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Évolution des perspectives sur le genre, les conflits, les crises et le renouveau :

Bibliographie

Le champ du discours portant sur les femmes dans les conflits et au lendemain des conflits est aussi vaste que complexe et a considérablement évolué depuis l’analyse des dichotomies simplistes opposant la guerre et la paix, les agresseurs et les victimes, pour englober de récentes explorations des différentes réalités auxquelles font face les femmes et les hommes et la multiplicité de leurs expériences de la guerre et des conflits en tant que victimes ainsi qu’en tant qu’auteurs des agressions.

Les analyses les plus récentes traitent également de manière plus concrète des impacts des situations de conflit et de post-conflit sur les femmes, les filles, les hommes et les garçons et proposent des stratégies applicables aux fins de l’élaboration de sociétés plus pacifiques.

Les images de civils affectés par les récents conflits sont diffusées de plus en plus largement de par le monde et mettent les chercheurs, les planificateurs et les décideurs politiques au défi d’intervenir face à leur immédiateté et compte tenu de toute la complexité des situations. Les histoires illustrées par ces images, comme le documente le présent rapport, soulignent le rôle central du genre dans la détermination de l’expérience personnelle des conflits et dans la formulation de stratégies pour la consolidation de la paix et la transformation en phase de post-conflit.

La présente bibliographie contient plusieurs études d’une importance fondamentale qui ont façonné le débat sur les liens unissant le genre, les situations de conflit et de post-conflit, la sécurité et le développement humain. Y figurent également des études sur des thèmes tels que la violence sexiste, en particulier la violence sexuelle et les conflits, l’impact des conflits sur la santé reproductive, les femmes et les processus décisionnels en phase de post-conflit et les liens entre les questions de genre et les catastrophes naturelles.

La bibliographie se termine sur une liste de ressources à l’intention des lecteurs intéressés par des informations détaillées sur certains thèmes spécifiques.

Genre, patriarcat et conflit

Les chercheuses et chercheurs féministes ont contribué à la compréhension de la dynamique de la guerre et des conflits en décrivant le rôle essentiel que joue le patriarcat en façonnant le discours et les stratégies sur la guerre. Enloe (1990), Cockburn (1998, 1999) et d’autres ont largement documenté l’emploi de « construits essentialistes » de la féminité et de la masculinité dans le discours de la guerre. Une affirmation ayant émergé de ces recherches est qu’il existe clairement une relation entre la masculinité, la militarisation et l’agression d’une part et l’effondrement de la féminité avec la paix d’autre part. Un vaste corpus de documents se concentre sur les femmes en tant que victimes passives ou agents de la paix. Divers auteurs ont cherché à démontrer que les femmes étaient des artisanes naturelles de la paix, du fait de leur rôle de mère, de leur empathie essentielle avec autrui et de la force de leurs relations communautaires (Alonso, 1993; Carpenter, 2005; Cohn, Kinsella and others, 2004; Franceshet, 2004; Galtung, 1996; Gilligan, 1982; Goldstein, 2003; Ruddick, 1989 et 2004). Dans cette littérature, la notion de genre recouvre souvent celle de la femme, dont on assume qu’elle est « différente » de l’homme. On y trouve également l’argument que puisque les femmes sont les « opprimées », la paix est leur responsabilité exclusive et leur devoir moral (Aroussi, 2009). En d’autres termes, les femmes sont des ressources pour la consolidation de la paix et leur implication dans les initiatives de paix, de sécurité et de développement est une question d’égalité (Anderlini, 2007; Porter, 2007). Chose plus importante, certains auteurs présentent l’argument que les femmes intervenant dans les négociations de paix y introduiraient des priorités différentes axées sur les droits économiques et sociaux, la justice sociale et la sécurité humaine (Anderlini, 2007; Bell and O’Rourke, 2007; Chinkin, 2004; Gierczy, 2001; Porter, 2007).

Plusieurs chercheuses et chercheurs féministes signalent l’existence de problèmes à plusieurs niveaux résultant de la caractérisation des femmes en tant que victimes et agents de la paix. Il y a en premier lieu le fait que les femmes peuvent participer aux conflits en tant que combattantes, informatrices et espionnes; en second lieu, cela suppose que la féminité prend le pas sur l’identité politique et impose un programme commun à toutes les femmes (Shepherd, 2008). Et en troisième lieu, le discours attribue des valeurs à la dichotomie masculin/féminin et guerre/paix. Cette dichotomie risque de légitimer l’exclusion des femmes des processus de paix formels et est donc antithétique de l’égalité (Aroussi, 2009; Charlesworth, 2008). Cette caractérisation ne remet pas en question le monde patriarcal de la politique et, comme dans le cas de la Bosnie-Herzégovine, dans le long terme, exclut les femmes du processus politique (Helms, 2003).

D’autres font valoir que le fait de ne pas reconnaître la multiplicité des expériences des femmes et des filles lors des conflits laisse de côté les questions des droits des combattantes ou des femmes intervenant dans la reconstruction en phase de post-conflit. De nouvelles recherches documentent l’implication active, qu’elle ait été forcée ou volontaire, de femmes dans les conflits en Algérie, en Érythrée, au Guatemala, au Libéria, au Népal, au Nicaragua, en Ouganda, dans le Territoire palestinien occupé et à Sri Lanka (Moser and Clark, 2001; Potter, 2004; Parashar, 2009). Bien que des femmes et des filles aient été associées aux conflits en tant que combattantes ou personnel auxiliaire, victimes de rapt ou épouses et personnes à charge, (McKay and Mazurana, 2004; Rehn and Johnson Sirleaf, 2002), à la signature des accords de paix et lors de la mise en œuvre des politiques de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), les femmes et les filles sont souvent perdantes, en partie parce que la plupart des politiques de DDR appliquent la règle « une personne, une arme » pour identifier les personnes pouvant prétendre à l’aide (Bouta and Frerks, 2002). Dans les situations de désarmement collectif, les combattantes doivent s’en remettre à leurs officiers supérieurs pour être inscrites sur les listes. Il est fréquent que les femmes deviennent invisibles avec la résurgence des normes traditionnelles et des stigmates associés aux meurtres, à la violence sexuelle, aux enfants illégitimes et autres; en fait, elles se « réinsèrent spontanément » (McKay and Mazurana, 2004).

On reconnaît de plus en plus, par ailleurs, la multiplicité des expériences des hommes en tant que non combattants dans les conflits et les enlèvements, viols, massacres et déplacements qu’ils ont subis (Carpenter, 2006; Dolan, 2002; GTZ, 2009; Sivakumaran, 2007). Les victimes des conflits comprennent des hommes comme des femmes et l’expérience de la victimisation a de graves répercussions sur la reconstruction en phase de post-conflit.

Impacts des conflits

La violence sexuelle, comprenant le viol et/ou l’esclavage sexuel, est le mieux documenté des impacts des conflits sur les femmes et les hommes (Bastick and others, 2007; Farr, 2009; Human Rights Watch, various; Johnson and others, 2008; Seifert, 1994, 1996; Sharlach, 2000; Stiglmayer, 1994). La documentation assemblée sur le viol, en particulier en Bosnie-Herzégovine et au Rwanda, a contribué à la reconnaissance de la notion du viol employé comme arme de guerre et à sa classification parmi les crimes contre l’humanité. Sur le plan international, on reconnaît de plus en plus la violence sexuelle en temps de conflit comme un crime et certains ont relevé une tendance à son accroissement dans le temps et à l’expansion de son emploi dans les conflits (Green, 2006; Wade and Marsh, 2007). On s’intéresse de plus en plus aux raisons qui font de la violence sexuelle une caractéristique si répandue des conflits. L’opinion générale et que le corps féminin est un site d’hostilité entre différents hommes et que le viol des femmes est essentiellement une forme d’émasculation du groupe d’hommes perçu comme le plus faible (Seifert, 1994; Zarkov, 2001). Le viol a également été perçu comme une stratégie de purification ethnique orientée du sommet vers la base. Toutefois, des analyses récentes font valoir que le viol n’est pas une stratégie orientée du sommet vers la base, mais qu’il est plus spontané. Cohen (2008, 2009) affirme que le viol fonctionne en fait comme une forme de création de liens affectifs et de chantage dans les conflits civils où interviennent des combattants très jeunes, et souvent eux-mêmes victimes d’enlèvement. On a relevé une dynamique analogue dans des cas de viols collectifs commis au Cambodge (Duvvury and Knoess, 2005). Par ailleurs, on se rend compte de plus en plus que le viol ne diminue pas après la cessation des hostilités et qu’en fait la menace se déplace et provient, non plus de personnels militaires mais de voisins, de parents, voire de cambrioleurs (El-Bushra, 2008; Congo Advocacy Coalition, 2008). El-Bushra présente un argument convaincant selon lequel il faut, pour comprendre les raisons de la survenue de viols en phase de conflit et de post-conflit, élaborer un cadre conceptuel qui permette d’explorer les relations de pouvoir sous-jacentes par une analyse selon le genre.

Un autre impact important des conflits est l’infection par le VIH. Certains considèrent que les conflits s’accompagnent d’un accroissement du risque d’infection par le VIH, en particulier dans les contextes où le viol et l’enlèvement de filles pour en faire des « femmes de brousse » sont très répandus (El-Bushra, 2008; Farr, 2009; Mills and others, 2006). Deux études menées au Rwanda ont constaté que 17 % des femmes ayant survécu au génocide et 67 % des survivantes de viol étaient séropositives (McGinn, 2000). Il existe également certains constats selon lesquels les communautés touchées par des conflits de longue durée (telles que celles de la Sierra Leone par exemple) ont un taux de prévalence du VIH inférieur à celui de communautés environnantes, en raison de leur isolement relatif et de leur mobilité limitée (Anema and others, 2008; Spiegel, 2004; Spiegel and others, 2007). Il est un fait incontestable que la violence sexuelle constitue un facteur de risque d’infection par le VIH et que les besoins des survivantes et survivants de cette violence doivent être pris en considération. Une difficulté dans les situations de conflit et de post-conflit ainsi qu’après les catastrophes naturelles est qu’il se produit des décalages temporels considérables, allant jusqu’à deux ans en République démocratique du Congo, entre la survenue de la violence et le traitement (Steiner and others, 2009), l’accès aux établissements de santé étant limité du fait de la perturbation/destruction de l’infrastructure de santé ainsi que du manque de ressources (Carballo and others, 2005; Liebling-Kalifani and others, 2008; World Health Organization, 2004).

Les conflits, les situations de post-conflit et les catastrophes naturelles ont tous de graves impacts négatifs sur la santé reproductive. Les femmes connaissent des problèmes gynécologiques, des grossesses non désirées, font des fistules obstétricales et accouchent prématurément, et la mortalité maternelle augmente (McGinn, 2009; Reproductive Health Matters, 2008). Beaucoup de ces difficultés sont aggravées par les conditions de vie dans les camps de personnes déplacées, que le déplacement résulte de conflits ou de catastrophes naturelles (Carballo and others, 2005; O’Heir, 2004). Plumper and Neumayer (2003) suggèrent qu’il y a un impact sur la durée de vie, l’écart de ce paramètre entre les sexes s’inversant souvent dans les situations de conflit et de post-conflit, ce qui indique que les effets directs et indirects de telles situations sont plus graves pour les femmes que pour les hommes. La mortalité infantile constitue aussi un aspect important, ainsi que ses implications pour les politiques en matière de population (Carballo and others, 2005). Par ailleurs, les conflits ont de graves répercussions sur la santé mentale. Johnson and others (2008) documentent la forte association entre le statut de combattant, l’expérience de la violence sexuelle et les effets sur la santé physique et mentale, notamment les symptômes de stress post-traumatique, la dépression et les pensées suicidaires (des résultats analogues ayant été signalés pour l’Afghanistan et le Kosovo – voir Cardozo and others, 2004).

Un autre thème qui occupe une place importante dans la littérature consacrée à la violence sexiste et aux conflits est celui de leur interaction. Plusieurs chercheurs suggèrent que les États où l’égalité entre les sexes est plus grande, la violence intrafamiliale plus basse, l’acceptation de la violence sexiste moindre et les services pour les survivantes plus disponibles sont, dans l’ensemble, moins susceptibles de recourir à la violence pour résoudre les différents inter-États et intra-États (Caprioli and Boyer, 2001; Erchak, 1994; Cockburn, 2001; Hudson, 2009). D’autres attirent l’attention sur des signes croissants indiquant que le conflit augmente la violence sexiste et débouche sur un cercle vicieux, en particulier sous forme de violence à l’égard des partenaires intimes, de mariages précoces, de viols de gangs et de meurtres d’honneurs, les hommes s’efforçant de reprendre le contrôle en phase de post-conflit (Pillay, 2002; Greenberg and Zuckerman, 2009; Hudson and others, 2009; Hyder and others, 2007; Strickland and Duvvury, 2003).

Les femmes dans les situations de post-conflit

Un vaste corpus de recherches et d’études se constitue sur les façons de reconstruire la société au lendemain des conflits. Parmi les thèmes traités figurent les relations entre les deux sexes, la sécurité nationale, la sécurité humaine et le développement; l’effet des politiques et des programmes au-delà de la consolidation de la paix sur l’édification de l’État; la mesure dans laquelle les possibilités qui s’ouvrent aux femmes durant les conflits perdurent; les changements subis par les normes régissant les relations entre les deux sexes et les rôles et responsabilités de chacun; et les composantes essentielles d’une évolution dans le sens d’une transformation.

S’agissant du genre, de la sécurité nationale et de la sécurité humaine, plusieurs auteurs notent que si ces deux formes de sécurité ne sont pas en opposition, il existe entre elles une tension dynamique (Porter, 2008; Mack, 2005; Kerr, 2007). La sécurité humaine est importante en ce qu’elle se concentre sur la sécurité des individus et des communautés davantage que sur la sécurité de la nation (Kaldor, 2007). La sécurité humaine touche également au développement et dépend de mesures d’établissement de structures de pouvoir qui permettent aux femmes, aux hommes et aux communautés de participer activement à la reconstruction de l’État.

Un autre point débattu dans la littérature est la mesure dans laquelle de nouveaux rôles et de nouvelles possibilités se sont ouverts aux femmes. Des études ont documenté le fait que durant les conflits, il s’offre aux femmes des possibilités d’assumer des rôles jusqu’alors dominés par les hommes ou considérés comme leur étant exclusivement réservés (Beecham and Popovic, 2009; Lindsey 2001; Meintjes 2001; Pankhurst, 2008a et 2008b). En phase de post-conflit, il se produit souvent un choc en retour, les hommes essayant de reprendre leurs rôles « traditionnels » et de retrouver leurs prérogatives dans le domaine privé comme dans le domaine public (Jennings, sans date; Porter, 2007).

S’agissant de la participation des femmes à la reconstruction au lendemain des conflits, il est important de noter l’attention qui a été accordée aux mesures assurant la représentation des femmes dans les négociations de la paix et leur participation aux processus décisionnels politiques (Beecham and Popovic, 2009). Les femmes ont vu leur rôle dans les négociations de paix évoluer dans le temps, en particulier dans la diplomatie de la société civile et l’activisme aux niveaux de base, encore qu’elles soient largement laissées en marge des négociations de paix formelles (Porter, 2008). L’implication des femmes a eu des impacts en termes d’inclusion de composantes sexospécifiques dans les négociations de paix et a par ailleurs intensifié les pressions en faveur de plans d’action nationaux dotés d’indicateurs clairs sur la participation des femmes aux processus de paix, la prévention de la violence sexiste et sexuelle, la protection contre ces formes de violence et la poursuite en justice de leurs auteurs, et la promotion des droits des femmes (Beecham and Popovic, 2009). Plusieurs études signalent l’adoption de nouvelles lois au Rwanda, en Afghanistan, au Guatemala, au Népal et au Burundi comme résultant de l’implication des femmes dans les négociations de paix (Chinkin, 2003; Nakaya, 2003). Il existe toutefois peu de recherches qui déterminent effectivement l’impact d’une participation féminine accrue aux processus de paix dans le moyen et le long terme. Une étude de Nakaya (2003) signale, tendance préoccupante, une réduction de la participation des femmes aux processus politiques au début 2000, après la signature des accords de paix au Guatemala et en Somalie à la fin des années 1990. En revanche, au Burundi et au Népal, il s’est produit une augmentation significative de la représentation des femmes au sein des organes politiques au lendemain immédiat de la signature des accords. Mais cela n’a pas débouché sur l’octroi d’un rôle indépendant significatif aux femmes, qui ont continué d’être subordonnées à un système politique patriarcal, un changement institutionnel et culturel fondamental étant nécessaire pour développer les capacités et l’action effective de celles-ci (Falch, 2010). Les organisations féminines de la société civile peuvent offrir un terrain efficace et propice à l’engagement politique des femmes, mais il se présente également des problèmes de tension entre les dirigeantes élues et les groupes de femmes, de sujétion excessive des groupes aux financements extérieurs, et de manque d’engagement à long terme de la part des donateurs internationaux (Falch, 2010).

La question des ressources est d’une importance primordiale. Une analyse des financements de la Banque mondiale en 2004 a permis de constater que 4,67 % d’un total de 67 millions de dollars avaient été attribués à 10 projets axés sur les femmes dans la reconstruction en phase de post-conflit. Un autre constat essentiel est que le financement des organisations de femmes a connu une réduction marquée, au Kosovo par exemple, une fois que l’urgence de la reconstruction était passée (Greenberg and Zuckerman, 2009; Quiñones, 2004).

Une autre question qui a été mise en évidence est qu’une grande part de l’attention et des financements est accordée à des programmes focalisés sur les femmes et très peu à des programmes tenant compte de la problématique hommes-femmes ou transformateurs. Il est indispensable de donner plus de visibilité aux femmes (et c’est là un message important de la résolution 1325 du Conseil de sécurité), mais il faut accorder aussi une importance égale aux stratégies et aux interventions visant les contraintes structurelles, les plus critiques étant celles liées aux relations entre les sexes et aux construits des masculinités et des féminités (Strickland and Duvvury, 2003). Un programme transformateur peut s’apppuyer sur la résolution des traumatismes des conflits subis par les femmes et les hommes, les filles et les garçons,  reconstruire le capital social pour renforcer les relations de confiance et améliorer la résolution des conflits au niveau local, et intégrer l’égalité des sexes et la résolution des conflits dans des programmes de développement menés dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la génération de revenus et du développement communautaire (Greenberg and Zuckerman, 2009). Des ressources supplémentaires sont disponibles à www.unfpa.org.
 

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