Retour à la campagne
Sa main était sur ma cuisse
Shiyalni


Je prends le bus tous les jours pour me rendre à l'université et me déplacer dans Colombo. En général, les bus du matin sont bondés et effectuer un trajet prend également beaucoup de temps. Je prends le bus pour mes trajets réguliers depuis que j'ai quatorze ans.

C'est arrivé un soir, lorsque je rentrais de cours et que le bus était bondé. Je voudrais souligner le fait que je portais une Kurta traditionnelle. J'écoutais de la musique, debout dans le bus, et un homme était assis près de moi. Au début, je ne l'avais pas remarqué. Ce n'est qu'après un certain temps que j'ai réalisé que sa main était posée sur l'intérieur de ma cuisse. J'étais très choquée et il m'a fallu quelques secondes avant de réaliser ce qui m'arrivait.


C'était la première fois que j'étais harcelée physiquement et je n'ai pas su comment réagir. Je me suis mise très en colère. Je lui ai demandé directement, “C'est quoi votre problème ? Qu'est- ce que vous faites ?” Il a dit, “Désolé !” Sans vraiment réfléchir, je l'ai frappé avec ma gourde en métal. 

Je n'arrivais pas à croire que ni le conducteur du bus, ni les autres passagers ne m'aient aidée. Une femme assise à côté de lui a vu ce qu'il s'est passé, mais elle n'a rien dit. Je sais que la violence ne résout rien, mais c'était une réaction instantanée.


Au bout d’un moment, j'ai dit à mes parents ce qu'il s'était passé et je pensais qu'ils m'en voudraient d’avoir frappé cet homme, mais ils m'ont dit que c'était un acte très courageux de ma part. Mon père m'a dit que cet homme ne recommencerait peut-être pas avec une autre fille après cet incident. 

Photos © Eliza Hatch/Cheer Up Luv pour UNFPA et Vidéos © Studio Zoo