UNFPA Annual Report 2014

RAPPORT ANNUEL | 2014

UN ENGAGEMENT RENOUVELÉ

Navigation

Introduction

Renouveler l’engagement en faveur de la santé et des droits des femmes et des jeunes

« Je pense que si nous avions accès en temps voulu à des informations et à des services de santé sexuelle et reproductive appropriés et adaptés à notre âge, nous serions mieux armés pour avoir des rapports sexuels protégés et sans risque ». Truong Van Duoc, 20 ans, s’est exprimé en ces termes au cours d’une campagne de sensibilisation organisée, entre autres, par l’UNFPA à Bien Hoa, au Viet Nam. Au total, 30 activités de ce type ont permis de diffuser au cours de l’année 2014, entre autres messages clés sur la santé, des informations sur les grossesses chez les adolescentes et sur la nécessité de négocier l’usage du préservatif. Des stands d’information, tenus par des jeunes spécialement formés, ont par ailleurs été établis pour renseigner sur des sujets délicats, comme le mode d’emploi des préservatifs et la protection contre la transmission du VIH.

jouer
De jeunes Vietnamiens organisent des flashmobs pour sensibiliser à la santé et aux droits.

Principales réalisations

64 pays

64 pays ont mis en place des plans d’action tenant compte des droits en matière de reproduction

En 2014, 69 % des autorités statistiques nationales possédaient les capacités institutionnelles nécessaires pour analyser et utiliser des données ventilées sur les adolescents et les jeunes.

43 pays

L’UNFPA a aidé 43 pays à accroître la qualité des soins obstétricaux, néonatals et d’urgence, et à étendre et à renforcer la pratique du métier de sage-femme.

2013+16%2014

Le nombre de pays dont la législation autorise l’accès des adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive est passé de 74 en 2013 à 86 en 2014.

Message du Directeur exécutif

jouer
« En 2014, l’UNFPA a publié le bilan établi à l’occasion des 20 ans de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) et de l’adoption de son Programme d’action historique. Ce bilan, qui fait le point sur les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Programme d’action, a donné pour la première fois l’occasion à l’UNFPA d’examiner attentivement ses programmes et d’évaluer leur impact sur la vie des femmes et des filles. L’UNFPA a-t-il fait changer les choses ? Les données disponibles confirment que c’est le cas. Mais il reste encore beaucoup à faire et le Programme d’action de la CIPD continuera de montrer la voie. L’UNFPA a saisi l’occasion de renouveler son engagement en faveur du programme de la CIPD, et surtout envers les femmes et les filles, dont la vie est amenée à changer. »

– Dr. Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif de l’UNFPA

20 années de progrès

Documenter l’impact

Les progrès accomplis dans l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, notamment à la planification familiale, ont entraîné, de manière générale, des retombées positives majeures sur la santé des femmes, des filles et des enfants ces 20 dernières années, depuis que 179 États ont adopté le Programme d’action historique de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) en 1994.

Ces progrès font partie des nombreuses avancées signalées par les pays en développement dans un rapport d’avancement relatif à la mise en œuvre du Programme d’action de la CIPD. L’UNFPA a dressé ce bilan en 2013 et en a publié les résultats en 2014.

Ce même bilan relève cependant que, dans de nombreux pays, les améliorations n’ont profité qu’aux personnes les plus aisées. Les pauvres en milieu rural et urbain continuent d’être confrontés à la violence, à un manque d’accès aux services et à des soins de santé sexuelle et reproductive défaillants. À l’heure actuelle, plus de 200 millions de femmes ayant besoin de services de planification familiale n’y ont pas accès.

Au début de la session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée à la CIPD, le Secrétaire général a exhorté les États membres à renouveler leur engagement visant à « protéger les personnes, notamment les filles et les femmes, alors que nous nous efforçons d’éliminer la pauvreté, de préserver les droits et la dignité de tous et d’assurer l’avenir de notre planète pour les générations futures».

Le bilan effectué a également souligné que le chemin de la durabilité passe par le renforcement de l’innovation de manière à :

Investir en faveur des jeunes

Investir dans les capacités et la créativité des adolescents et des jeunes du monde entier pour leur propre bien et afin de garantir la croissance et l’innovation futures.

Près de neuf personnes âgées de 10 à 24 ans sur dix vivent dans les pays les moins avancés.

Transformer les économies à long terme

Transformer l’économie mondiale de façon à ce qu’elle assure le développement durable de la planète et un avenir commun axé sur les droits de l’homme, la dignité et le bien-être de tous après 2014.

Viser l’accès universel

Renforcer les systèmes de santé pour assurer l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive de sorte que toutes les femmes puissent s’épanouir et que les enfants grandissent dans un environnement propice.

Les jeunes femmes ont un accès restreint aux méthodes de contraception

Femmes
de 15 à 24 ans

Femmes
de plus de 30 ans

Protéger les droits de l’homme

Élargir les droits de l’homme et protéger l’ensemble de la population contre la violation de ces droits, la discrimination et la violence, afin qu’elle puisse contribuer au développement et en tirer avantage.

2014 en action

Le plan stratégique pour la période 2014-2017 définit les cibles et les indicateurs de réussite correspondant à notre objectif global, qui consiste à favoriser l’émergence d’un monde dans lequel chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli.

Ce plan prépare l’UNFPA à réagir plus efficacement aux opportunités et aux défis émergents, ainsi qu’à l’évolution des besoins, 20 ans après le Programme d’action historique de la CIPD qui continue de guider une grande partie de son travail, alors que la communauté internationale élabore une nouvelle série d’objectifs de développement durable.

Santé sexuelle et reproductive

Renforcer et intégrer les services

Trop souvent, les services de santé sexuelle et reproductive sont séparés. Ainsi, les femmes ayant recours aux services liés au VIH ne se verront pas proposer des contraceptifs. À l’inverse, celles recevant des soins prénatals ont peu de chances de faire un test de dépistage du VIH.

De même, les femmes marginalisées souhaitant accéder à des services de planification familiale ou liés au VIH risquent de se heurter à des pratiques discriminatoires ou coercitives. Certaines femmes vivant avec le VIH sont soumises à une stérilisation ou à un avortement forcés et ainsi privées de leur droit à la maternité. Il est essentiel pour mettre fin à ces pratiques de mettre en place des interventions fondées sur les droits de l’homme et tenant compte de la dimension de genre. L’UNFPA aide les pays en développement à relever ces défis par le biais du plaidoyer, d’orientations politiques et d’interventions visant à renforcer les capacités nécessaires à l’élaboration de lignes directrices, de protocoles, de normes et de systèmes assurant la prestation de soins de qualité, le tout dans le cadre du renforcement des systèmes de santé nationaux et de la couverture sanitaire universelle. Crédit photo : UNFPA/Micka Perier 

Poursuivre la lecture
jouer
En République démocratique populaire lao, l’UNFPA soutient les efforts de l’État pour faciliter l’accès des femmes vivant dans des zones rurales isolées aux produits de santé sexuelle et reproductive.

En 2014, le Programme mondial de sécurisation des produits de santé reproductive de l’UNFPA a assuré la distribution de contraceptifs pour une valeur approximative  de 100 millions de dollars, évitant ainsi près de 7,8 millions de grossesses non désirées 

EN DÉPIT DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES RÉALISÉES EN 2014, DE NOMBREUX DÉFIS PERSISTENT À L’ÉCHELLE MONDIALE EN MATIÈRE DE SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE :

Protéger la santé maternelle

10 175

En 2014, plus de 10 175 femmes ont bénéficié d’une chirurgie réparatrice de la fistule grâce au soutien de l’UNFPA.

Lever les obstacles limitant l’accès aux services liés au VIH

Jusqu’à 50 % des nouvelles infections à VIH concernent les populations clés et leurs partenaires.

Assurer l’accès aux services en temps de crise

72 % des bureaux de l’UNFPA dans les pays à risque élevé disposent désormais de plans de préparation aux interventions humanitaires.

Accroître l’accès à la planification familiale

84 pays

En 2014, 84 pays disposaient de systèmes de gestion logistique, ce qui a permis d’augmenter le pourcentage de femmes ayant accès aux méthodes de contraception modernes.

Égalité des sexes et droits

Promouvoir l’égalité des sexes

L’égalité des sexes est un droit de la personne. Les femmes ont le droit de vivre dans la dignité, libres, à l’abri du besoin et de la peur. L’égalité des sexes est également une condition préalable à la promotion du développement et à la réduction de la pauvreté : les femmes autonomisées contribuent à la santé et à la productivité de familles et de communautés entières et améliorent les perspectives des générations futures.

Néanmoins, en dépit des données factuelles rigoureuses prouvant le rôle essentiel joué par l’autonomisation des femmes dans la réduction de la pauvreté, la promotion du développement et la lutte contre les défis mondiaux les plus urgents, l’égalité des sexes reste une promesse non tenue. En 2014, comme depuis trente ans, l’UNFPA a défendu la cause des femmes et des filles : il a encouragé des réformes de la législation et des politiques ainsi que la collecte de données sexospécifiques et soutenu des initiatives visant à améliorer la santé des femmes et à élargir leurs possibilités. Crédit photo : UNFPA 

Poursuivre la lecture
jouer
L’initiative Action for Adolescent Girls de l’UNFPA vise à protéger et à autonomiser les adolescentes.

En 2014, 18 nouveaux pays ont bénéficié d’un appui en faveur de l’élaboration de plans d’action sexospécifiques portant notamment sur les droits en matière de reproduction et dotés de crédits budgétaires nationaux, amenant le total à 64. 

En dépit des avancées significatives réalisées en 2014, de nombreux défis persistent à l’échelle mondiale en matière d’égalité d’accès des adolescents :

Prévenir la violence et les pratiques néfastes

2 021

En 2014, plus de 2 021 communautés soutenues par l’UNFPA ont officiellement renoncé à la pratique des mutilations génitales féminines.

La société civile et l’universalité des droits

30 pays

Dans 30 pays, l’UNFPA a aidé la société civile à institutionnaliser la participation des hommes et des garçons à la lutte contre la violence sexiste et l’inégalité entre les sexes.

Adolescents

Investir en faveur des adolescents

Notre planète abrite aujourd’hui 1,8 milliard de jeunes de 10 à 24 ans et ce groupe de population connaît sa croissance la plus rapide dans les pays les plus pauvres. Au sein de ce groupe se trouvent 600 millions d’adolescentes ayant des besoins spécifiques, des défis particuliers à relever et des aspirations qui leur sont propres.

Dans l’État de la population mondiale 2014, l’UNFPA montre que des investissements massifs dans l’éducation et la santé des jeunes ainsi que dans la protection de leurs droits peuvent stimuler l’économie des pays en développement ayant une forte population de jeunes.Ce rapport phare de l’UNFPA avance également que le potentiel de croissance économique peut être stimulé par le « dividende démographique », obtenu lorsque la population en âge de travailler est plus nombreuse que la population dépendante et plus jeune.Cependant, pour maximiser ce dividende, les pays doivent veiller à ce que la population jeune en âge de travailler ait les moyens de saisir les possibilités d’emploi et autres activités génératrices de revenus.Le rapport signale en outre que si les pays adoptent des politiques adaptées et consacrent les investissements nécessaires au capital humain, ils peuvent donner aux jeunes les moyens de stimuler le développement économique et social et d’augmenter le revenu par habitant. Crédit photo : UNFPA/Ollivier Girard

Poursuivre la lecture
jouer
Au Viet Nam, plus de 3 000 jeunes militants ont participé aux premières flashmobs de sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive.

En 2014, l’UNFPA a facilité l’accès de
11,6 millions d’adolescents
aux services de santé sexuelle et reproductive.

EN DÉPIT DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES RÉALISÉES EN 2014, DE NOMBREUX DÉFIS PERSISTENT À L’ÉCHELLE MONDIALE EN MATIÈRE D’ÉGALITÉ D’ACCÈS DES ADOLESCENTS :

Une éducation sexuelle complète

2013+38%2014

En 2014, l’UNFPA a apporté un appui technique à la mise au point de programmes d’éducation sexuelle complète conformes aux normes internationales dans 24 nouveaux pays, portant ainsi leur nombre à 63.

Mettre fin aux mariages d’enfants

41

En 2014, 41 pays ont bénéficié d’un soutien de l’UNFPA au développement de programmes de ressources sanitaires, sociales et économiques pour aider les adolescentes exposées au risque d’un mariage précoce.

Données liées au développement

Fonder les politiques et les programmes sur des données probantes

Les informations fournies par les recensements de la population et de l’habitat (nombre de personnes, répartition de la population, conditions de vie et autres données clés) sont cruciales pour le développement. Sans données précises, les décideurs ne peuvent cibler les établissements scolaires, les hôpitaux et les routes nécessitant des investissements. Les personnes les plus démunies demeurent souvent invisibles. Pourtant, trop de pays ne disposent encore que de données démographiques obsolètes ou inexactes.

L’UNFPA a aidé les pays à collecter et à analyser les données, essentielles pour élaborer les politiques et pour procéder au suivi et à l’évaluation des programmes de développement et d’autres interventions.

Crédit photo : UNFPA

Poursuivre la lecture
jouer
Judicael Elidje, spécialiste régional des affaires humanitaires en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, explique comment l’UNFPA a soutenu la prise en charge des femmes et des filles pendant la crise Ebola.

Dans 30 pays,
l’UNFPA a aidé la société civile à institutionnaliser
la participation des hommes et des garçons à la lutte contre la violence sexiste et l’inégalité entre les sexes.

EN DÉPIT DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES RÉALISÉES EN 2014, DE NOMBREUX DÉFIS PERSISTENT À L’ÉCHELLE MONDIALE EN MATIÈRE DE COLLECTE DES DONNÉES NÉCESSAIRES AUX ÉVALUATIONS :

Données des recensements

2013+57%2014

En 2014, 104 pays ont analysé et diffusé les données des recensements conformément aux normes internationales, contre 66 l’année précédente.

Prestation de services en situation de crise

69 % des pays affectés par une crise humanitaire en 2014 ont bénéficié de l’assistance technique de l’UNFPA sur l’utilisation des données démographiques pour éclairer et orienter la prestation de services aux communautés affectées.

Capacités institutionnelles

En 2014, 69 % des autorités statistiques nationales possédaient les capacités institutionnelles nécessaires pour analyser et utiliser des données ventilées sur les adolescents et les jeunes.

Indicateurs de santé reproductive

2013+46%2014

En 2014, 101 pays ont réalisé une enquête nationale sur les ménages et disposent d’indicateurs de santé de la reproduction contre 69 en 2013.

Régions

Afrique de l’Est et Afrique australe

Lorsque Josefina, 12 ans, a annoncé à Faustina Diamond qu’elle allait quitter l’école pour devenir mère, cette dernière n’est pas restée les bras croisés.

Josefina vit dans le district Moçimboa da Praia dans la province du nord Cabo Delgado, où 54 % des filles âgées de 15 à 19 ans sont enceintes ou sont déjà mères.

Cabo Delgado affiche également le taux de mortalité maternelle le plus élevé du pays : 822 décès pour 100 000 naissances vivantes. Il importe de noter que la majorité de ces décès concernent des filles et des femmes âgées de 15 à 24 ans. Cette tendance est étroitement liée au faible taux de prévalence de la contraception (2,9 %) dans la province.

Face au taux élevé de grossesses et de décès maternels des adolescentes, l’UNFPA a contribué à la distribution de moyens de contraception et à la fourniture d’informations et de services de planification familiale dans les communautés isolées par le biais de l’Associação Moçambicana para o Desenvolvimento da Família, AMODEFA, une organisation affiliée à la Fédération internationale pour la planification familiale pour laquelle travaille Faustina Diamond.

Cette militante communautaire a expliqué à Josefina ce qu’elle risquait de vivre si elle devenait mère si jeune et les pressions qu’elle pouvait subir de la part de sa famille et sa communauté. Elle lui a aussi parlé de la planification familiale.

Grâce à l’intervention de Faustina Diamond, Josefina poursuit ses études et n’est pas devenue une mère-enfant. Convaincue qu’il s’agit de la voie à suivre pour toutes les filles de son âge, elle sensibilise ses camarades aux avantages de la planification familiale et à l’importance de l’éducation. Elle vient actuellement en aide à Ameha, 14 ans, qui participe à l’un des événements d’une « brigade ». Ameha rêve de devenir infirmière : « les filles de mon âge ne devraient pas devenir mères – nous sommes encore des enfants », déclare-t-elle.

Pour sa part, Faustina continue de parcourir les zones rurales abruptes pour diffuser des informations sur la planification familiale dans les communautés isolées. Plusieurs fois par mois, elle rejoint d’autres militants au sein de « brigades » de la planification familiale, qui ont recours au théâtre, au dialogue communautaire et aux consultations individuelles pour diffuser des informations sur les avantages d’espacer ou de retarder les grossesses. « Les gens commencent à apprécier notre travail et à comprendre la manière dont la planification familiale peut changer leur vie », affirme-t-elle.

Crédit photo : UNFPA/Helene Christensen

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

Les besoins de planification familiale non couverts dans la région demeurent importants et des millions de personnes sont privées d’accès à la contraception ou aux informations permettant de l’utiliser en toute sécurité. L’accès à la planification familiale présente de grandes disparités, en fonction de l’âge, du lieu de résidence, de la situation familiale et du niveau de revenu.

En raison de l’évolution démographique récente, la région compte une importante population de jeunes, qui peuvent entraîner un dividende démographique, à condition que les pays réalisent les investissements opportuns dans le développement de leur capital humain et améliorent leur accès à l’éducation et à la santé de qualité. La réalisation d’un dividende peut enrichir l’économie régionale de plusieurs milliards de dollars et sortir des millions de personnes de la pauvreté.

Cette région du monde est la plus affectée par le VIH, qui demeure la plus importante source d’années de vie perdues, en particulier chez les jeunes et les personnes en âge de procréer. Si elle n’abrite que 5,4 % de la population mondiale, elle enregistre cependant près de la moitié des nouvelles infections à VIH.

Poursuivre la lecture
jouer
En Namibie, une clinique soutenue par l’UNFPA fournit aux patients tous les services dont ils ont besoin au même endroit.

Avancées

23 pays

23 pays ont mis en place une formation normalisée à la pratique de sage-femme conforme aux normes internationales.

16 pays

16 pays ont mis au point des plans d’action nationaux chiffrés ciblant l’intensification des services de santé maternelle et néonatale.

73 %

Grâce au programme Safeguard Young People soutenu par l’UNFPA, 73 % des adolescents et des jeunes de huit pays ont accès à des informations en matière de santé sexuelle et reproductive.

4 millions de préservatifs

4 millions de préservatifs ont été distribués auprès des jeunes.

Indicateurs

Population totale en millions 523

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
Afrique de l’Est et Afrique australe
  • Afrique du Sud 3 209
  • Angola 2 872
  • Botswana 1,768
  • Burundi 7 486
  • Comoros 1 158
  • Érythrée 2 444
  • Éthiopie 17 505
  • Kenya 7 313
  • Lesotho 2 061
  • Madagascar 6 020
  • Malawi 9 256
  • Maurice 89
  • Mozambique 10 031
  • Namibie 1 674
  • République démocratique du Congo 14 497
  • République-Unie de Tanzanie 9 982
  • Rwanda 4 845
  • Soudan du Sud 19 087
  • Swaziland 2 012
  • Uganda 20 654
  • Zambie 9 200
  • Zimbabwe 21 097
  • Total des dépenses relatives aux
    programmes de pays/territoires
    174 260
  • Dépenses relatives aux projets
    régionaux en Afrique de l’Est et en
    Afrique australe
    8 947
  • Total des dépenses relatives aux programmes
    en Afrique de l’Est et en Afrique australe

    183 207

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)

Afrique de l’Ouest et Afrique centrale

Laetitia, aujourd’hui âgée de 18 ans, vivait avec son père à Duékoué, une petite ville située à 457 kilomètres à l’ouest d’Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, lorsqu’elle a dû abandonner ses études en quatrième suite à une grossesse non désirée. Le père est un jeune chômeur de 21 ans.

« Lorsque mon père a appris ma grossesse, il était furieux. J’ai alors décidé de m’installer chez ma mère à Abidjan. Elle y habite depuis leur
séparation », raconte Laetitia tristement.

« Mon rêve était de devenir institutrice. Malheureusement, j’ai abandonné mes études à cause de ma grossesse », déclare-t-elle.

Le cas de Laetitia n’est pas unique. Une étude du ministère de l’Éducation révèle qu’en 2013, plus de 5 000 élèves du primaire ou du secondaire sont tombées enceintes, soit quatre fois plus qu’en 2006.
Face à l’augmentation des grossesses chez les adolescentes, l’État a mis au point un plan national pour accélérer la réduction des grossesses à l’école, qui bénéficie d’un soutien technique et financier de l’UNFPA.

Ce plan vise une réduction de 50 % du nombre de grossesses adolescentes par l’élargissement de l’accès aux informations et aux services dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. Depuis son application, 88 % des dispensaires des écoles publiques fournissent des services de planification familiale, y compris des contraceptifs. Le programme scolaire comprend désormais une éducation sexuelle complète. Le ministère de l’Éducation a signalé qu’au cours de l’année scolaire ayant suivi la mise en place du plan, le nombre de grossesses parmi les élèves a diminué de 21 %.

Début 2014, la Côte d’Ivoire a lancé une campagne nationale, Zéro grossesse à l’école, pour sensibiliser les écoliers à la santé sexuelle et reproductive. Parallèlement, de nouvelles lois prévoient le durcissement des peines sanctionnant les abus sexuels commis sur des mineurs, y compris les sévices sexuels infligés aux élèves par leurs professeurs.

Plus d’une adolescente sur dix tombe enceinte en Côte d’Ivoire. Les facteurs contribuant au taux élevé de fécondité chez les adolescentes sont l’accès limité à une éducation sexuelle complète à l’école, le manque de communication sur la santé sexuelle et la reproduction entre les parents et les enfants, les mariages d’enfants et l’accès limité des jeunes et des adolescents aux services de santé de la reproduction.

Crédit photo : UNFPA/Ollivier Girard

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale abritent certains des pays les moins avancés ainsi que quelques pays à revenu intermédiaire, y compris quelques pays producteurs et exportateurs de pétrole. Les deux tiers des pays de la région ont été affectés par des crises, allant des bouleversements politiques aux attaques terroristes, en passant par une épidémie mortelle.

L’épidémie d’Ebola, qui s’est étendue à la Guinée, au Libéria et à la Sierra Leone en décembre 2013, a fait près de 8 000 victimes en un an. Le Mali, le Nigéria et le Sénégal ont également été touchés mais l’épidémie a rapidement été confinée dans ces pays peu après l’apparition des premiers cas.

En octobre 2014, l’UNFPA estimait que plus de 800 000 femmes accoucheraient dans les douze mois suivants et que plus de 120 000 d’entre elles risquaient de décéder en raison de complications liées à la grossesse et à l’accouchement si les soins obstétricaux d’urgence requis n’étaient pas disponibles.

L’UNFPA a distribué des kits de dignité aux femmes libériennes pendant l’épidémie d’Ebola.

Poursuivre la lecture
jouer
L’UNFPA a distribué des kits de dignité aux femmes libériennes pendant l’épidémie d’Ebola.

Avancées

Renforcement des services dans 12 pays

L’UNFPA a soutenu l’élargissement ou le renforcement des services intégrés de santé sexuelle et reproductive dans douze pays.

Sages-femmes

En Guinée-Bissau, l’UNFPA a aidé le ministère de la Santé à rétablir la formation à la pratique de sage-femme à l’École nationale de santé après une interruption de huit ans.

Formation de 70 agents de santé

Au Gabon, 70 agents de santé ont suivi une formation aux soins maternels et obstétricaux d’urgence et 142 sages-femmes ont appris à diagnostiquer les fistules.

Intégration

L’UNFPA a contribué à la lutte contre Ebola en participant à la recherche de contacts et en fournissant des services de santé reproductive et de sage-femme pour assurer la prise en charge des femmes enceintes et parturientes.

1 600 filles

Au Niger, environ 1 600 filles ont bénéficié d’un programme soutenu par l’UNFPA ayant pour objet de réduire les mariages d’enfants et les grossesses chez les adolescentes.

160 000 adolescents et jeunes

Le Libéria a élargi l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris les services de conseils et de dépistage du VIH/sida, à plus de 160 000 adolescents et jeunes.

Indicateurs

Population totale en millions

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
Afrique de l’Ouest et Afrique centrale
  • Bénin 3 688
  • Burkina Faso 10 152
  • Cabo Verde 1 013
  • Cameroun 7 141
  • Congo 3 845
  • Côte d’Ivoire 9 791
  • Gabon 1 141
  • Gambie 1 927
  • Ghana 4 960
  • Guinée 9 839
  • Guinée-Bissau 2 805
  • Guinée équatoriale 798
  • Libéria 6 191
  • Mali 3 911
  • Mauritanie 3 741
  • Niger 13 569
  • Nigéria 32 144
  • République centrafricaine 4 466
  • São Tomé-et-Principe 1 331
  • Sénégal 6 633
  • Sierra Leone 10 685
  • Tchad 6 534
  • Togo 5 211
  • Total des dépenses relatives aux programmes des pays/territoires 151 516
  • Dépenses relatives aux projets régionaux en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale 6 560
  • Total des dépenses relatives aux programmes
    en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale

    158 076

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)

Amérique latine et Caraïbes

Plus de 200 adolescents de la communauté rurale d’El Cuá au nord-est du Nicaragua ont rejoint une initiative dont l’objectif est de mettre un terme aux grossesses chez les adolescentes avec l’aide du Mouvement communal du Nicaragua. Soutenu par l’UNFPA en 2014, celui-ci œuvre à accroître l’accès des adolescents aux méthodes de contraception modernes.

Le Nicaragua a le deuxième taux le plus élevé de grossesses adolescentes d’Amérique latine. « Les grossesses adolescentes sont l’un des principaux problèmes de la communauté », explique Nelson Centeno, médecin du Service médico-social national, en parlant d’El Cuá, l’une des 33 municipalités les plus affectées du Nicaragua.

Jessica Torres, militante de la campagne de prévention des grossesses du Mouvement communal du Nicaragua, explique qu’elle fournit des informations fondamentales aux jeunes de sa communauté et que son rôle est de « leur fournir l’aide dont ils ont besoin ». Byron Martinez, agent de santé communautaire, déclare avoir déjà constaté des changements positifs dans l’attitude des jeunes et signale qu’avant de changer la façon de penser des autres, il a fallu qu’il modifie sa propre opinion en matière de santé sexuelle et reproductive. « Le plus difficile était de reconnaître que pour changer les autres, je devais moi-même changer d’opinion. Il a fallu que je fasse un travail sur moi-même pour pouvoir montrer l’exemple aux jeunes de ma communauté. Au début, parler de l’utilisation des préservatifs me mettait mal à l’aise. Aujourd’hui, je suis plus ouvert d’esprit et ils le sont également », déclare-t-il.

Jony Cuan, l’un des 200 adolescents ayant bénéficié de l’initiative, affirme qu’elle lui a permis d’accéder aux informations et aux services relatifs aux méthodes de contraception modernes. « En tant que jeune, j’ai le droit de planifier ma vie, nous ne devrions être exposés à aucun risque. » L’initiative fournit aux jeunes non seulement les informations dont ils ont besoin pour exercer leurs droits en matière de reproduction, mais également les outils pertinents pour renseigner leurs camarades sur la manière d’accéder aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris aux méthodes de contraception.

Crédit photo : UNFPA/Daniel Bravo

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

D’après les estimations, l’Amérique latine et les Caraïbes comptent 111 millions d’adolescents, dont un grand nombre ne peut exercer librement ses droits. On constate une vulnérabilité accrue des adolescents et des jeunes, entre autres, à la violence et à l’insécurité.

Le chômage des 15 à 24 ans est disproportionnellement élevé dans la région. Dans 18 pays d’Amérique latine, plus de 30 millions de personnes âgées de 15 à 29 ans, soit plus d’un jeune sur cinq, n’ont pas suivi d’enseignement formel et sont aujourd’hui au chômage.

En 2014, la Communauté et le Marché commun des Caraïbes (CARICOM) a approuvé un plan visant à réduire d’au moins 20 % le nombre de grossesses chez les adolescentes dans les pays anglophones et néerlandophones des Caraïbes d’ici 2019. L’UNFPA a soutenu la mise au point du plan.

De même, face au taux élevé de criminalité et de traite des femmes, l’UNFPA, l’Organisation internationale pour les migrations et le Système d’intégration de l’Amérique centrale ont entrepris la mise en œuvre d’un projet de prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles en Amérique centrale. Ce projet inclut l’élaboration de politiques de protection des femmes et des filles contre la violence ainsi que la fourniture d’un soutien économique et social aux survivantes.

Poursuivre la lecture
jouer
Des jeunes de la communauté rurale d’El Cuá au nord du Nicaragua ont rejoint une initiative dont l’objectif est de mettre un terme aux grossesses chez les adolescentes.

Avancées

35 jeunes leaders

L’UNFPA a soutenu le renforcement des compétences de 35 jeunes dirigeants du Belize, du Costa Rica, d’El Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Panama pour qu’ils soient à même de plaider en faveur de l’accès des jeunes aux services et aux informations dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et de l’exercice de leurs droits en matière de reproduction.

200 filles

Plus de 200 filles des communautés autochtones du Guatemala ont adhéré au programme Abriendo Oportunidades, soutenu par l’UNFPA, qui les aide à réussir la transition vers l’âge adulte par le biais de clubs de filles et d’espaces communautaires sûrs, où elles peuvent acquérir les compétences nécessaires à la vie courante et en matière de leadership et créer des réseaux sociaux.

500 jeunes

Grâce à l’aide de l’UNFPA, plus de 500 jeunes et adolescents colombiens, dominicains et panaméens ont contribué à l’élaboration de programmes visant à prévenir la violence sexiste.

108 éducateurs de sages-femmes

Grâce à une initiative commune de l’UNFPA et de la Confédération internationale des sages-femmes, 108 éducateurs ont suivi une formation spécialisée

Indicateurs

Population totale en millions 618

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
Amérique latine et Caraïbes
  • Argentine 677
  • Bolivie (État plurinational de) 3 805
  • Brésil 2 218
  • Chili 172
  • Colombie 4 786
  • Costa Rica 686
  • Cuba 886
  • El Salvador 1,794
  • Équateur 1 234
  • Guatemala 4 182
  • Haïti 6 838
  • Honduras 2 835
  • Mexique 1 834
  • Nicaragua 2,632
  • Panama854
  • Paraguay 1,027
  • Pays anglophones et néerlandophones des Caraïbes 3 431
  • Pérou 1 684
  • République dominicaine 1 022
  • Uruguay 1 116
  • Venezuela (République bolivarienne du) ,582
  • Total des dépenses relatives aux programmes des pays/territoires 46 295
  • Dépenses relatives aux projets régionaux en Amérique latine et dans les Caraïbes 8 664
  • Total des dépenses relatives aux programmes
    en Amérique latine et dans les Caraïbes

    54 959

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)

Asie et Pacifique

Kaboul, la trépidante capitale afghane, abrite une école de sages-femmes qui, malgré sa taille modeste, est révolutionnaire. Ses élèves arborent fièrement leur foulard pourpre et ont toutes en commun d’être issues d’une des régions les plus isolées du pays.

Ces futures sages-femmes fourniront bientôt des soins vitaux aux femmes et aux enfants de Daikundi, leur lointaine région montagneuse parsemée de vallées vertes.

Dans un pays où une femme meurt de complications liées à la grossesse toutes les deux heures, les sages-femmes jouent un rôle essentiel dans la promotion de la santé des mères et des nourrissons. Elles incarnent la différence entre la vie et la mort.

« Ma grand-mère a quitté ce monde en donnant la vie à mon père, explique Fatima, l’une des élèves de l’école de sages-femmes. Je crois que c’est la raison pour laquelle ma famille m’a encouragée à suivre cette formation ; je pourrai ainsi aider ma communauté et faire en sorte qu’aucun enfant ne soit orphelin. »

L’histoire de Fatima n’est pas une exception en Afghanistan, où près de 40 % de la population doit parcourir plus de dix kilomètres, soit trois heures de marche, pour accéder aux services de santé, et où les femmes doivent souvent accoucher sans aucune aide.

« Je me souviens d’une femme dans ma communauté qui est morte faute de pouvoir arriver à temps à l’hôpital », raconte Masooma, une autre élève.

« L’épouse de mon oncle est morte pendant l’accouchement, intervient Aqela, une camarade de classe. Ses deux enfants ne lui ont survécu que quelques mois car leur famille d’accueil n’avait pas assez de ressources pour s’occuper d’eux. »

Fatima, Masooma et Aqela participent au Programme communautaire de pratique de sage-femme depuis huit mois. Elles ont dû se soumettre à un processus de sélection rigoureux basé sur une épreuve écrite et des entretiens avec leur famille et leur communauté. Les candidates ayant obtenu les meilleures notes ont rejoint le programme, soutenu par l’UNFPA, le ministère de la Santé publique, le Canada et l’Italie.

Trente-six candidates ont réussi l’épreuve et se sont inscrites à l’école de Kaboul. Ces futures sages-femmes sont le symbole d’un pays en pleine évolution qui avance vers un avenir où chaque accouchement est sans danger.

Les élèves et leur famille s’engagent par écrit à ce que la jeune diplômée retourne dans son village d’origine au terme de ses études. Ces jeunes femmes ont toutes conscience du rôle important qu’elles seront amenées à jouer lorsqu’elles reviendront chez elles après leurs deux années d’études.

« Nous sommes toutes fières d’avoir réussi l’épreuve. J’étais très nerveuse, mais maintenant je suis très heureuse à l’idée de pouvoir un jour être utile aux membres de ma communauté », déclare Aqela.

Crédit photo : UNFPA/Maria Blanco

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

Avec une population de 4,2 milliards d’habitants, l’Asie-Pacifique est la région la plus peuplée du monde. Elle accueille trois des pays les plus peuplés ainsi que quelques-uns des États les plus petits de la planète.

Si des progrès ont été accomplis dans l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive dans la région, de nombreux besoins en matière de planification familiale ne sont toujours pas couverts. En Asie, près de 38 % des grossesses ne sont pas désirées et 21 % s’achèvent par un avortement.

L’Asie du Sud, qui affiche pourtant une réduction soutenue de 50 % de la mortalité maternelle depuis 1990, continue d’enregistrer 24 % des décès maternels à l’échelle mondiale.

La région a accompli des progrès remarquables dans la lutte contre le VIH, mais pour chaque personne bénéficiant d’un traitement on recense près de deux personnes contractant l’infection.

Le mariage d’enfants et les grossesses chez les adolescentes continuent de poser problème : chaque année, environ 6 millions d’adolescentes donnent naissance, dont les trois quarts en Asie du Sud.

La violence à l’égard des femmes et des filles prend des formes multiples, en particulier la violence domestique, le viol, les pratiques néfastes, le meurtre lié à la dot et les crimes d’honneur, la traite et l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. La sélection sexuelle prénatale reste un problème important en Chine, en Inde et au Viet Nam.

Poursuivre la lecture
jouer
Les élèves d’une école de sages-femmes, modeste mais révolutionnaire, arborent fièrement leur foulard pourpre à Kaboul, la trépidante capitale afghane.

Avancées

100 000 femmes et filles

Au Népal, l’UNFPA a distribué des trousses de santé de la reproduction à plus de 100 000 femmes et filles dans les zones dévastées par les inondations et les glissements de terrain.

14 000 femmes et 900 accouchements

Dans la région du Waziristan du Nord, au Pakistan, l’UNFPA a apporté une aide vitale dans le domaine de la santé de la reproduction à 14 000 femmes et a assisté médicalement 900 accouchements.

1 personne sur 5

En Inde, où une personne sur cinq est âgée de 10 à 19 ans, l’UNFPA a contribué à la mise au point d’une stratégie de santé nationale pour les adolescents afin d’élargir leur accès à la santé, aux informations et aux services et de répondre à leurs besoins, en particulier ceux des adolescentes et des groupes marginalisés.

15 camps

En 2014, les équipes médicales mobiles soutenues par l’UNFPA ont fourni des services vitaux de santé de la reproduction dans quinze camps de personnes déplacées dans l’État de Rakhine au Myanmar. Quatre équipes ont été déployées, dont dix sages-femmes de l’UNFPA.

Indicateurs

Population totale en millions 3823

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
Asie et Pacifique
  • Afghanistan 20 249
  • Bangladesh 11 860
  • Bhoutan 1 004
  • Cambodge 5 272
  • Chine 4 171
  • Inde 10 641
  • Indonésie 4 922
  • Iran (République islamique d’) 1 468
  • Malaisie 691
  • Maldives 482
  • Mongolie 4 781
  • Myanmar 36 022
  • Népal 5 180
  • Pakistan 7 104
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée 2 251
  • Pays insulaires du Pacifique 7 445
  • Philippines 12 655
  • République démocratique populaire lao 3 666
  • République populaire démocratique de Corée 2 210
  • Sri Lanka 1 758
  • Thaïlande 1 700
  • Timor-Leste 2 426
  • Viet Nam 5 206
  • Total des dépenses relatives aux programmes des pays/territoires 153 164
  • Dépenses relatives aux projets régionaux en Asie et dans le Pacifique 7 087
  • Total des dépenses relatives aux programmes
    en Asie et dans le Pacifique

    160 251

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)l

États arabes

« Tout ce que je sais, c’est que j’avais désespérément besoin d’aide », déclare Reem, 22 ans et mère de trois enfants, dans un centre pour femmes soutenu par l’UNFPA et l’Institute for Family Health (IFH) à Deir Alla, en Jordanie.
« Sans l’aide des travailleurs sociaux, je me serais suicidée », ajoute-t-elle.

Reem fait partie des 619 000 réfugiés syriens forcés de se rendre en Jordanie. Sa famille a eu le plus grand mal à s’adapter à la situation. « Notre vie a basculé du jour au lendemain, lorsque nous avons dû quitter notre pays pour fuir l’horreur et la violence », a-t-elle expliqué.
La peur les a longtemps habités. Le mari de Reem, rongé par la peur, craignait pour leur sécurité et empêchait même son épouse de se déplacer librement.
« À notre arrivée ici, mon mari était si traumatisé qu’il s’opposait à ce que nous sortions dehors », signale-t-elle.
« Des voisins m’ont parlé du centre. Je m’y suis rendue et j’ai expliqué notre problème aux travailleurs sociaux. Ils nous ont reçus, mon mari et moi, à plusieurs reprises, en couple et séparément. Ils ont été d’un grand secours. »
L’UNFPA soutient de nombreux centres comme celui de l’IFH à Deir Alla, en Jordanie. Ces derniers fournissent un éventail de services aux femmes, y compris des soins prénatals et des conseils en matière de planification familiale, une assistance psychosociale, des conseils juridiques et un soutien aux victimes de violence sexiste.

Depuis le début de la crise syrienne, ces centres ont apporté une aide précieuse aux femmes et aux filles réfugiées.

D’après les estimations, la Jordanie abritait en 2014 150 000 réfugiées syriennes en âge de procréer, dont environ 11 000 qui étaient enceintes.

Rien qu’en août et en septembre, l’UNFPA et ses partenaires ont aidé près de 18 000 femmes et filles à accéder aux services de santé de la reproduction et ont pris en charge environ 2 900 victimes de violence sexiste.

Le centre de Deir Alla a également mis en place des programmes de renforcement des compétences, comme des cours de tricot et de perlage, susceptibles d’aider les femmes à gagner un revenu.

Crédit photo : UNPFA/Aral Kalk

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

L’année 2014 a été placée sous le signe de l’instabilité dans les États arabes.

La crise syrienne prolongée continue de bouleverser le paysage humanitaire de la région. En juillet et en août, la reprise des combats à Gaza a fragilisé davantage la situation. Au Yémen, plus de 14 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et les affrontements en Libye ont entraîné le déplacement de 285 000 personnes.

Au Soudan, et plus concrètement au Darfour, plus de 7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire. La Somalie compte 1,1 million de déplacés et 1 million de Somaliens se sont réfugiés dans d’autres pays de la Corne de l’Afrique et au Yémen. En Iraq, en octobre 2014, on recensait environ 1,8 million de déplacés fuyant les combats.

Pour des pays comme l’Algérie, l’Égypte, le Maroc ou la Tunisie, la stabilité économique reste une priorité. La hausse de la dette et de l’inflation et la diminution des réserves de devises étrangères sont à l’origine des taux de chômage élevés, notamment chez les jeunes (29 %). En dépit des investissements accrus dans l’éducation des femmes des dernières années, leur accès au marché de l’emploi demeure l’un des plus faibles au monde.

Les crises en Syrie et en Iraq ont entraîné des déplacements de population de grande ampleur, qui déstabilisent les pays voisins et d’autres parties de la région. Sur les 12,2 millions de Syriens affectés par le conflit, plus de 3 millions sont des femmes en âge de procréer, dont 488 000 seraient enceintes.

Les mutilations génitales féminines sont toujours pratiquées à Djibouti, en Égypte, en Somalie, au Soudan et au Yémen, et ce malgré l’interdiction légale en vigueur dans certains de ces pays. La violence sexiste est répandue : environ 37 % des femmes en sont victimes.

L’accès limité aux informations, aux services et à l’éducation en matière de santé sexuelle et reproductive entrave les capacités des femmes à exercer leurs droits en matière de reproduction.

Poursuivre la lecture
jouer
Témoignage d'une réfugiée syrienne de la région de Daraa, près de la frontière jordanienne, qui a bénéficié de services de santé maternelle dans une clinique soutenue par l'UNFPA

Avancées

36 centres consacrés aux femmes

L’UNFPA a soutenu 36 centres consacrés aux femmes en Iraq, en Jordanie, au Liban et en Syrie afin d’améliorer l’accessibilité des services liés à la violence sexiste dans les situations humanitaires.

1,5 million de jeunes

Dans le cadre de la campagne « Let’s Talk » menée dans les États arabes, l’UNFPA a sensibilisé 1,5 million de jeunes au VIH.

4,6 millions de couples

L’UNFPA a fourni assez de contraceptifs pour approvisionner près de 4,6 millions de couples pendant un an dans neuf États arabes.

822 678 grossesses non désirées

Grâce aux contraceptifs fournis par l’UNFPA, 822 678 grossesses non désirées et 96 871 avortements non médicalisés ont été évités dans huit États arabes.

2 157 décès maternels évités

Les médicaments et autres fournitures distribués par l’UNFPA en 2014 ont permis d’éviter 2 157 décès maternels à Djibouti, en Égypte, au Liban, en Somalie, au Soudan et en Syrie.

600 sages-femmes

En Somalie, les écoles de sages-femmes soutenues par l’UNFPA ont formé 600 personnes.

Indicateurs

Population totale en millions 327

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
États arabes
  • Algérie 489
  • Djibouti 1 285
  • Égypte 3 628
  • Iraq 8 283
  • Jordanie 7 339
  • Liban 3 358
  • Libye 553
  • Maroc 1 695
  • Oman 907
  • Palestine 2 713
  • République arabe syrienne 9 436
  • Somalia 14 179
  • Soudan 15 638
  • Tunisie 849
  • Yémen 7 092
  • Total des dépenses relatives aux programmes des pays/territoires 77 444
  • Dépenses relatives aux projets régionaux dans les États arabes 5 929
  • Total des dépenses relatives aux
    programmes dans les États arabes

    83 373

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)

Europe de l’Est et Asie centrale

Aygul, 23 ans, a bien failli perdre la vie lors de la naissance de sa fille, en raison de problèmes cardiaques. Son transfert d’urgence de son village rural à la capitale du Turkménistan, Achgabat, où, assistée d’un cardiologue, elle a donné naissance à une petite fille, lui a sauvé la vie.

« J’ai des problèmes cardiaques depuis l’adolescence, explique-t-elle. Lorsque je me suis mariée, je ne me suis pas doutée un instant qu’ils pouvaient présenter un risque vital. En plus, la famille de mon mari voulait que nous ayons des enfants immédiatement. »

Suite à cet incident, elle a reçu gratuitement des méthodes de contraception pour éviter une nouvelle grossesse et pouvoir se rétablir totalement et suivre un traitement adapté à sa maladie.

À l’instar de nombreux autres pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, le Turkménistan redouble d’efforts pour faciliter l’accès des femmes à risque aux méthodes de contraception modernes, reconnaissant ainsi que lorsque les femmes ont les moyens de choisir le nombre de leurs enfants, ainsi que le moment et l’espacement des naissances, elles sont moins susceptibles de subir des complications pendant la grossesse et l’accouchement, et leurs enfants ont plus de chances d’être en bonne santé.

Le Turkménistan a annoncé en 2014 que les distributions de méthodes de contraception modernes et d’autres médicaments de santé de la reproduction seraient couvertes par le budget national à compter de 2017. Cette initiative, qui s’inscrit dans une démarche plus vaste visant à garantir l’accès de tous, en particulier des femmes à risque, à la planification familiale volontaire, permettra aux médecins d’identifier ces dernières puis de les orienter vers des centres de santé de la reproduction proches comme celui qui a sauvé la vie d’Aygul.

« Les facteurs de risque sont responsables d’une part importante du taux de mortalité maternelle, explique Bahar Agayeva, responsable du Service des statistiques médicales dépendant du ministère de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique. Couvrir les besoins en matière de planification familiale de ces femmes nous aidera à réduire sensiblement la mortalité maternelle et à améliorer la santé maternelle et infantile. »

Crédit photo : UNFPA

Poursuivre la lecture

Contexte et enjeux

Après plus de vingt ans d’une transition économique et politique souvent difficile dans la région, les indicateurs clés comme l’espérance de vie montrent des signes de reprise. Les soins anténatals sont quasi universels dans la région, et le taux de mortalité maternelle a diminué de plus de 50 % depuis 1990, passant de 66 à 27 décès pour 100 000 naissances en 2014.

L’accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive explique le taux relativement élevé de grossesses chez les adolescentes et le nombre important d’avortements comme méthode de contrôle des naissances. Dans certains pays de la région, jusqu’à un tiers des avortements ne sont pas médicalisés. Cet accès défaillant est également l’une des raisons de la hausse constante du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles. On estime à 1,1 million le nombre de personnes vivant avec le VIH.

Les femmes, en particulier, continuent de se heurter à des obstacles importants de nature juridique notamment, qui les empêchent de participer pleinement à la société et à l’économie, et sont victimes de la discrimination et de la violence. Les pratiques néfastes, comme le mariage d’enfants, persistent dans certaines parties de la région, menacent la santé et le bien-être des femmes et des filles et perpétuent les cycles de la violence, de la pauvreté et de l’exclusion, en particulier parmi les populations marginalisées et minoritaires. La sélection du sexe de l’enfant, qui est pratiquée dans plusieurs pays, met en évidence les effets négatifs à long terme de la préférence donnée aux fils et du nombre élevé d’hommes dans la société. Les données factuelles disponibles dans ce domaine viennent appuyer les interventions politiques.

Poursuivre la lecture
jouer
Un père arménien se dit préoccupé par la sélection sexuelle prénatale.

Avancées

Sélection sexuelle prénatale

En Arménie, l’UNFPA a participé à la création d’une coalition visant à mobiliser la volonté politique afin de lutter contre la sélection sexuelle prénatale et la préférence marquée pour les garçons

Accès aux services

Le bureau de l’UNFPA au Kosovo a aidé les communautés ashkali, égyptienne et rom à accéder aux services de santé sexuelle et reproductive, en particulier aux méthodes de planification familiale modernes.

Autonomisation des jeunes

En Géorgie, l’UNFPA a aidé le ministère de la Jeunesse et des Sports à mettre au point un plan d’action et une politique consacrés aux jeunes.

Modes de vie sains

L’intégration de l’éducation à un mode de vie sain dans le programme des écoles professionnelles au Kirghizistan est une autre avancée obtenue en 2014.

Indicateurs

Population totale en millions 263

de la population est âgée de 10 à 24 ans

des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans utilisent une méthode de contraception moderne

Nombre moyen d’enfants par femme

femmes âgées de 15 à 19 ans sur 1 000 deviennent mères

Indice de parité entre les sexes (1 = parité)

DÉPENSES

Dépenses relatives aux programmes

en milliers de dollars US
(inclut les ressources ordinaires et diverses)
Europe de l’Est et Asie centrale
  • Albanie 615
  • Arménie 564
  • Azerbaïdjan 729
  • Bélarus 819
  • Bosnie-Herzégovine 1 075
  • Ex-République yougoslave de Macédoine 307
  • Fédération de Russie 7
  • Géorgie 2 665
  • Kazakhstan 853
  • Kirghizistan 1 136
  • Ouzbékistan 1 546
  • République de Moldova 1 160
  • Serbie (inclut le Kosovo) 1 161
  • Tadjikistan 1 668
  • Turkménistan 749
  • Turquie 3 383
  • Ukraine 1 001
  • Total des dépenses relatives aux programmes des pays/territoires 19 438
  • Dépenses relatives aux projets régionaux en Europe de l’Est et en Asie centrale 8 536
  • Total des dépenses relatives aux programmes
    en Europe de l’Est et en Asie centrale

    27 974

Dépenses relatives aux programmes par domaine d’intervention

en milliers de dollars US
 
  • Santé sexuelle et reproductive intégrée
  • Adolescents
  • Égalité des sexes et droits
  • Données liées au développement
  • Efficacité et performance de l’organisation
Total
Dépenses par domaine d’intervention (en % du total)

Revenu et les dépenses

View all 2014 income and expenditure information, which is provided through the UNFPA transparency portal.

Accéder au
Transparency Portal

We use cookies and other identifiers to help improve your online experience. By using our website you agree to this. To learn more, including how to change your settings, see our cookies policy.

X