UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction et planification familiale
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction et planification familiale

La planification familiale et l’hygiène sexuelle
L’accès et le recours à la contraception
Les besoins non satisfaits
Le choix des méthodes
Les infections sexuellement transmissibles
La qualité des soins
Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction
Garantir l’approvisionnement des fournitures
Les hommes et la santé en matière de reproduction

Les infections sexuellement transmissibles

Quelque 340 millions de nouveaux cas d’infections bactériennes sexuellement transmissibles surviennent chaque année (notamment syphilis, blennorrhée, chlamydia et trichomonas) chez des personnes âgées de 15 à 49 ans(23). Si la plupart des cas peuvent être soignés, beaucoup ne sont pas diagnostiqués et ne reçoivent aucun traitement faute de services accessibles(24). Les IST non traitées constituent une cause majeure de stérilité, qui touche 60 à 80 millions de couples dans le monde entier.

Plus des trois quarts des cinq millions de nouveaux cas d’infection par le VIH qui surviennent chaque année sont transmis par des rapports sexuels (voir Chapitre 8). Une IST non traitée peut décupler le risque d’infection et de transmission du VIH(25). Une autre IST virale, le papillomavirus humain, est liée au cancer du col de l’utérus, qui tue 240 000 femmes chaque année. Les préservatifs, masculins comme féminins, sont l’unique méthode contraceptive qui assure une protection notable contre les IST virales et bactériennes(26).

La CIPD a demandé que le dépistage et le traitement des IST, de même que l’information et les conseils, deviennent des composantes intégrales de tous les services de santé en matière de reproduction et de sexualité(27).

DIFFÉRENCES SEXOSPÉCIFIQUES. Au cours de la dernière décennie, on a porté une attention croissante au rôle critique du sexe dans le diagnostic et le traitement des IST. Les femmes sont plus exposées à l’infection que les hommes et leur dépistage est plus difficile : 70 % des femmes atteintes d’IST n’ont pas de symptômes (contre 10 % des hommes)(28).

La gestion des IST peut tenir une place importante dans l’offre de services de planification familiale. Là où l’équipement nécessaire au dépistage des IST n’est pas disponible, les agents sanitaires font un diagnostic global en fonction des facteurs de risque et des symptômes du client. Mais cette approche a ses limitations, et les infections ne sont souvent ni diagnostiquées ni traitées(29).

Les IST non traitées chez les femmes enceintes peuvent faciliter la transmission de l’infection au nourrisson et comporter le risque d’un accouchement avant terme, d’une insuffisance pondérale à la naissance ou de la cécité du nouveau-né(30).

INTÉGRATION. Assurer le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST dans le cadre des soins de santé en matière de reproduction donne l’occasion d’atteindre les millions de femmes qui recherchent ces services, dont beaucoup n’ont pas d’autres contacts avec le système de santé. L’expérience montre qu’en intégrant la prévention des IST, la planification familiale et la délivrance de conseils sur la sexualité et les relations entre partenaires, on peut favoriser une utilisation accrue des services(31).

Les services intégrés, plutôt que les centres autonomes ou le traitement par des médecins privés, permettent des économies en coûts, personnel, fournitures et équipement et conviennent généralement mieux à la clientèle(32). Mais les efforts faits pour démanteler les programmes d’IST verticaux se sont heurtés à une certaine résistance.

L’Indonésie a commencé en 1995 d’intégrer les services pour IST dans les autres services de santé en matière de reproduction. Pour surmonter l’opprobre lié aux soins pour IST ou les préoccupations dues au fait que les travailleurs de l’industrie du sexe fréquentent les centres sanitaires, les services pour IST ont été offerts en dehors de l’horaire normal d’ouverture des dispensaires et dans des salles d’examen distinctes(33).

Lors de l’enquête mondiale de l’UNFPA en 2003, 43 pays ont signalé avoir pris depuis la CIPD des mesures pour intégrer l’information sur les IST et/ou la prévention du VIH/sida dans les soins de santé primaires(34). L’Équateur, le Libéria, le Mozambique et le Zimbabwe, par exemple, font maintenant place aux services pour IST dans les centres de santé primaires(35).

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