UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé maternelle
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé maternelle

De nouvelles approches
Les causes et les conséquences
La morbidité maternelle
La fistule obstétricale
Réduire la mortalité et la morbidité maternelles
Il est difficile de faire des dénombrements exacts
Des réponses globales
Les soins prénatals
Une assistance qualifiée lors de l’accouchement
Les soins obstétricaux d’urgence
Les soins d’après avortement
La qualité des soins de santé maternelle
Les hommes et la santé maternelle
L’UNFPA et la maternité sans risques

Les soins obstétricaux d’urgence

Toute femme peut souffrir de complications durant la grossesse. Mais pratiquement toutes les complications obstétricales peuvent être traitées. Les faibles ratios de mortalité maternelle sont dus en grande partie au fait que les complications sont identifiées de bonne heure et traitées.

COMBATTRE LES “TROIS RETARDS”. Le modèle des “trois retards” s’est avéré utile dans la conception des programmes visant à gérer les complications obstétricales. Venir à bout des retards dans la décision de rechercher des soins, dans l’arrivée aux centres de santé appropriés et dans les soins à ces centres exige de suivre des procédures en ordre séquentiel – depuis les soins prénatals et la préparation à l’accouchement jusqu’à l’assistance durant l’accouchement et à la capacité d’aiguillage.

Les services de santé qui couvrent les soins obstétricaux d’urgence sont classés en deux catégories : élémentaires et complets(41). Les fonctions d’urgence élémentaires, accomplies dans un centre de santé dépourvu de salle d’opération, comprennent : l’assistance à l’accouchement vaginal; l’évacuation manuelle du placenta et des autres tissus pour prévenir l’infection; et l’administration d’antibiotiques pour prévenir l’infection et de médicaments pour prévenir ou traiter la perte de sang, les convulsions et l’hypertension.

Les services complets exigent une salle d’opération et sont généralement fournis dans un hôpital de district. Ils comprennent toutes les fonctions d’un centre d’urgence élémentaire et aussi la capacité d’effectuer des opérations chirurgicales (césariennes), pour gérer l’arrêt de l’accouchement, et de procéder à une transfusion de sang non contaminé en cas d’hémorragie.

Un certain nombre de pays cherchent à accroître le nombre de centres de soins obstétricaux d’urgence élémentaires, aussi bien qu’à renforcer la capacité du personnel et améliorer la qualité des soins fournis. Par exemple, avec l’appui de l’UNFPA, la Guinée-Bissau a évalué les besoins en soins obstétricaux d’urgence et élaboré des plans pour augmenter le nombre de centres offrant des soins d’urgence élémentaires et de centres offrant des soins complets(42).

SERVICES DE QUALITÉ. La qualité des soins obstétricaux d’urgence est la clef du succès. Les services doivent être disponibles 24 heures par jour et sept jours par semaine et assurés par un personnel bien formé et motivé, avec les fournitures essentielles et la logistique en place, des systèmes de transport et communication en état de fonctionnement et un suivi permanent.

Un certain nombre de pays ont donné priorité à l’amélioration de l’accès aux soins obstétricaux d’urgence et à l’élévation de leur qualité. Le Liban et l’Oman ont consolidé leurs services d’aiguillage. El Salvador a mis en place des services obstétricaux modèles dans les hôpitaux et les postes sanitaires. En Jamaïque, l’accès aux soins obstétricaux d’urgence, y compris des installations spéciales pour le transport et l’aiguillage vers des niveaux de soins plus élevés, est assuré dans chaque district(43).

Depuis la CIPD, divers pays d’Afrique subsaharienne ont introduit la formation du personnel de santé aux soins obstétricaux d’urgence. Ce sont l’Angola, le Bénin, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Sénégal, le Swaziland, le Tchad et la Zambie.

Au Maroc, les prestataires ont été formés à utiliser de nouveaux protocoles pour traiter les urgences obstétricales. Des services complets ont été mis en place dans cinq hôpitaux ruraux, et 10 hôpitaux provinciaux ont amélioré la qualité des soins obstétricaux d’urgence, ce qui a permis d’augmenter sensiblement le nombre de femmes qui reçoivent des soins appropriés(44).

AMÉLIORER LES TRANSPORTS ET RÉDUIRE LES AUTRES OBSTACLES. Les familles pauvres sont souvent incapables et quelquefois n’ont aucune envie de chercher un moyen de transport vers un centre de santé quand une femme est sur le point d’accoucher, ou de payer le prix du transport. Le Mouvement Ami des mères, en Indonésie, a aidé les communautés à reconnaître la nécessité de systèmes de transport d’urgence pour les femmes sur le point d’accoucher et à les mettre en place(45).

On s’efforce actuellement de comprendre les obstacles à l’utilisation des soins disponibles et de la promouvoir. Un partenariat d’associations médicales canadienne et ougandaise, conduit dans le cadre de l’Initiative Sauver les mères de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO), a travaillé dans le district rural de Kiboga, en Ouganda, à améliorer les soins obstétricaux d’urgence et leur utilisation.

On a augmenté le nombre et développé les capacités des assistants qualifiés à l’hôpital de district, et rendu les dispensaires locaux accessibles 24 heures par jour; modernisé les centres de santé, qui ont en outre été dotés du nécessaire; tenu des ateliers pour améliorer l’attitude des agents sanitaires envers les membres de la communauté. L’UNFPA a fourni deux ambulances.

Grâce à ces interventions, la proportion des femmes souffrant de complications obstétricales qui ont été traitées est passée de 4 % en 1998, année où le projet a commencé, à 47 % en 2000. Les décès maternels sont tombés de 9,4 % en 1998 à environ 2 % en 1999 et 2000 pour les femmes recevant des soins obstétricaux d’urgence(46).

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