Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

06 February 2021

Global

Près de 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont été ou sont affectées par les mutilations génitales féminines, généralement pratiquées entre la petite enfance et l’âge de 15 ans. Aucune raison médicale valable ne sous-tend cette pratique, reconnue comme une violation des droits de la personne, et ses conséquences sont nombreuses : troubles de la santé mentale, idées suicidaires, troubles sexuels, infertilité, parfois même la mort.

En 2008, l’UNFPA et l’UNICEF ont lancé le Programme conjoint pour l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF). Il a permis de belles avancées : plus de 3,2 millions de femmes et de filles ont reçu de l’aide via des services de soins et de protection, et 13 pays ont établi de nouveaux cadres juridiques pour l’abolition de ces pratiques. La COVID-19 a cependant eu un impact sur ce programme et a beaucoup réduit les efforts de prévention. On estime ainsi que par rapport aux projections faites avant la pandémie, deux millions de filles supplémentaires subiront ces pratiques dans la décennie à venir.

Ces pratiques ont cours depuis des milliers d’années, mais la nouvelle génération n’y est plus favorable, sans parler des mères qui sont elles-mêmes survivantes de mutilations génitales et veulent épargner cela à leurs filles. Ces vingt dernières années, dans les pays où la prévalence de ces pratiques est très forte, la proportion de filles et de femmes souhaitant y mettre fin a doublé, selon le rapport 2020 de l’UNFPA sur l’état de la population.

Cette année, le thème de la Journée sera « L’inaction n’est pas une option : s’unir, récolter des fonds et agir pour l’élimination des mutilations génitales féminines ». Chacun et chacune a un rôle à jouer : gouvernements, société civile, mouvements sociaux, militant·e·s, toutes et tous doivent collaborer. Éliminer les mutilations génitales féminines d’ici 2030 coûterait 2,4 milliards de dollars, soit 95 dollars par fille à protéger – un investissement bien modeste pourtant en mesure d’apporter beaucoup de choses pour l’avenir des filles concernées. Enfin, les structures, politiques et normes de genre néfastes qui perpétuent ces pratiques doivent être changées en profondeur. Défendre l’égalité des genres doit passer par la défense du droit de chaque fille à disposer de son corps.

On estime que 4 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales chaque année. L’objectif est de ramener ce nombre à zéro d’ici 2030. C’est un défi majeur, et c’est pour cela que nous devons nous unir, récolter des fonds et agir.

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