte de protection des droits des filles.

En Ouganda, grâce aux clubs scolaires, aux campagnes en faveur du retour à l’école et à des formations leur permettant d’obtenir des compétences essentielles et des connaissances financières, 27 000 adolescentes ont consolidé leurs aptitudes de base. Elles ont appris à connaître leurs droits et ainsi à prendre des décisions éclairées.

Au Yémen, dans le cadre de séances de sensibilisation, 100 000 membres des communautés, responsables et imams ont enrichi leurs connaissances sur les bienfaits du report des mariages et de la scolarisation des adolescentes.

Dans le cadre d’une approche globale, ce programme contribue à l’obtention de résultats pour les filles en réunissant les secteurs de l’éducation, de la protection de l’enfance, de la communication pour le développement, du genre, de la santé (notamment la santé sexuelle et procréative) de l’eau et de l’assainissement.

Salia, 16 ans, pensait devenir une épouse enfant, mais a appris comment gagner sa vie seule et défendre ses droits. © UNFPA Éthiopie/Abraham Gelaw

S’appuyant sur des partenariats pour assurer des changements significatifs applicables à grande échelle, le Programme mondial renforce les capacités des pouvoirs publics et des organisations non gouvernementales et s’engage auprès de la société civile, notamment des organisations religieuses, des universitaires, du secteur privé, ainsi que des membres du réseau international Filles, pas épouses, en faveur d’actions coordonnées et responsables.

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