Introduction Introduction Chapitre 5 Chapitre 5
Chapitre 1 Chapitre 1 Notes for Indicators Notes
Chapitre 2 Chapitre 2 Notes for quotations Sources des citations
Chapitre 3 Chapitre 3 Notes for boxes Sources des encadrés
Chapitre 4 Chapitre 4 Indicators Indicateurs
 
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Chapter 1 Le bien, le mal, la promesse : La migration au XXIe siècle

Un monde en mouvement

Des chances inégales sur une planète en voie de mondialisation

Entre le marteau et l'enclume : la migration non réglementée

La migration forcée : réfugiés et demandeurs d'asile

Mobiliser l'espoir : migration internationale, rapatriements de salaires et développement

Fardeau ou aubaine ? L'impact sur les pays d'accueil

La santé des migrants

Au-delà de la différence : accepter la diversité

La migration forcée : réfugiés et demandeurs d'asile

La migration forcée est celle qui résulte de la coercition, de la violence, de raisons politiques ou environnementales contraignantes ou d'autres formes de contraintes, plutôt que d'une décision volontaire(55). Elle expose souvent les migrants à des risques considérables. Bien que le nombre des migrants forcés soit peu élevé en comparaison de la main-d'ouvre migrante, ils comprennent certains des groupes les plus vulnérables et marginalisés.

Le groupe le mieux connu et sur lequel on possède les données les plus précises dans la catégorie de la migration forcée est celui des "réfugiés" : les individus qui fuient des pays frappés par la guerre, la violence et le chaos, et qui ne peuvent pas ou ne veulent pas regagner leurs pays d'origine parce que toute protection effective leur y fait défaut. En 2004, il y avait 13,5 millions de réfugiés : 9,2 millions placés sous la responsabilité du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et 4,3 millions relevant de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA)(56). Au total, les réfugiés représentent maintenant 7 % de tous les migrants(57) - moins que les 11 % du début des années 90(58).

Contrairement à la main-d'ouvre migrante, qui s'oriente en général vers les régions développées, environ 90 % de tous les réfugiés vivent actuellement dans les pays en développement(59). La plupart des réfugiés cherchent un asile sûr dans des pays limitrophes du leur. Durant le génocide rwandais de 1994, par exemple, plus d'un million de réfugiés ont traversé la frontière pour gagner Goma en trois jours seulement tandis que, depuis 2004, environ 730 600 réfugiés du Soudan ont fui en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Tchad(60). Les réfugiés représentent environ 18 % des migrants internationaux en Afrique, 15 % en Asie et 3 % en Europe(61).

Les demandeurs d'asile sont les individus qui demandent la reconnaissance de leur statut de réfugié dans un autre pays ou à travers une ambassade, et qui doivent généralement attendre qu'un organisme compétent prenne une décision sur leur cas. En 2004, le HCR a communiqué que 336 000 personnes avaient déposé une demande d'asile dans 50 pays industrialisés - surtout en Amérique du Nord et en Europe -, soit un chiffre de moitié moins élevé que l'année précédente. Leur nombre a été le plus bas depuis près de 20 ans, les diminutions les plus sensibles étant enregistrées au Canada et aux États-Unis. Cette baisse très rapide est attribuée à l'entrée en vigueur de réglementations plus strictes dans les pays d'accueil, ainsi qu'à la solution de plusieurs conflits de longue durée(62). Les demandeurs d'asile affrontent un examen de plus en plus approfondi parce que l'on craint que des migrants non réfugiés n'exploitent abusivement le droit d'asile afin d'obtenir leur admission dans des conditions régulières. Certains critiques se plaignent que les demandeurs d'asile légitimes - dont beaucoup émigrent par des voies irrégulières à la recherche d'une protection - fassent injustement les frais de la répression exercée par le pays contre l'immigration illégale et le passage en fraude. Un certain nombre de pays placent automatiquement les demandeurs d'asile en détention jusqu'à ce qu'il soit décidé s'ils réunissent les conditions requises pour obtenir l'asile. Dans la négative, ils doivent s'attendre à être déportés vers leur pays d'origine.

Les demandeurs d'asile peuvent rester dans un vide juridique pendant des mois ou des années de suite(63). Les demandeurs d'asile dont la demande est rejetée ne peuvent souvent pas être déportés parce que le pays d'origine ne veut pas les reprendre ou qu'ils n'ont pas de passeport. Comme la loi leur interdit fréquemment de chercher des emplois dans le secteur structuré, ils finissent souvent par faire des travaux pénibles dans l'économie non structurée, qui comporte davantage de risques et qui est moins réglementée(64).



Figure 4: Remittances to Developing Countries

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Source: World Bank. 2006. Global Econoic Prospects.




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