Déclaration

Déclaration de l’UNFPA sur les répercussions mondiales des nouvelles restrictions concernant l’accès à l’avortement

24 Juin 2022

Que l’avortement soit légal ou non, il reste extrêmement fréquent. Les données montrent que restreindre l’accès à l’avortement n’empêche pas les personnes d’y avoir recours, mais le rend plus dangereux.

D’après le rapport État de la population mondiale 2022 de l’UNFPA, près de la moitié des grossesses dans le monde sont non intentionnelles, et plus de 60 % de ces grossesses sont susceptibles d’aboutir à un avortement. Pas moins de 45 % des avortements mondiaux sont réalisés en dehors du cadre médical, alors même que l’avortement non médicalisé constitue l’une des principales causes de mortalité maternelle. L’immense majorité des avortements non médicalisés ont lieu dans les pays en développement, et l’UNFPA redoute que leur nombre se multiplie en cas de durcissement des conditions d’accès à l’avortement. Les décisions allant à l’encontre des progrès accomplis ont de vastes répercussions sur les droits et les choix des femmes et des adolescentes du monde entier.

Le Programme d’action de la Conférence internationale de 1994 sur la population et le développement (CIPD), qui a été signé par 179 pays, dont les États-Unis, reconnaît que les avortements non médicalisés peuvent entraîner la mort, et incite vivement tous les pays à fournir des soins après l’avortement pour sauver des vies, quel que soit le statut légal de l’avortement dans le pays. Il souligne également que toutes les personnes doivent avoir accès à des informations de qualité concernant la santé reproductive et la contraception.

En sa qualité d’organisme des Nations Unies chargé de la santé sexuelle et reproductive et de garant de la CIPD, l’UNFPA défend le droit de tous les couples et de tous les individus à décider librement et avec discernement du nombre de leurs enfants et de l’espacement de leurs naissances, et de disposer des informations nécessaires pour ce faire. La poursuite des avortements non médicalisés pourrait mettre en péril l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment l’objectif 3 relatif à la santé maternelle, que tous les États membres des Nations Unies se sont engagés à réaliser. 

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