UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction et planification familiale
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction et planification familiale

La planification familiale et l’hygiène sexuelle
L’accès et le recours à la contraception
Les besoins non satisfaits
Le choix des méthodes
Les infections sexuellement transmissibles
La qualité des soins
Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction
Garantir l’approvisionnement des fournitures
Les hommes et la santé en matière de reproduction

La qualité des soins

Le Programme d’action de la CIPD a reconnu que “les programmes de planification familiale devront s’efforcer notablement d’améliorer la qualité des soins” (par. 7.23), ne se bornant pas à assurer à tous les services de santé en matière de reproduction. Le but doit être de permettre à tous “de faire des choix éclairés et de mettre à leur disposition toute une gamme de méthodes sûres et efficaces” (par. 7.12).

Depuis 1994, les services ont été réorientés en de nombreux pays de manière à en améliorer la qualité et à mieux répondre aux besoins et désirs des clients – grâce à un choix plus large de méthodes contraceptives, un meilleur suivi et une formation améliorée du personnel pour qu’il fournisse information et conseils (l’accent porte sur l’ouverture, la confidentialité et le choix informé). L’amélioration des services offerts aux groupes de population pauvres constitue une autre priorité mondiale(36).

La publication en 1990 d’un cadre de la qualité des soins(37) a fixé les composantes de ce que doivent être des soins de santé en matière de reproduction. Les clients doivent pouvoir choisir parmi des méthodes contraceptives, recevoir une information exacte et complète et des soins techniquement compétents, avoir une interaction satisfaisante avec les prestataires, bénéficier de soins continus et disposer d’un vaste ensemble de services connexes. Un autre cadre a exposé en détail le soutien, les outils et les ressources dont les prestataires ont besoin pour offrir des soins de qualité(38).

On s’efforce de centrer davantage l’attention sur l’amélioration de l’environnement des services pour répondre aux besoins des clients en faisant participer le personnel de tous niveaux à l’identification des problèmes et à la formulation de solutions. Après la CIPD, des approches qui étaient déjà largement utilisées dans les pays développés ont été introduites dans les programmes internationaux de planification familiale(39).

15 CE QUE LES CLIENTS CONSIDÈRENT COMME DES SOINS DE QUALITÉ

Les clients évaluent la qualité des services qu’ils reçoivent. S’ils en ont le choix, ils utiliseront les centres et les prestataires qui offrent les meilleurs soins, du moins tels qu’ils le perçoivent. Des études menées à travers le monde entier font penser que les clients veulent :

  • Considération, amitié et politesse;
  • Confidentialité et respect de la vie privée;
  • Des prestataires qui comprennent la situation et les besoins de chaque client;
  • Une information complète et exacte, notamment toute la vérité concernant les effets secondaires des contraceptifs;
  • Compétence technique;
  • Un accès permanent à des fournitures et services qui soient fiables, de coût abordable et directement accessibles;
  • Equité. L’information et les services doivent être offerts à chacun sans considération d’âge, de situation matrimoniale, de sexe, d’orientation sexuelle, de classe ou d’ethnicité;
  • Des résultats. Les clients sont frustrés quand on leur dit d’attendre ou de revenir.
Source

ACTIONS CONCRÈTES. L’enquête mondiale de l’UNFPA en 2003 a établi que 143 pays avaient pris des mesures pour améliorer l’accès à des services de santé en matière de reproduction qui soient de bonne qualité, tandis que 115 déclaraient avoir pris des initiatives multiples. Il s’agit notamment d’accroître le personnel et intensifier la formation (77 pays); d’introduire des normes de qualité (45) et d’améliorer la gestion et la logistique (36). Au Bangladesh, en Mongolie et en République démocratique populaire de Corée, par exemple, des protocoles et des mesures de contrôle de la qualité sont désormais en place pour un large éventail de services de santé en matière de reproduction. L’Indonésie met actuellement à jour les protocoles existants. La Jamaïque établit des indicateurs pour évaluer et contrôler la qualité des soins.

Au Guatemala, en Inde et au Kenya, les programmes du secteur public, des associations de planification familiale et des ONG spécialisées dans la santé féminine font tous une place à la fourniture de soins de qualité dans leurs buts et objectifs(40).

EFFETS DE LA QUALITÉ. Des soins de qualité peuvent accroître la demande de services en aidant les clients à choisir une méthode contraceptive appropriée et à continuer d’utiliser la planification familiale s’ils souhaitent limiter ou espacer les grossesses. Les femmes et hommes qui vivent dans des communautés où des services de qualité sont disponibles utilisent généralement davantage la planification familiale que les autres, comme l’a montré une étude menée au Pérou(41). Dans les zones rurales de la République-Unie de Tanzanie, le jugement porté sur la qualité des soins reçus dans un centre de planification familiale a un impact sensible sur le taux d’utilisation de contraceptifs par les membres de la communauté concernée(42).

Il importe aux clients d’être en mesure de choisir une méthode contraceptive. En Indonésie, 91 % des femmes qui ont obtenu la méthode qu’elles souhaitaient ont continué de l’utiliser après un an, contre 38 % de celles qui n’ont pas obtenu la méthode de leur choix(43). En Gambie et au Niger, les nouvelles utilisatrices qui ont reçu de bons conseils sur les effets secondaires d’une méthode contraceptive cessent généralement de l’utiliser dans une proportion moindre (d’un tiers à la moitié) après huit mois que celles qui ont jugé ces conseils inadéquats(44).

AFFRANCHIR LES PAUVRES. Un meilleur traitement fait une différence, en particulier, pour les femmes pauvres. Dans une récente étude menée au Bangladesh, les femmes qui ont estimé avoir reçu de bons soins(45) des agents de terrain adoptaient la contraception et en poursuivaient l’utilisation plus souvent (dans une proportion de 60 % et 34 %, respectivement) que les femmes qui estimaient avoir reçu des soins médiocres(46). Si la qualité des services retentissait sur l’adoption d’une méthode contraceptive pour toutes les femmes, son rôle déterminant était beaucoup plus marqué parmi les femmes pauvres et sans éducation pour ce qui est d’en poursuivre l’utilisation.

ACTIVITÉS DE FORMATION. L’interaction entre clients et prestataires est un ingrédient essentiel de bons soins. Les prestataires doivent étudier comment les clients se représentent les décisions relatives à leur santé, répondre à leurs préoccupations concernant les effets secondaires et les encourager à jouer un rôle actif dans les consultations. Il est possible d’améliorer les connaissances des prestataires et leur aptitude à la communication en définissant clairement ce qui est attendu d’eux dans l’interaction avec les clients, en leur donnant une rétroinformation sur leur performance et en rendant ainsi la formation plus efficace. Il importe aussi de leur fournir une rémunération adéquate, assez d’espace, de fournitures et de temps; et de confier à chaque agent un emploi pour lequel il est qualifié(47).

Des pays aussi divers que la République-Unie de Tanzanie, le Sénégal et la Turquie ont, depuis la CIPD, entrepris des réformes à l’échelle du système pour améliorer la qualité des soins. Ils ont renforcé la formation, élargi les activités éducatives, modernisé l’infrastructure et l’équipement, mis à jour les politiques et directives, et consolidé les systèmes de gestion(48).

De nombreux autres pays ont renforcé la formation et la supervision du personnel et élargi le choix des méthodes, qui sont aussi devenues plus aisément disponibles(49).

De nombreux pays se sont efforcés de moderniser leurs centres de santé en matière de reproduction. Les mesures prises sont les suivantes : homologation ou validation des centres (Mozambique); renforcement de l’infrastructure et mise en place de soins de suivi spécialisés (Brésil); création d’antennes sanitaires mobiles (Arménie et El Salvador); et fourniture de services gratuits ou à faible prix pour les quartiers de taudis ou les zones peuplées par des squatters en milieu urbain (148 pays).

16 PROMOUVOIR LA PARTICIPATION

La CIPD a souligné l’importance de faire participer les bénéficiaires de programmes de santé en matière de reproduction à leurs planification, exécution et suivi. L’enquête mondiale de l’UNFPA en 2003 a établi que 124 pays ont signalé avoir pris des mesures clefs dans ce domaine, et 48 de multiples mesures. Certains ont procédé à des auditions publiques ou à des enquêtes auprès des consommateurs et fait participer des communautés à la mise au point de programmes qui reflètent les besoins et opinions de la population.

Le Kenya a fait figurer des chefs de village et des guérisseurs traditionnels parmi les conseillers de communauté. La Malaisie a organisé des dialogues entre prestataires de services et clients. Le Brésil a institué des conseils de santé aux niveaux national, régional et municipal. Le Honduras a recouru à des questionnaires, des groupes témoins et des interviews approfondies pour obtenir une rétroinformation sur tous les systèmes de santé. La Lettonie a créé un “Bureau des droits des patients” qui conduit des enquêtes sur le degré de satisfaction des patients concernant les soins de santé.

Un certain nombre de donateurs et d’organisations internationales ont lancé des activités visant à promouvoir la participation de la société civile à la satisfaction des besoins de santé en matière de reproduction. Trente-quatre associations nationales de planification familiale appartenant à la Fédération internationale pour la planification familiale conduisent une initiative, étendue sur cinq ans, pour identifier les insuffisances sur le plan de la qualité et y remédier. Source

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