UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004:Santé maternelle
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé maternelle

De nouvelles approches
Les causes et les conséquences
La morbidité maternelle
La fistule obstétricale
Réduire la mortalité et la morbidité maternelles
Il est difficile de faire des dénombrements exacts
Des réponses globales
Les soins prénatals
Une assistance qualifiée lors de l’accouchement
Les soins obstétricaux d’urgence
Les soins d’après avortement
La qualité des soins de santé maternelle
Les hommes et la santé maternelle
L’UNFPA et la maternité sans risques

Une assistance qualifiée lors de l’accouchement

La majorité des décès maternels sont dus à des complications inattendues. Mais les assistants qualifiés pour y faire face ne sont présents que dans la moitié environ des accouchements au niveau mondial. Assurer la présence d’assistants qualifiés à tous les accouchements est le seul moyen de garantir que toutes les femmes souffrant de complications pourront bénéficier de soins obstétricaux d’urgence. Cette présence durant l’accouchement et le début du post-partum pourrait réduire de 16-33 % environ le nombre de décès dus à l’arrêt de l’accouchement, à une hémorragie, à la septicité et à l’éclampsie(35).

Un assistant qualifié est un agent sanitaire ayant reçu une formation professionnelle – généralement un médecin, une sage-femme(36) ou une infirmière – capable de gérer un accouchement normal, de reconnaître de bonne heure les complications et d’accomplir toute intervention essentielle, de commencer un traitement et de superviser l’aiguillage de la mère et du bébé vers le niveau de soins immédiatement supérieur si nécessaire. Les accoucheuses traditionnelles (TBA), formées ou non formées, ne sont pas considérées comme des assistantes qualifiées(37).

Un assistant qualifié peut influer sur la mortalité maternelle en appliquant des techniques sans danger et hygiéniques durant l’accouchement. Cependant, ces mesures ne préviendront pas la plupart des infections qui mettent la vie en danger, celles-ci résultant du retard intervenu dans le traitement de complications telles que la longue durée de l’accouchement, la rupture de l’utérus ou la non-évacuation de tissus annexes(38).

SYSTÈMES D’APPUI ET FORMATION. Les assistants qualifiés ne peuvent pratiquer qu’une gamme limitée d’interventions quand les accouchements ont lieu au domicile. Pour être efficaces, les assistants qualifiés ont besoin de fournitures, d’un équipement et d’une infrastructure adéquats, aussi bien que de systèmes de communication et d’aiguillage efficients avec les centres de soins obstétricaux d’urgence. Un appui politique et des politiques appropriées – notamment, formation avant et pendant l’emploi, supervision, et financement du système de santé – sont aussi d’importance critique(39). L’étendue du soutien et de la supervision des attendants qualifiés par les systèmes de soins de santé varie considérablement selon les pays.

Depuis la CIPD, un certain nombre de pays ont pris des mesures pour améliorer la formation des assistants qualifiés, ainsi que pour en accroître le nombre (et les capacités) dans les zones rurales et autres zones sous-desservies. En Iran, par exemple, les sages-femmes rurales reçoivent une formation théorique et pratique pendant six mois et il leur est demandé d’avoir pris en charge au moins 20 accouchements avant d’obtenir leur homologation. Au Panama, la formation des sages-femmes travaillant dans les zones rurales et parmi les populations autochtones est prioritaire(40).

20 AMÉLIORER LA SANTÉ MATERNELLE DANS LES ZONES RURALES DU SÉNÉGAL

Pour aller du village de Goudiry à l’hôpital régional situé à Tambacoumba, au Sénégal, les femmes en train d’accoucher doivent parcourir 70 kilomètres sur une route de terre accidentée, souvent dans des charrettes à âne. Huit sur 10 des femmes souffrant de complications de la grossesse n’ont pas reçu d’aide en temps voulu, et beaucoup sont mortes.

C’était avant 2001, année où avec l’appui de l’UNFPA le petit dispensaire de Goudiry a été agrandi pour devenir un centre de soins obstétricaux doté de l’équipement et du personnel nécessaires pour effectuer des transfusions de sang et des césariennes. Le dispensaire modèle a déjà sauvé plus de 100 femmes.

Un anesthésiste, 17 infirmières et plusieurs agents communautaires bien formés offrent des services à l’extérieur, notamment une information sur les problèmes de santé en matière de reproduction. Ils fournissent aussi des articles de contraception aux environs.

Au Sénégal, le ratio de mortalité maternelle atteint presque 700 décès pour 100 000 naissances vivantes. Le pays ne compte qu’un gynécologue pour 30 000 femmes d’âge procréateur et la plupart d’entre eux résident dans la capitale. Les femmes des zones rurales donnent naissance à cinq ou six enfants en moyenne. Une grave perte de sang et l’éclampsie sont les causes majeures de décès maternel. Le mariage précoce, la coupure génitale féminine et les infections sexuellement transmissibles sont des facteurs additionnels qui compliquent souvent l’accouchement. Source

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