UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction et planification familiale
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction et planification familiale

La planification familiale et l’hygiène sexuelle
L’accès et le recours à la contraception
Les besoins non satisfaits
Le choix des méthodes
Les infections sexuellement transmissibles
La qualité des soins
Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction
Garantir l’approvisionnement des fournitures
Les hommes et la santé en matière de reproduction

Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction

Depuis la CIPD, l’UNFPA s’est efforcé d’améliorer la qualité des soins, d’élargir l’accès aux services, de garantir des fournitures et un équipement adéquats, et de perfectionner les compétences du personnel médicosanitaire (technique, gestion et relations interpersonnelles) en offrant appui technique, équipement et formation.

Plus récemment, l’attention a été centrée sur une mobilisation des communautés aux fins d’obtenir des services de santé de meilleure qualité et une participation accrue des femmes à leur gestion. L’UNFPA appuie “Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction”, initiative novatrice qui vise à doter les utilisateurs de connaissances concernant leur santé et leurs droits en matière de reproduction et à mettre en place des mécanismes communautaires d’appui de telle sorte qu’ils aient une “voix plus forte” afin de veiller à ce que des mesures soient prises pour améliorer les soins de santé en matière de reproduction. Dans cette initiative, l’UNFPA a pour partenaires l’Organisation internationale du Travail, l’UNICEF et l’OMS.

DES COMMUNAUTÉS DE CLIENTS ÉDUQUÉS. L’hypothèse de départ est que des utilisateurs mieux informés auront une meilleure interaction avec les prestataires et seront aussi davantage portés à se mobiliser pour obtenir des changements au niveau communautaire. Promouvoir l’action collective des communautés pour exiger des soins de qualité peut aussi aider à garantir que la décentralisation des services de santé en cours dans de nombreux pays n’aboutira pas à une réduction des ressources mises à la disposition des soins de santé en matière de reproduction.

Le projet “Des voix plus fortes” a construit un pont entre des organisations qui auparavant n’agissaient pas de concert – avocats des droits en matière de reproduction, groupes de femmes organisés, prestataires de soins de santé, et organisations centrées sur le financement communautaire ou la réforme des systèmes de santé.

“Des voix plus fortes” a commencé dans les pays suivants : Inde, Kirghizistan, Mauritanie, Népal, Pérou et République-Unie de Tanzanie. Les activités ont porté sur les approches participatives visant à élargir l’accès des femmes aux services de santé en matière de reproduction, la liaison entre les groupes de femmes et les prestataires afin de promouvoir de meilleurs soins, et la mobilisation des jeunes pour qu’ils collaborent avec les prestataires concernant la mise en place de services accueillants aux jeunes.

Au Kirghizistan, des groupes communautaires ont levé des fonds et remis à neuf des postes obstétricaux; des femmes appartenant à la communauté prennent la parole contre la vieille tradition de l’ « enlèvement des fiancées », qui constitue une violation des droits en matière de reproduction. En Mauritanie, deux microplans d’assurance-maladie à base communautaire ont été créés pour garantir que les femmes pauvres auront accès aux services de maternité. Au Népal, les partenaires du projet ont élaboré une Stratégie nationale pour la qualité des soins de santé en matière de reproduction, qui ouvre des voies nouvelles en ce qu’elle considère que la « demande » et les droits en matière de reproduction sont indispensables à la prestation de services de bonne qualité.

En République-Unie de Tanzanie, les partenaires du projet ont, pour la première fois dans le pays, abordé la qualité des soins sous l’angle des droits, en mettant l’accent sur le renforcement des capacités locales et sur le suivi communautaire des services, ce qui va dans le même sens que les efforts de décentralisation.

RÉMUNÉRATION DES SERVICES. De nombreux pays étudient actuellement les moyens de percevoir une redevance pour les services, étant donné l’insuffisance du financement de la santé en matière de reproduction par les donateurs et le gouvernement. Les efforts de recouvrement des coûts ont donné des résultats mitigés. Au Bangladesh, par exemple, la Stratégie du secteur « santé et population » de 1997 a incité les ONG à cesser d’offrir la planification familiale à domicile et à percevoir de modestes redevances pour des services qui étaient auparavant gratuits. En même temps, les ONG se sont efforcées d’améliorer leurs services.

Une évaluation des changements intervenus a permis de constater que les clients appréciaient les services fournis et se jugeaient traités avec douceur et considération dans les dispensaires d’ONG. Elle a aussi établi, cependant, que les changements intervenus avaient fréquemment suscité le sentiment que les pauvres se heurtent à une discrimination dans les centres de santé et que les services de qualité sont hors de leur portée parce qu’ils ne peuvent en acquitter le prix (50).

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