Introduction Introduction Chapter 5 Chapitre 5
Chapter 1 Chapitre 1 Chapter 6 Chapitre 6
Chapter 2 Chapitre 2 Notes for Indicators Notes
Chapter 3 Chapitre 3 Notes for boxes Sources des encadrés
Chapter 4 Chapitre 4 Indicators Indicateurs
Chapitre 5 Printer Friendly imprimer cette page
Chapter 1 Urbanisation et durabilité au XXIe siècle

Les villes : fardeau ou bénédiction ?

Importance d’une perspective plus large

Importance d’une visée au-delà du niveau local

Changements de couverture des terres

Les villes et les changements climatiques

Pauvreté et vulnérabilité aux catastrophes naturelles

La montée du niveau des mers. Deux questions : quand et de combien?

Adaptation aux changements climatiques

Action locale, conséquences mondiales; changement mondial, impact local

Pauvreté et vulnérabilité aux catastrophes naturelles

Les villes sont extrêmement vulnérables aux crises et aux catastrophes naturelles : les pénuries soudaines de biens divers, les fardeaux environnementaux pesants ou les grandes catastrophes peuvent déboucher rapidement sur de graves urgences. Les conséquences de ces crises sont multipliées par les carences en matière de coordination de l’administration et de la planification.

Les catastrophes naturelles se sont faites plus fréquentes ces deux dernières décennies et ont touché plusieurs grands centres urbains (voir figure 7). Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a signalé que de 1980 à 2000, 75 % de la population mondiale vivaient dans des zones touchées par une catastrophe naturelle(16). En 1999, il est survenu plus de 700 grandes catastrophes naturelles qui ont coûté plus de 100 milliards de dollars EU en pertes économiques et fait des milliers de victimes. Plus de 90 % des pertes en vies humaines dues aux catastrophes naturelles dans le monde se sont produites dans des pays pauvres.


Figure 7: Les grandes villes et les dangers actuels liés au climat

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Source: de Sherbinin, A., A. Schiller, et A. Pulsipher. À paraître. « The Vulnerability of Global Cities to Climate Hazards. » Environment and Urbanization.
Note : La cote de vulnérabilité tient compte cumulativement des risques de cyclones, d’inondations, de glissements de terrain et de sécheresses.


Les impacts des changements environnementaux mondiaux, en particulier les dangers liés au climat, affectent de manière disproportionnée les populations pauvres et vulnérables, notamment les habitants de taudis et les squatters établis sur des terrains en pente raide, dans des zones mal drainées ou des zones côtières de faible altitude(17). C’est ainsi que des décennies d’implantation d’établissements informels sur les collines des alentours de Caracas ont contribué à la dévastation causée en décembre 1999 par des crues éclairs et des glissements de terrain, qui ont fait 30 000 morts et ont touché près d’un demi-million de personnes(18). L’impact de l’ouragan Katrina sur la Nouvelle-Orléans (encadré 23) montre que les pays développés ne sont pas à l’abri de telles catastrophes de grande envergure.

23

Katrina : catastrophe à la Nouvelle-Orléans(1)

L’ouragan Katrina s’est abattu sur les côtes américaines du golfe du Mexique le 29 août 2005. Il y a fait plus de 2 800 morts, a ravagé des quartiers entiers, a détruit les moyens d’existence et a laissé sans abri des centaines de milliers de survivants dont il a bouleversé l’existence. Quelque 9,7 millions d’habitants de l’Alabama, de la Louisiane et du Mississippi ont, estime-t-on, été les témoins directs du passage du cyclone. Katrina a eu ses effets les plus destructeurs sur la ville de la Nouvelle-Orléans et sur la région côtière du Mississippi, mais elle a également semé la dévastation jusqu’à une distance de 160 km à partir de son centre, pratiquement tout le long de la partie septentrionale centrale du golfe du Mexique.

Dans les trois États les plus durement frappés par la tempête, quelque 4,9 millions d’habitants, soit environ 41 % de la population totale, vivent dans la zone côtière. Environ 3,2 millions d’habitants sont établis dans des zones connaissant des inondations ou menacées par elles. Ce sont les pauvres qui ont été les plus touchés par l’ouragan. Les zones inondables étaient majoritairement occupées par des Afro-Américains et par des personnes âgées, ce qui les exposait davantage aux dangers et au risque de mort due aux inondations que les Blancs non âgés de la région.


Les sécheresses, les crues et autres conséquences des changements climatiques peuvent également modifier les modèles de migration rurale-urbaine ou intra-urbaine. Les graves crues du bassin du Yangtze survenues en Chine en 1998 et en 2002, dues à une combinaison de variabilité climatique et de changement de couverture des terres d’origine anthropique, ont déplacé des millions de personnes, principalement des agriculteurs de subsistance et des villageois. On relève des exemples analogues en Inde, au Mexique et dans d’autres pays pauvres. Beaucoup de ces « réfugiés environnementaux » ne reviennent jamais dans les zones rurales d’où ils ont été déplacés.


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