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Les adolescents et les jeunes
AMPLIFIER LES ACTIVITÉS. Partout dans le monde, un
grand nombre de programmes positifs ont été mis en route
depuis la CIPD afin de répondre aux problèmes de santé des
adolescents en matière de reproduction, mais la plupart
opèrent sur une échelle relativement limitée. Une difficulté
majeure est d’obtenir les ressources et l’engagement nécessaires
pour amplifier ces programmes.
Une organisation qui a connu le succès à cet égard est
Action Health Incorporated, au Nigéria, dont les expériences
ont aidé à mettre en forme un programme national d’éducation
à la santé en matière de reproduction(26). Des initiatives
du Gouvernement sont également en cours d’exécution.
Après la CIPD, le Mozambique s’est engagé à investir dans
les jeunes. Il a adopté une Politique nationale multisectorielle
de la jeunesse qui fait intervenir différents ministères centraux,
des ONG et des organisations communautaires en vue
d’accroître la participation des jeunes à l’élaboration des
politiques et d’améliorer leur santé en matière de reproduction.
Conçu et exécuté par des jeunes, le projet national,
Geração Biz, encourage un changement de comportement et
dessert un large éventail de groupes d’adolescents, notamment
les étudiants et les jeunes non scolarisés.
PARTICIPATION ET PARTENARIAT. Il faut institutionnaliser
la participation des jeunes au processus d’élaboration
des programmes et des politiques, et ces processus doivent les
faire accéder à l’autonomie. Une initiative mise au point par
l’UNICEF, l’OMS et l’UNFPA, Répondre aux droits des adolescentes
sur le plan du développement et de la participation,
s’efforce de placer l’adolescence au premier plan de l’agenda
du développement grâce à la participation des jeunes au
processus d’exécution des politiques.
Avec l’aide de l’UNFPA et de l’UNICEF, le Nicaragua a mis
au point et appliqué une politique nationale de la jeunesse qui intègre la santé en matière de reproduction dans un
cadre plus large d’éducation par les pairs et de participation
politique. À la suite d’une consultation d’ampleur nationale
avec les adolescents, le Gouvernement a explicitement intégré
les besoins des adolescents sur le plan de la santé en
matière de reproduction dans son document de stratégie
pour la réduction de la pauvreté, et il est le premier pays
du monde à le faire(27).
Avec l’appui de la Finlande, l’UNFPA est en train de
créer un panel consultatif de jeunes pour garantir que ses politiques
font une place aux jeunes et répondent à leurs besoins,
préoccupations et aspirations. Ce panel comprendra des membres
tant de pays développés que de pays en développement et
centrera d’abord son activité sur trois thèmes : le VIH/sida, les
besoins des adolescents mariés, et le rôle de la culture ambiante
dans la santé des adolescents en matière de reproduction(28).
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ATTEINDRE LES ADOLESCENTES DANS LES ZONES
RURALES DU BANGLADESH |
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Au Bangladesh, plus de la moitié des filles se marient et commencent à
avoir des enfants avant d’atteindre 20 ans. L’UNFPA et l’UNICEF ont uni
leurs efforts pour aider les adolescentes célibataires à retarder l’âge du
mariage et les adolescentes mariées à connaître leurs droits.
L’intervention de l’UNICEF, Kishori Abjijan, encourage l’apparition de
dirigeantes et de rôles modèles pour adolescentes et agit en partenariat
avec le Gouvernement et des ONG (Population Council, BRAC, et
Centre for Mass Education in Science). Les filles sont des partenaires
actives et participent à des programmes d’acquisition de savoir-faire
rémunérateurs non traditionnels, comme les métiers du journalisme et
de la photographie, afin d’acquérir plus de confiance en soi et une visibilité
accrue dans la communauté. L’UNFPA appuie les efforts qui
tendent à faire mieux prendre conscience aux adolescentes de leurs
droits dans le domaine de la santé en matière de reproduction. Les deux
projets se préoccupent avant tout d’affranchir les adolescentes, mais
aussi aident le Gouvernement, les familles et les communautés à favoriser
le développement des filles. Source
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APPROCHES STRATÉGIQUES. Une récente évaluation des
contributions de l’UNFPA et de la FIPF à la promotion de la
santé et des droits des adolescents dans six pays bénéficiaires
de programmes a constaté que les initiatives prises jusqu’ici
auraient été plus efficaces si l’on s’était davantage soucié de
recourir à des approches de la programmation fondées sur les
droits et soucieuses d’égalité des sexes(29). Peu d’activités atteignent
efficacement les groupes marginalisés de jeunes, et il
faut faire davantage pour mettre à la portée des jeunes en
général des services de santé en matière de reproduction qui
soient de bonne qualité. Les conclusions de l’évaluation,
qu’un certain nombre de donateurs bilatéraux ont financée,
serviront dans les années à venir à l’action de l’UNFPA au
service des jeunes du monde entier.
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