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Journée internationale de la sage-femme

05 Mai 2022

Global

Cette année, la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), fondée à l’origine en Belgique sous le nom d’Union internationale des sages-femmes, fête son centenaire. Quel meilleur thème pour cette Journée internationale de la sage-femme que « Cent ans de progrès » ?

Depuis 2008, lors de l’établissement du Programme mondial des sages-femmes avec l’ICM (qui représente plus d’un million de sages-femmes dans le monde entier), l’UNFPA soutient le travail de toute cette profession dans plus de 120 pays. Nous les avons vues* exercer leur métier malgré les changements climatiques, que ce soit en aidant des femmes à accoucher sans danger dans un hôpital du Bangladesh alors que l’électricité était coupée, sous un pont au Honduras après un ouragan ou bien au milieu des ruines en Haïti, où a sévi un tremblement de terre. Les sages-femmes ont risqué leur vie pour aider les femmes enceintes pendant la pandémie de COVID-19 et les flambées d’Ebola. Au Yémen, où seules 50 % des structures de santé sont opérationnelles, elles ont transformé leur domicile en maternités de fortune, ont soigné les réfugié·e·s et les migrant·e·s et ont exercé leur métier sous la menace de groupes militants.

Bien que l’image la plus courante des sages-femmes qui nous vient à l’esprit soit celle de soignantes qui aident les femmes à accoucher, leur métier recouvre bien plus que cela. En plus de prodiguer des soins pré et postnatals ainsi que pendant l’accouchement, elles fournissent des services de planification familiale et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Elles sont également formées à la pratique des soins obstétriques d’urgence. Par le biais de conseils et d’informations, elles peuvent contribuer à prévenir les mutilations génitales féminines, soutenir les survivantes de violence basée sur le genre et proposer des services de santé reproductive aux adolescent·e·s.

Le rapport publié en 2021 par l’UNFPA, l’ICM et l’Organisation mondiale de la santé et intitulé État de la pratique de sage-femme dans le monde a révélé que si les gouvernements investissaient dans ce corps de métier, on pourrait sauver 4,3 millions de vies chaque année d’ici 2035, en comptant les décès maternels et infantiles et les enfants mort-nés.

Ce groupe de professionnelles de santé, composé très majoritairement de femmes, pourrait en effet répondre à 90 % des besoins de santé reproductive et prévenir 65 % des décès maternels et infantiles. Pourtant, il manque au total 900 000 sages-femmes dans le monde entier.

Nous ne devons pas sous-estimer le rôle qu’elles ont à jouer dans la réalisation des Objectifs de développement durable pour 2030 comme la réduction de la mortalité maternelle et la garantie d’un accès universel à la santé, et plus particulièrement à la santé sexuelle et reproductive. Les sages-femmes permettent depuis des dizaines d’années de renforcer les systèmes primaires de santé et joueront dans les prochaines décennies un rôle essentiel dans la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescent·e·s.

 

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