Cox's Bazar (Bangladesh)
Neuf ans après l’exode forcé des Rohingyas depuis leurs foyers du Myanmar, quelque 1,2 millions de réfugié·e·s de cette population se trouvent toujours dans les camps du district bangladais de Cox’s Bazar et de l’île de Bhasan Char.
La plupart des réfugié·e·s sont très exposé·e·s aux chocs climatiques et vivent dans des refuges surpeuplés qui n’offrent que très peu d’intimité et d’installations sanitaires. Les femmes et les filles y sont particulièrement vulnérables : l’insécurité qui règne dans les camps les expose de plus en plus à la violence basée sur le genre, tandis que le manque de services de santé se traduit par une aide limitée en cas de complications obstétricales. Les mariages d’enfants, qui entraînent des risques de grossesses précoces et de violences basées sur le genre, se poursuivent dans les différents camps.
L’UNFPA travaille en partenariat avec le gouvernement du Bangladesh et des partenaires humanitaires pour garantir aux femmes, aux filles et aux jeunes de Cox’s Bazar et de Bhasan Char l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, de protection et d’aide psychosociale nécessaires à leur santé, à leur sécurité et à leur dignité.
Malgré la réduction du financement humanitaire qui met les services essentiels à rude épreuve, l’UNFPA assure des services vitaux de santé sexuelle et reproductive gérés par des sages-femmes et la prise en charge des mères et des nouveaux-né·e·s dans 28 établissements de santé situés dans les camps et les communautés d’accueil. Par ailleurs, l’UNFPA propose aux femmes et aux filles des services de prévention, d’intervention et de lutte contre la violence basée sur le genre grâce à un réseau de 65 établissements qui offrent aux survivantes prise en charge, aide psychologique, soins cliniques, assistance juridique et orientations.
En outre, des initiatives visant à répondre aux besoins des adolescent·e·s et des jeunes (dans les camps, une personne sur trois est un·e adolescent·e ou un·e jeune) ciblent la prévention du mariage d’enfants en proposant des formations de développement des compétences ainsi qu’une aide psychologique et l’accès à des informations et à des services indispensables.
Mise à jour : 3 août 2026