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Pour aller du village de Goudiry à l’hôpital régional situé à
Tambacoumba, au Sénégal, les femmes en train d’accoucher doivent
parcourir 70 kilomètres sur une route de terre accidentée, souvent dans
des charrettes à âne. Huit sur 10 des femmes souffrant de complications
de la grossesse n’ont pas reçu d’aide en temps voulu, et beaucoup
sont mortes.
C’était avant 2001, année où avec l’appui de l’UNFPA le petit
dispensaire de Goudiry a été agrandi pour devenir un centre de soins
obstétricaux doté de l’équipement et du personnel nécessaires pour
effectuer des transfusions de sang et des césariennes. Le dispensaire
modèle a déjà sauvé plus de 100 femmes.
Un anesthésiste, 17 infirmières et plusieurs agents communautaires
bien formés offrent des services à l’extérieur, notamment une information
sur les problèmes de santé en matière de reproduction. Ils
fournissent aussi des articles de contraception aux environs.
Au Sénégal, le ratio de mortalité maternelle atteint presque 700
décès pour 100 000 naissances vivantes. Le pays ne compte qu’un
gynécologue pour 30 000 femmes d’âge procréateur et la plupart
d’entre eux résident dans la capitale. Les femmes des zones rurales
donnent naissance à cinq ou six enfants en moyenne. Une grave perte
de sang et l’éclampsie sont les causes majeures de décès maternel. Le
mariage précoce, la coupure génitale féminine et les infections sexuellement
transmissibles sont des facteurs additionnels qui compliquent
souvent l’accouchement. Source
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