UNFPAState of World Population 2004
Back to Main Menu
HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004:Les adolescents et les jeunes
Ètat de la population mondiale 2004
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Les adolescents et les jeunes

Donner suite au consensus de la CIPD
Une seconde génération de programmes
Les constatations de l’enquête mondiale de l’UNFPA
Le rôle des ONG
Les préoccupations clefs en matière de santé et de développement
Répondre aux besoins des jeunes
Promouvoir un comportement plus sain
Des services accueillants à la jeunesse
Les progrès sur le plan juridique
Des tâches d’importance majeure

Les préoccupations clefs en matière de santé et de développement

Quatre-vingt-sept pour cent des jeunes âgés de 15 à 24 ans vivent dans le monde en développement(10). Les moins de 15 ans représentent 31 % de la population des pays en développement et 43 % de celle des pays les moins avancés(11). En 2000, les adolescents et les jeunes, c’est-à-dire le groupe d’âge 10-24 ans, représentaient 29 % de la population dans les pays en développement et 32 % dans les pays les moins avancés, contre 20 % dans les pays développés(12).

PAUVRETÉ ET SEXOSPÉCIFICITÉS : LES CYCLES ET LES IMPACTS. Les jeunes représentent un quart du milliard de personnes au dessous du seuil d’extrême pauvreté, soit un dollar par jour(13). Environ 106 millions de jeunes vivent dans une extrême pauvreté en Asie du Sud, 60 millions dans l’Afrique subsaharienne, 51 millions dans l’Asie de l’Est et le Pacifique et 15 millions dans l’Amérique latine et les Caraïbes. L’extrême pauvreté empêche souvent les adolescents de fréquenter l’école, perpétuant ainsi le cycle de pauvreté et rendant ce groupe d’âge encore plus difficile à atteindre par les programmes de santé, d’éducation ou de développement de la jeunesse.

La population jeune continue d’augmenter dans les pays pauvres. Plus pauvre est un pays, plus élevée est la proportion de jeunes dans sa population. L’utilisation de contraceptifs et l’accès aux services de santé augmentent avec le niveau d’éducation et la condition économique, de même que l’âge au moment du mariage et de la première naissance.

L’analphabétisme dans le groupe d’âge 15-24 ans a baissé dans toutes les régions entre 1990 et 2000, mais il est encore sensiblement plus élevé chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes, et peu de progrès ont été réalisés depuis 1990 vers un resserrement de cet écart(14). Les filles continuent de n’avoir qu’un accès limité aux possibilités d’éducation, souvent victimes des rôles sexospécifiques traditionnels qui donnent priorité à l’éducation des garçons.

LE DÉBUT DE L’ACTIVITÉ SEXUELLE. Dans la plus grande partie du monde, les jeunes atteignent la puberté plus tôt et se marient plus tard que dans le passé, et les rapports sexuels avant le mariage sont en voie d’augmentation.

Les données recueillies pour la fin des années 90 montrent que parmi les jeunes femmes sexuellement actives à l’âge de 20 ans, 51 % en Afrique et 45 % en Amérique latine et dans les Caraïbes le sont devenues avant le mariage. La proportion correspondante pour les hommes était de 90 % en Afrique et de 95 % en Amérique latine et dans les Caraïbes(15). En de nombreux pays développés, l’activité sexuelle commence le plus souvent avant le mariage pour les femmes comme pour les hommes.

LES GROSSESSES D’ADOLESCENTES. Le Programme d’action de la CIPD a demandé aux pays de « protéger et promouvoir le droit des adolescents à l’éducation, à l’information et aux soins dans le domaine de la santé en matière de reproduction et faire en sorte que le nombre des grossesses d’adolescentes diminue considérablement »(16). Si les grossesses d’adolescentes sont en baisse en de nombreux pays, elles demeurent une source de grave préoccupation – surtout en raison des risques de santé qu’une grossesse précoce fait courir à la mère comme à l’enfant et de son impact sur l’éducation et les perspectives d’avenir des filles. Les femmes et filles âgées de moins de 20 ans groupent 17 % de toutes les naissances dans les pays les moins avancés(17) et 14 millions dans le monde entier chaque année.

Dans les pays en développement, une femme sur trois donne naissance avant d’atteindre 20 ans, avec des variations régionales qui vont de 8 % en Asie de l’Est à 55 % en Afrique de l’Ouest(18).

La grossesse est une cause majeure de décès entre 15 et 19 ans, les principaux facteurs étant les complications de l’accouchement et de l’avortement pratiqué dans des conditions dangereuses. Les femmes âgées de 15 à 19 ans représentent au moins un quart du chiffre estimatif de 20 millions d’avortements pratiqués dans des conditions dangereuses et de près de 70 000 décès consécutifs à l’avortement qui sont enregistrés chaque année.

Pour des raisons tant physiologiques que sociales, les mères âgées de 15 à 19 ans courent un risque deux fois plus grand de mourir durant l’accouchement que les femmes âgées de plus de 20 ans, et ce risque est cinq fois plus grand pour les filles de moins de 15 ans. L’arrêt de l’accouchement est particulièrement courant chez les femmes très jeunes, non encore parvenues à la maturité physique, qui donnent naissance pour la première fois. Celles qui ne meurent pas d’un arrêt de l’accouchement auquel il n’est pas porté remède risque de perdre leur bébé et de souffrir d’une fistule, déchirure du canal vaginal qui les condamne à l’incontinence et les réduit à la condition de parias.

LE RISQUE D’IST ET DE VIH/SIDA. Toutes les 14 secondes, un jeune est infecté par le VIH/sida. En bien des endroits, le nombre de jeunes femmes ainsi frappées est plusieurs fois supérieur à celui des jeunes hommes(19). Dans l’Afrique subsaharienne, les jeunes femmes représentent les deux tiers de ces nouveaux cas d’infection. Un faible pourcentage seulement des jeunes atteints du VIH/sida connaissent leur état. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, la plupart de ceux qui deviennent sexuellement actifs de bonne heure ne savent pas comment se protéger.

Les jeunes femmes sont souvent incapables de négocier l’utilisation de préservatifs avec leurs partenaires masculins et peuvent craindre des actes de violence si elles s’y essaient.

Un tiers des nouveaux cas d’IST guérissables chaque année – plus de 100 millions – frappent des femmes et des hommes de moins de 25 ans(20). Une IST non soignée augmente considérablement le risque d’infection par le VIH.

DES RISQUES ACCRUS POUR LES ADOLESCENTES MARIÉES. Malgré une tendance mondiale à retarder l’âge du mariage (l’âge moyen du premier mariage chez les femmes est passé de 21,4 ans en 1970 à 25,5 en 2000(21)), 82 millions de filles des pays en développement actuellement âgées de 10 à 17 ans se marieront avant d’atteindre leur dix-huitième anniversaire(22).

Les adolescentes mariées affrontent souvent des risques plus grands sur le plan de la santé en matière de reproduction que les adolescentes célibataires. La famille et la société attendent souvent d’elles qu’elles commencent à avoir des enfants aussitôt après le mariage. Leur accès aux contraceptifs est souvent limité. Et beaucoup sont exposées au risque d’infection par les IST ou le VIH avec des maris plus âgés qui ont eu peut-être de multiples partenaires sexuels, mais il leur est impossible de négocier l’utilisation de préservatifs.

Une étude menée à la fin des années 90 a établi que la prévalence des contraceptifs parmi les adolescentes célibataires sexuellement actives était supérieure à 30 % dans sept pays d’Afrique subsaharienne (Afrique du Sud, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Kenya, Nigéria et Zambie) et à 60 % dans six pays d’Amérique latine et des Caraïbes (Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, Pérou et République dominicaine), dans les deux cas beaucoup plus élevés que parmi les adolescentes mariées(23). En particulier, l’utilisation de préservatifs était beaucoup plus fréquente dans ces pays parmi les adolescentes célibataires que parmi les adolescentes mariées(24).

 Back to top PreviousNext 
      |      Main Menu      |      Press Kit      |      Charts & Graphs      |      Indicators   |