Le Canada rassemble des parlementaires pour accélérer la réalisation du programme d’action de la CIPD

23 Novembre 2018
Des parlementaires et experts de plus de 70 pays se sont réunis pour la Conférence internationale des parlementaires pour la mise en œuvre du programme d’action de la CIPD. © UNFPA/Usenabasi Esiet

Cette année, à la 7e Conférence parlementaire internationale sur la Mise en place du programme d’action (IPCI) de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), le Canada, partenaire stratégique de l’UNFPA, a encore une fois prouvé sa position de leader dans la création d’un environnement politique et d’investissement favorisant l’égalité des genres ainsi que la santé et les droits sexuels et reproductifs dans le monde.

L’IPCI, qui s’est tenue à Ottawa les 22 et 23 octobre en collaboration avec l’UNFPA, l’Association canadienne des parlementaires sur la population et le développement, Action Canada pour la santé et les droits sexuels et Affaires mondiales Canada, a réuni plus de 130 parlementaires et experts de plus de 70 pays.

Le travail des parlementaires dans leurs pays respectifs pour l’adoption d’une nouvelle législation, pour le renforcement des politiques actuelles et la mobilisation de financements suffisants pour la santé sexuelle et reproductive et les droits qui s’y rapportent est un élément essentiel à la réalisation plus rapide des objectifs fixés dans le Programme d’action de la CIPD de 1994. C’est également indispensable pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Le Dr. Natalia Katem, directrice de l’UNFPA, a déclaré : « Vous avez le pouvoir de changer les voix de votre pays en actions concrètes, par le vote de lois qui promeuvent et protègent leurs droits, par la mobilisation de fonds et la création d’environnements propices à la réalisation de leurs besoins. »

Dans le document final de l’IPCI, la Déclaration d’engagement d’Ottawa, les parlementaires se sont engagés à travailler à mettre fin à la mortalité maternelle évitable, aux lacunes en matière de planification familiale, ainsi qu’aux violences basées sur le genre et aux pratiques néfastes. Les parlementaires se sont plus particulièrement penchés sur les droits et les perspectives des jeunes, ainsi que sur la santé et les droits sexuels et reproductifs dans les situations de crise humanitaire ou de conflit

Cette déclaration d’action concrète comprend des engagements à défendre des soins de santé sexuelle et reproductive accessibles et de qualité, d’adopter des lois interdisant les pratiques néfastes et à consacrer au moins 10 % des budgets de développement national et d’assistance au développement à des programmes de santé sexuelle et reproductive.

Le Dr. Natalia Katem, directrice de l’UNFPA (à gauche) et Marie-Claude Bibeau, ministre canadienne du Développement international et de la francophonie. © UNFPA/Usenabasi Esiet

Le cœur de l’IPCI est en directement conforme aux objectifs fixés par le Plan stratégique de l’UNFPA pour 2018-2021, ainsi qu’avec l’approche canadienne de l’aide humanitaire et de la coopération en matière de développement international 2018-2021, exposée dans sa Politique d’aide internationale féministe, qui place l’égalité des genres et l’émancipation des femmes au premier plan.

Le Canada est depuis longtemps partenaire de l’UNFPA, en tant que défenseur proactif des droits et des objectifs exposés dans le Programme d’action de la CIPD, et continue à investir de manière significative dans le bien-être des femmes et les filles. En 2017, il a été le huitième pays plus gros donateur à l’UNFPA (ressources de base et co-financements compris), et a augmenté en 2018 sa part de financement de plus de 370 %, à hauteur de 104,4 millions de dollars. Récemment encore, le Canada a annoncé une nouvelle contribution de 10 millions de dollars canadiens à UNFPA Supplies, pour assurer aux femmes et filles pauvres et marginalisées un accès aux moyens de contraception et aux soins de santé maternelle.

Le Canada doit occuper un rôle central l’an prochain pour le 25e anniversaire de la CIPD (CIPD+25). Tout au long de l’année 2019, la communauté internationale et l’UNFPA réfléchiront sur les progrès et les lacunes de la mise en place de l’agenda du Caire de 1994. Avec les difficultés posées par la montée des inégalités dans le monde, il faudra se concentrer fortement sur les droits et les besoins des personnes risquant le plus d’être laissées pour compte si l’on souhaite un progrès plus rapide dans la conclusion des objectifs de l’ICPD.

                                                                         – Marion Mbiyu