Introduction Introduction Chapter 5 Chapitre 5
Chapter 1 Chapitre 1 Chapter 6 Chapitre 6
Chapter 2 Chapitre 2 Notes for Indicators Notes
Chapter 3 Chapitre 3 Notes for boxes Sources des encadrés
Chapter 4 Chapitre 4 Indicators Indicateurs
Chapitre 1 Printer Friendly imprimer cette page
Chapter 1 Les promesses de la croissance urbaine

Un iceberg qui grossit

La deuxième vague d’urbanisation : changement d’échelle

La croissance urbaine à venir : taux, vitesse et ampleur

La moitié du monde urbain vit dans les petites agglomérations

Différences de vitesse et de politiques

Pour des politiques fondées sur les réalités

La croissance urbaine à venir : taux, vitesse et ampleur(9)

Au cours des trois décennies écoulées, deux phénomènes ont retenu l’attention du public et des médias : la vitesse de la croissance urbaine dans les régions en développement et la croissance des mégalopoles (villes de 10 millions d’habitants ou plus). On risquerait de se tromper aujourd’hui en s’arrêtant à ces deux aspects.

En premier lieu, la chose remarquable n’est plus le taux rapide de croissance des villes, mais les dimensions absolues de l’augmentation, notamment en Asie et en Afrique. En fait, le taux global de croissance urbaine est en baisse constante dans la plupart des régions du globe (figure 1).

 


Figure 1 : Taux de changement annuel moyen de la population urbaine par région, 1950-2030

Click here to enlarge image

Source : ONU. 2006. World Urbanization Prospects: The 2005 Revision, tableau A.6. New York : Division de la population, Département des affaires économiques et sociales, ONU.


En second lieu, les mégalopoles dominent toujours, mais elles n’ont pas atteint les dimensions précédemment projetées. Elles rassemblent aujourd’hui 4 % de la population mondiale totale et 9 % de la population urbaine. C’est là une part importante du monde urbain, mais qui, comme l’indique la figure 2, n’augmentera sans doute pas rapidement dans l’avenir prévisible. En fait, beaucoup des grandes métropoles du monde, Buenos Aires, Calcutta, Mexico, São Paulo et Séoul, connaissent actuellement une émigration supérieure à l’immigration, et rares sont celles qui approchent des dimensions projetées dans les scénarios de catastrophe des années 1970(10).

Certaines grandes villes continuent de croître à une vitesse élevée, mais ce n’est pas nécessairement un mal. Dans notre économie mondialisée, et dans des régions telles que l’Asie de l’Est, la croissance rapide peut être un signe de réussite plutôt qu’un motif d’inquiétude(11). Certes, il est des mégalopoles associées à la pauvreté qui ont crû très rapidement ces 30 dernières années, mais elles font de plus en plus figure d’exceptions.

Parmi les 20 mégalopoles actuelles, seules six ont grandi à des taux régulièrement supérieurs à 3 % par an au cours des 30 dernières années. La croissance des autres a été modérée ou faible. Pour la décennie à venir, seules Dacca et Lagos doivent voir leur taux de croissance annuel se maintenir à plus de 3 %, taux qui sera inférieur à 1 % pour six autres(12).



CONTENTS