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Santé maternelle
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Les réductions spectaculaires de la mortalité maternelle obtenues
à Sri Lanka (de moitié en trois ans) et en Malaisie (des
trois quarts en 20 ans) ont été le résultat de la mise en place
échelonnée de réseaux étendus et accessibles de centres en
mesure de traiter les urgences obstétricales, à quoi se sont
ajoutés la formation et un déploiement adéquat de sagesfemmes
professionnelles, en étroite liaison avec des services
obstétricaux d’urgence(28). Les dépenses n’ont pas été élevées,
mais on s’est préoccupé de mettre en place un système de
soins de santé primaires qui atteigne tous les segments de la population, sans distinction d’ethnicité, de classe et sans
faire de différence entre zones urbaines et rurales, conformément
aux recommandations du Programme d’action de la
CIPD(29). Dans ces activités, les deux pays ont essayé de trouver
l’équilibre approprié entre dépenses privées et publiques(30).
Le Ministère haïtien de la santé a institué un Comité de
réduction de la mortalité maternelle, qui a mis au point un
plan national. Un modèle de soins obstétricaux d’urgence
complets, élaboré dans huit hôpitaux, porte sur la prévention
des infections, les soins d’après avortement et l’intégration
des services de maternité aux méthodes de planification
familiale et aux conseils y relatifs(31).
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