Journée mondiale de la santé

7 Avril 2021

Mundial

En cette Journée mondiale de la santé, nous sommes solidaires de l’Organisation mondiale de la santé, qui a fixé pour cette année le thème « Pour un monde plus juste et en meilleure santé ». Treize mois après que la COVID-19 a ralenti notre monde, nous n’avons pas encore fini de nous dégager de ses griffes. Dès le début, la pandémie a révélé de nombreuses inégalités qui déterminaient qui vivait et qui mourait. Aujourd’hui encore, la question continue de se poser alors que les nations les plus riches vaccinent des millions de leurs citoyen·ne·s, tandis que les pays les plus pauvres attendent encore les précieuses doses de vaccin.

Il est très éprouvant de voir à quel point le virus a inégalement affecté les diverses régions de notre planète, mais il n’est pas question de détourner le regard par facilité. Il faut au contraire chercher avec plus de force que jamais des solutions pour garantir l’accès de toutes et tous à la santé (notamment à la santé procréative), au soutien en matière de santé mentale, à un air non pollué et à une eau potable (les ralentissements et confinements divers ont montré que la planète pouvait guérir si nous lui en laissions la possibilité), à suffisamment de nourriture, à un travail décent et à une vie sans violence et dans un contexte de paix.

Après la pandémie, d’innombrables personnes feront face à une vie bien plus rude qu’avant cette catastrophe. L’an dernier, l’UNFPA estimait que l’on dénombrerait deux millions de cas de mutilations génitales féminines et 13 millions de mariages d’enfants supplémentaires sur la décennie à venir, à cause du ralentissement dans les efforts de prévention. Dans un rapport plus récent, les estimations étaient de 12 millions de femmes privées d’accès à la contraception, ce qui provoquerait 1,4 million de grossesses non planifiées. Cette crise pousserait 47 millions de femmes supplémentaires dans la pauvreté, provoquerait la déscolarisation de 11 millions de filles, et 6 à 7 millions d’enfants en novembre 2020 souffraient probablement de malnutrition sévère.

Le coronavirus a peut-être ralenti, voire inversé les progrès, mais il n’a pas mis fin aux efforts de l’UNFPA, bien au contraire : l’accroissement des besoins ne fait que renforcer notre détermination.

Nous nous tenons aux côtés de l’OMS pour atteindre l’objectif d’un monde où la santé n’est pas le privilège de quelques-uns, mais un droit inaliénable pour toutes et tous. Dans un monde juste et humain, personne n’est laissé de côté. Et lorsque personne n’est laissé de côté, nous en sortons toutes et tous gagnants. 

 

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