Journée mondiale de l’aide humanitaire

19 August 2021

Global

Au premier étage du bâtiment de l’Assemblée générale des Nations Unies est accroché un cadre contenant un drapeau bleu et blanc très abîmé, avec l’inscription suivante : 

DRAPEAU DES NATIONS UNIES
Récupéré sur le site de l’attentat à la bombe
Siège des Nations Unies de Bagdad (Iraq)
19 août 2003

Ce jour-là, un attentat-suicide au cours duquel un homme est entré avec un camion rempli d’explosifs dans le Canal Hotel, qui servait de camp de base à 300 employé·e·s des Nations Unies, a fait 22 mort·e·s. Parmi eux, Sergio Vieira Mello, alors Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de la personne, et chef de la mission des Nations Unies en Iraq. 

Six ans plus tard, en 2009, les Nations Unies ont fait de cette date l’occasion de rendre hommage aux travailleurs et travailleuses humanitaires tué·e·s ou blessé·e·s dans l’exercice de leur métier, et à celles et ceux qui jour après jour continuent de sauver, protéger et préserver la vie et la dignité des autres face aux conflits, aux catastrophes (naturelles ou provoquées par l’humanité) et à la maladie. Aujourd'hui et chaque jour est un rappel que les travailleurs et travailleuses humanitaires  ne sont pas une cible #NotATarget.

L’an dernier, la Journée internationale de l’aide humanitaire a rendu hommage à celles et ceux qui aidaient les autres dans la lutte contre la COVID-19 ; on a alors beaucoup parlé de héros et d’héroïnes du quotidien, qui ne portent pas de capes. Comme nous l’avons constaté, ce combat est loin d’être terminé dans de nombreuses régions du monde. D’autres zones sont quant à elles ravagées par la guerre et des événements climatiques violents.  

Cette année, le thème est l’impact humanitaire de la crise climatique, en particulier sur les populations les plus vulnérables de la planète, qui perdent leur foyer, leurs sources de revenus et même leur vie. L’Organisation mondiale de la santé estime que l’urgence climatique provoquera environ 250 000 décès supplémentaires par an entre 2030 et 2050. Alors que la Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (la COP26) aura lieu en novembre prochain, les Nations Unies s’efforcent de sensibiliser à l’urgence et aux conséquences humaines terribles de cette crise. Le temps joue contre nous. Comme le rappelle pourtant le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, « l’urgence climatique est une course que nous sommes pour l’instant en train de perdre, mais que nous pouvons gagner ».

L'urgence climatique est une course que nous sommes pour l’instant en train de perdre, mais que nous pouvons gagner. – António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies

L’ONU appelle toutes les nations et tous les citoyens et citoyennes à s’unir pour défendre cette planète qui est notre foyer commun.

Dans les situations de crise humanitaire du monde entier, l’UNFPA continue de fournir des produits essentiels à celles et ceux qui en ont besoin ; à soigner les malades et les victimes de violence en leur proposant des soins psychosociaux et de santé, particulièrement les personnes déplacées, isolées ou marginalisées ; à mettre au monde des enfants et à aider leurs mères ; à former les agent·e·s de santé, en leur fournissant aussi des équipements de protection individuelle et en renforçant les systèmes de santé ; à assurer l’accès aux services de santé sexuelle et procréative, et à créer des espaces sûrs pour les femmes, les filles et les jeunes. Cette aide est comme un drapeau planté dans les décombres et les cendres.

Tant que des gens auront besoin d’aide, des personnes courageuses et altruistes répondront à leur appel, allant au-devant de graves dangers et de calamités diverses, sans autre but que de traiter les autres avec humanité. Soyons aussi reconnaissant·e·s que ces personnes sont généreuses.

 

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