UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004:Prévention du VIH/sida
Ètat de la population mondiale 2004
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Prévention du VIH/sida

L’impact et la réaction
Établir un lien entre la prévention du VIH et les programmes de santé en matière de reproduction
Les préservatifs
Les services de dépistage et d’accompagnement psychologique (VCT)
Les problèmes clefs

Les préservatifs

Les préservatifs tant masculins que féminins sont des éléments clefs de la prévention chez les personnes sexuellement actives. Les programmes peuvent encourager l’utilisation de préservatifs comme moyen de protection contre les grossesses non recherchées et les IST, dont le VIH, et informer les clients que les contraceptifs autres que les méthodes à adjuvant n’empêchent pas la transmission du VIH. Une utilisation correcte et régulière est essentielle : dans une étude menée en Ouganda, aucune des 350 femmes qui ont déclaré utiliser régulièrement des préservatifs n’est devenue séropositive, mais l’incidence était élevée chez les femmes qui ont déclaré les utiliser irrégulièrement(20).

Cependant, les obstacles à une utilisation plus générale des préservatifs ne sont pas négligeables. Les fournitures sont franchement insuffisantes par comparaison avec les besoins actuels; elles sont fréquemment épuisées et les programmes tendant à inculquer des comportements sexuels moins dangereux ne disposent que de ressources limitées. Des mythes répandus, des perceptions erronées et des craintes relatives aux préservatifs en entravent aussi l’utilisation.

Pour garantir une fourniture régulière et à prix abordable de préservatifs de haute qualité, il faut prévoir les besoins, faire des achats, assurer la gestion logistique et obtenir des garanties de qualité. On ne saurait non plus promouvoir l’utilisation des préservatifs sans comprendre les besoins et les préférences du public, ni l’environnement socioculturel des communautés et des pays.

LE PRÉSERVATIF FÉMININ. Introduit dans les années 90, le préservatif féminin a ajouté un élément au choix limité de moyens de protection offerts aux femmes. Son prix, qui est 10 fois plus élevé que celui d’un préservatif masculin, en a entravé la diffusion(21). Si les données font penser que le préservatif féminin peut être réutilisé jusqu’à sept fois à condition d’être correctement désinfecté, l’OMS recommande actuellement de ne l’utiliser qu’une seule fois en attendant de réunir davantage de données sur l’innocuité de sa réutilisation(22).

Plus de 19 millions de préservatifs féminins ont été fournis dans plus de 70 pays. L’Afrique du Sud, le Brésil, le Ghana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe ont tous de vastes programmes. Une étude menée au Costa Rica, en Indonésie, au Mexique et au Sénégal a établi que le préservatif féminin est plus acceptable là où les hommes soutiennent déjà la planification familiale et ont le sentiment que leurs pairs soutiendront le recours à cette méthode, où les travailleuses de l’industrie du sexe savent déjà négocier des rapports sexuels moins dangereux, et où le préservatif féminin est jugé préférable au préservatif masculin(23). Cela conduit à penser que “la stratégie commerciale doit être centrée sur les femmes qui peuvent négocier avec succès l’utilisation du préservatif féminin avec leurs partenaires, en même temps qu’elle doit encourager les hommes à accepter ce moyen de protection”(24).

La recherche continue dans ce domaine et, d’après certaines indications, un nouveau type de préservatif féminin moins coûteux pourrait être disponible d’ici quelques années.

DIFFICULTÉS À NÉGOCIER L’UTILISATION DES PRÉSERVATIFS. Les données en provenance de la République-Unie de Tanzanie montrent que la prévalence du VIH/sida est plus élevée parmi les jeunes femmes mariées et monogames que parmi les femmes célibataires sexuellement actives. Les femmes mariées, surtout si elle sont jeunes, ne peuvent souvent pas négocier l’utilisation des préservatifs, même si elles savent que leur mari a actuellement ou a eu dans le passé des partenaires multiples; elles sont mieux en mesure de le faire si l’utilisation de préservatifs est généralement acceptée comme un élément essentiel de la protection en général.

24 COMBINER LA PLANIFICATION FAMILIALE ET LA PRÉVENTION DU VIH EN ZAMBIE

Un projet en cours à Lusaka (Zambie), qui fournit des préservatifs pour prévenir le VIH, a récemment commencé à offrir d’autres contraceptifs demandés par les clients, parce que les services de planification familiale étaient insuffisants. L’utilisation de préservatifs est demeurée fréquente. En fait, le personnel de ce projet a constaté que les utilisateurs d’autres types de contraception utilisaient généralement davantage les préservatifs, et que les utilisateurs de préservatifs commençaient deux fois plus souvent que les non-utilisateurs à utiliser d’autres formes de contraception si on les leur offrait. “Tout ce que nous avons eu à faire pour accroître l’utilisation des contraceptifs a été de rendre leur obtention plus facile”, a déclaré le directeur du projet.

Pour faire largement connaître ces nouveaux services, a précisé le directeur, les couples qui venaient au centre étaient recrutés pour servir d’agents externes. “Nous les payons pour aller voir leurs amis et faire savoir autour d’eux ce que nous faisons. Nous distribuons aussi de porte à porte des invitations à visiter le centre, et environ un tiers de ceux qui les reçoivent y viennent.” Source

Une recherche menée en Afrique du Sud a établi que les femmes qui ont utilisé un préservatif à leur dernier rapport sexuel savaient, presque deux fois plus souvent que les femmes qui ne l’ont pas fait, que les préservatifs préviennent la transmission du VIH(25). Les femmes qui utilisaient le plus souvent des préservatifs étaient jeunes, avaient un niveau d’éducation plus élevé et vivaient dans les zones urbaines. Les femmes qui avaient des partenaires de rencontre et les femmes qui avaient des partenaires réguliers, mais sans être mariées avec eux, utilisaient un préservatif quatre fois et deux fois, respectivement, plus souvent que les femmes qui avaient eu leur dernier rapport sexuel avec leur mari.

Les prestataires de services de planification familiale et de soins prénatals doivent aider leurs clientes à acquérir des aptitudes à la communication et à la négociation dont elles feront usage avec leurs partenaires afin de pouvoir se protéger correctement contre la transmission du VIH.

PROTECTION DOUBLE. Les prestataires de soins doivent bien connaître la notion de protection double, stratégie destinée à prévenir tant la transmission du VIH ou des IST qu’une grossesse non recherchée grâce à l’utilisation de préservatifs uniquement, à l’utilisation de préservatifs combinée avec d’autres méthodes assurant un complément de protection contre la grossesse (double méthode), ou à l’abstention de toute activité sexuelle à haut risque. Le message de la protection double peut être élargi en y incluant le souci de ne pas s’exposer à la stérilité grâce à la prévention et au contrôle des IST, message d’importance particulière pour les jeunes femmes qui n’ont pas encore eu d’enfants(26).

MICROBICIDES. Des microbicides destinés à protéger les femmes contre la transmission du VIH sont à l’étude, mais ne pourront être mis au point avant plusieurs années. Pour les femmes qui ne savent pas négocier l’utilisation de préservatifs, l’introduction d’un microbicide accroîtrait considérablement la capacité de se protéger contre l’infection. La Campagne mondiale pour les microbicides estime qu’un produit pourrait être disponible dès 2007 et que 2,5 millions d’infections par le VIH pourraient être évitées en l’espace de trois ans si un microbicide efficace dans 60 % des cas était utilisé dans les pays en développement(27).

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