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Santé en matière de reproduction et planification familiale
Depuis 1994, le taux du recours à la planification familiale
est passé dans le monde entier de 55 % à environ 61 % des
couples mariés. Il a augmenté d’au moins un point de pourcentage
chaque année dans 68 % des pays pour lesquels les
données sont disponibles et d’au moins 2 points dans 15 %
de ces pays. Ce taux varie selon les régions, allant d’environ
25 % en Afrique à près de 65% en Asie (où le taux élevé enregistré
en Chine relève la moyenne), et à 70 % en Amérique
latine et dans les Caraïbes, ainsi que dans les régions
développées.
Cependant, de nombreux pays, en particulier les plus
pauvres, n’ont encore qu’un accès restreint aux contraceptifs,
et le choix l’est également. Si la Chine (avec sa nombreuse
population et sa forte prévalence) est laissée à l’écart des
calculs, seulement 46 % des femmes mariées recourent à
la contraception en Asie. Dans les pays les moins avancés,
la moyenne est beaucoup plus faible.
L’appui des gouvernements aux méthodes de contraception –
par l’entremise d’établissements publics tels qu’hôpitaux,
dispensaires, centres de santé et postes sanitaires, ainsi qu’à
l’aide d’agents de terrain – n’a cessé d’augmenter depuis les
années 70. En 2001, les gouvernements de 92 % de tous les
pays prêtaient appui aux programmes de planification
familiale.
La prévalence des contraceptifs a augmenté dans chacun
des 20 pays ayant fait l’objet de deux enquêtes depuis le milieu des années 90, avec une moyenne de départ de 28 %,
qui est passée à 35 %. La proportion des besoins satisfaits par
des méthodes modernes a augmenté dans 19 de ces pays(4), où
une augmentation moyenne de 94 % a été enregistrée dans
le quintile le plus pauvre de la population. Dans 10 pays,
l’augmentation annuelle des besoins satisfaits a été plus
importante pour le quintile le plus pauvre que pour
l’ensemble de la population.
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COÛTS ET AVANTAGES DE L’UTILISATION DE CONTRACEPTIFS |
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Au coût d’environ 7,1 milliards de dollars par an, l’utilisation de
contraceptifs modernes prévient actuellement chaque année :
- 187 millions de grossesses non recherchées;
- 60 millions de naissances non planifiées;
- 105 millions d’avortements provoqués;
- 2,7 millions de décès infantiles;
- 215 000 décès liés à la grossesse (dont 79 000 dus à des
avortements pratiqués dans des conditions dangereuses);
- Pour 685 000 enfants, la perte de leur mère du fait de décès liés
à la grossesse .
Il y a environ 201 millions de femmes dont le besoin d’une contraception
efficace n’est pas satisfait. La satisfaction de leur besoin, à un
coût annuel estimatif de 3,9 milliards de dollars, éviterait environ 52
millions de grossesses chaque année (dont la moitié seraient différées,
conformément aux désirs exprimés).
La prévention ou le retard de ces grossesses non recherchées éviterait
également :
- 23 millions de naissances non planifiées (soit une réduction
de 60 %);
- 22 millions d’avortements provoqués (soit une réduction de 64 %);
- 1,4 million de décès infantiles;
- 142 000 décès liés à la grossesse (dont 53 000 dus à des avortements
pratiqués dans des conditions dangereuses);
- Pour 505 000 enfants, la perte de leur mère du fait de décès liés
à la grossesse.
Source
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