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Journée mondiale de l’aide humanitaire

19 Août 2022

Global

Le monde est en proie à des crises multiples et interconnectées : de violents conflits, dont la plupart durent depuis des années ; des sécheresses de plus en plus graves, des conditions météorologiques extrêmes et des épidémies à mesure que les changements climatiques se poursuivent ; et des bouleversements politiques et économiques après deux années de COVID-19, qui affectent particulièrement les lieux où la subsistance était déjà difficile.

Plus de 100 millions de personnes sont désormais en situation de déplacement forcé, et la majorité d’entre elles n’ont aucun espoir de rentrer prochainement chez elles. De plus, 345 millions d’individus font face à une insécurité alimentaire extrêmement grave.

Les crises affectent les femmes et les filles de manière disproportionnée, créant des situations chaotiques et perturbant l’accès aux services essentiels de santé sexuelle et reproductive, ce qui a des conséquences dramatiques : elles sont exposées à des risques de plus en plus grands de violence basée sur le genre, de grossesses non intentionnelles, d’infection par le VIH et de mortalité maternelle. Les deux tiers des décès au cours de la grossesse ou de l’accouchement se produisent dans des contextes fragiles ou d’urgence humanitaire.

Et trop souvent, les actions humanitaires négligent certains besoins vitaux comme les soins prénatals et les soins qualifiés lors de l’accouchement, la contraception, ainsi que les soins aux survivantes de violence basée sur le genre.

« Il faut tout un village » pour aider les communautés en crise

Établir et faire fonctionner des services essentiels en pleine crise demande un effort coordonné entre de nombreux acteurs, qu’ils soient locaux ou internationaux. Comme on dit, « il faut tout un village ».

La Journée mondiale de l’aide humanitaire a lieu chaque année le 19 août, en mémoire des travailleurs et travailleuses humanitaires qui ont été tué·e·s dans l’attentat de 2003 contre le quartier général de l’ONU à Bagdad, en Iraq. Cette année, l’objectif de cette journée est d’exprimer au niveau mondial toute notre reconnaissance pour les efforts que fournit au quotidien la communauté humanitaire pour répondre aux difficultés historiques que nous connaissons.

La plupart des personnes en première ligne des crises humanitaires sont elles-mêmes issues des communautés touchées, et sont rejointes dans leur action par les autorités locales et nationales, les organisations de la société civile, les groupes religieux, les entreprises et bien d’autres acteurs mettant leur temps et leurs compétences au service de leurs voisin·e·s.

Contrainte à fuir sa maison, Rahwa Gedamu, qui est infirmière, est désormais bénévole et aide à mettre au monde des enfants au camp Sabacare 4 pour les personnes déplacées par le conflit dans la région éthiopienne du Tigré. « Chaque fois que nous sauvons une vie », dit-elle, « nous sommes très fières et cela nous pousse à continuer à nous mettre au service des nôtres. »

Les acteurs humanitaires locaux sont toujours les premiers à répondre aux besoins, et sont immédiatement concernés par le redressement et la reconstruction. Ils ne sont pas seuls, cependant. Les acteurs mondiaux tels que l’UNFPA et d’autres agences des Nations Unies leur fournissent des ressources, des services et du matériel essentiels à leurs efforts.

Défendre les droits des femmes et des filles affectées par les crises

L’UNFPA est un partenaire clé de cette équipe internationale, et fait son maximum pour assurer que toutes les réponses d’urgence fasse de la santé, du bien-être et de la dignité des femmes et des filles une véritable priorité.

Cette année, l’UNFPA a pour objectif d’aider 54,5 millions de femmes, de filles et de jeunes dans le besoin dans 61 pays différents, en leur proposant des services essentiels, des informations et des équipements de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’en mettant à leur disposition des services axés sur les survivant·e·s pour prévenir et prendre en charge la violence basée sur le genre.

Des personnes telles que Shakila Parvin, une sage-femme qui s’occupe de réfugiées Rohingyas dans les camps de Cox’s Bazaar, forment la pierre angulaire de l’action humanitaire de l’UNFPA. « Assurer la santé maternelle à tout moment et quel que soit le contexte est ma responsabilité première », déclare-t-elle.

Bien que les conséquences des changements climatiques (inondations, sécheresses et cyclones de plus en plus intenses) aient redoublé les difficultés à venir en aide à des communautés déplacées de force, c’est un travail gratifiant : « Lorsque je vois une mère heureuse que son bébé soit en bonne santé, ma vie prend tout son sens », ajoute ainsi Shakila.

Suivez #ItTakesAVillage sur Twitter et Instagram et venez rencontrer les héros et héroïnes du secteur humanitaire, qui subissent de nombreuses épreuves et risquent souvent leur vie pour faire bénéficier voisin·e·s comme inconnu·e·s d’une assistance absolument cruciale.

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