Journée internationale de lutte contre les discours de haine

18 Juin 2022

Global

Les discours de haine, les fausses informations et la désinformation se mettent à proliférer, notamment depuis le début de cette pandémie de COVID-19. Au lieu de s’affaiblir, ils montent au contraire à l’assaut partout dans le monde. Nous en avons vu les effets délétères : la violence au lieu de la paix, l’exclusion, la discrimination et l’accentuation des inégalités au lieu de l’inclusion, de la tolérance, du respect et de l’égalité.

Les Nations Unies définissent comme discours de haine « tout type de communication, qu’il s’agisse d’expression orale ou écrite ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage péjoratif ou discriminatoire à l’égard d’une personne ou d’un groupe en raison de son identité, en d’autres termes, de l’appartenance religieuse, de l’origine ethnique, de la nationalité, de la race, de la couleur de peau, de l’ascendance, du genre ou d’autres facteurs constitutifs de l’identité. » En juillet dernier, les Nations Unies ont énoncé une résolution condamnant ce type de discours sous quelque forme que ce soit, et ce sur n’importe quelle plateforme.

Le monde ne doit certes pas piétiner la liberté de parole et d’expression, mais lorsque cette parole sert d’arme pour bafouer les droits des autres, y compris par l’incitation aux atrocités et aux actes de terrorisme, ce n’est pas le silence qui doit lui être opposé, car il équivaut à l’apathie et à l’acceptation. Bien que les discours de haine soient tolérés par la loi (à condition qu’ils ne s’apparentent pas à une incitation à la violence, ce qui est interdit par la loi internationale), nous ne devons pas sous-estimer leurs conséquences.

La campagne de l’UNFPA Le virtuel est réel, à l’occasion des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, se concentre sur la violence virtuelle, qui comprend les discours de haine en ligne, servant à terroriser, déshumaniser et réduire au silence les personnes qui en sont victimes. Les femmes et les filles doivent se sentir en sécurité dans tous les espaces, et c’est d’ailleurs un droit qui doit être garanti à tou·te·s.

 

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