Introduction Introduction Chapter 5 Chapitre 5
Chapter 1 Chapitre 1 Chapter 6 Chapitre 6
Chapter 2 Chapitre 2 Notes for Indicators Notes
Chapter 3 Chapitre 3 Notes for boxes Sources des encadrés
Chapter 4 Chapitre 4 Indicators Indicateurs
Chapitre 4 Printer Friendly imprimer cette page
Chapter 1 L’emploi social durable de l’espace

Croissance urbaine et utilisation durable des terres

Densité, étalement urbain et utilisation des terres

Le charme discret des zones suburbaines

Étalement et périurbanisation

Pour ou contre l’étalement

Politiques réalistes d’expansion urbaine

Densité, étalement urbain et utilisation des terres(6)

Une étude récente commanditée par la Banque mondiale montre que les modes actuels de croissance urbaine sont de plus en plus gros consommateurs de terres(7). La densité urbaine moyenne (à savoir le nombre d’habitants par kilomètre carré d’espace bâti) est en baisse depuis deux siècles. Avec la poursuite des progrès dans les transports, la tendance est à l’accroissement du taux d’utilisation des terres par habitant urbain.(8)

Les zones bâties de villes de 100 000 habitants ou plus occupent actuellement une superficie d’environ 400 000 km2, dont la moitié dans le monde en développement. Les villes des pays en développement comptent des habitants bien plus nombreux mais ont une superficie moindre par habitant. Dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés, la densité moyenne des villes baisse rapidement : elle se situait à un taux annuel de 1,7 % au cours de la décennie écoulée dans les pays en développement et de 2,2 % dans les pays industrialisés.(9)



Les modes actuels de croissance urbaine sont de plus en plus gros consommateurs de terres. La densité urbaine moyenne ... est en baisse depuis deux siècles. Avec la
poursuite des progrès dans les transports, la tendance est à l’accroissement du taux d’utilisation des terres par habitant urbain.



Les villes des pays en développement de 100 000 habitants ou plus verront leur espace bâti tripler pour atteindre 600 000 km2 durant les trois premières décennies du XXIe siècle. Les villes des pays développés s’étendent à une vitesse encore plus grande par habitant, malgré leur population moins nombreuse et leur taux de croissance démographique plus bas. Leurs zones bâties se multiplieront de 2,5 fois de 2000 à 2030, ce qui les portera à 500 000 km2 .(10) 

Ainsi donc, si les tendances actuelles se maintiennent au cours des 30 ans à venir, l’espace bâti (zones vertes exclues donc) des villes de 100 000 habitants et plus, qui couvre aujourd’hui un territoire de la taille de la Suède, couvrira un territoire de la taille de l’Éthiopie. Mais ces projections peuvent en fait sous-estimer les possibilités. Les tendances récentes à la baisse des densités peuvent s’accélérer du fait de l’impact de la mondialisation sur les modes de vie et les processus de production. En tout état de cause, les données indiquent que les pays en développement partagent la tendance à l’étalement urbain.

Celui-ci résulte de la combinaison de différents types de pressions sur l’expansion territoriale. On peut distinguer, en simplifiant, deux types de phénomènes : la suburbanisation et la périurbanisation.


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