UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004:Santé maternelle
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé maternelle

De nouvelles approches
Les causes et les conséquences
La morbidité maternelle
La fistule obstétricale
Réduire la mortalité et la morbidité maternelles
Il est difficile de faire des dénombrements exacts
Des réponses globales
Les soins prénatals
Une assistance qualifiée lors de l’accouchement
Les soins obstétricaux d’urgence
Les soins d’après avortement
La qualité des soins de santé maternelle
Les hommes et la santé maternelle
L’UNFPA et la maternité sans risques

Il est difficile de faire des dénombrements exacts

La mortalité maternelle est difficile à mesurer pour des raisons tant théoriques que pratiques, ce qui introduit un certain degré d’incertitude dans toutes les évaluations. En de nombreux endroits, la tenue des registres d’état civil laisse à désirer, et les décès féminins, ainsi que leurs causes, ne sont parfois pas signalés par les familles et les communautés(24).

En général, les méthodes utilisées pour évaluer le nombre de décès maternels (à l’aide des registres d’état civil, des enquêtes sur les ménages, des données de recensement et des études sur la mortalité des femmes d’âge procréateur)(25) ne fournissent ni l’intrant nécessaire pour élaborer et suivre les programmes de prévention, ni l’information qui permettrait d’évaluer les services de santé capables de sauver des vies sous les rapports de la disponibilité, de la quantité et de la qualité.

Il est aussi très difficile de mesurer la morbidité maternelle pour de nombreuses raisons : les données fournies par les établissements (examens de cas hospitaliers et enquêtes sur les patientes à leur sortie, par exemple) sont par nature sujettes à distorsion(26); le suivi clinique de très nombreusses femmes enceintes ou à l’étape du post-partum est incommode; les rapports en provenance des établissements concernés ne fournissent pas une information fiable; enfin, un sentiment d’opprobre et la crainte font souvent que les femmes répugnent à parler de la santé maternelle et de ses complications.

Malgré les difficultés, un certain nombre de pays ont, depuis la CIPD, adopté des mesures pour améliorer la collecte des données et la tenue des registres afin de contrôler la mortalité et la morbidité maternelles. Ce sont les suivants : Angola, Argentine, Bolivie, Cambodge, Cuba, Maroc, Mozambique, Namibie, Nicaragua, Philippines, Sénégal, Sri Lanka et Zimbabwe. Saint-Vincent-et-les Grenadines organise une conférence annuelle sur la morbidité et la mortalité périnatales afin d’analyser les données nationales(27).

19 MESURER LES PROGRÈS ACCOMPLIS DANS LA FOURNITURE DE SOINS

L’objectif 5 du Millénaire pour le développement, “Améliorer la santé maternelle”, est de réduire le ratio de mortalité maternelle des trois quarts de 1990 à 2015. Outre le ratio de mortalité maternelle – qui laisse de côté la morbidité maternelle –, l’indicateur choisi pour mesurer les progrès est la proportion des accouchements bénéficiant de la présence d’un personnel sanitaire qualifié; ceci ne couvre pas les cas où une femme souffre de complications qui menacent sa vie et exigent des soins d’urgence.

Pour mesurer ces aspects, l’Equipe de travail du Projet du Millénaire sur la santé maternelle et la santé infantile a recommandé d’adopter pour cible additionnelle l’objectif de la CIPD “Accès universel aux services de santé en matière de reproduction d’ici à 2015 à l’aide des systèmes de soins de santé primaires”. L’Équipe de travail recommande en outre que les pays utilisent aussi le premier des indicateurs mis au point en 1997 par l’OMS, l’UNICEF et l’UNFPA : le nombre de centres de soins obstétricaux d’urgence, tant complets qu’élémentaires, en état de fonctionnement pour 500 000 personnes et la proportion des accouchements qui ont lieu dans des centres d’urgence (aux niveaux de soins appropriés). Elle insiste aussi pour que l’on se préoccupe d’assurer un accés equitable à ces centres. Source

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