UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction et planification familiale
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction et planification familiale

La planification familiale et l’hygiène sexuelle
L’accès et le recours à la contraception
Les besoins non satisfaits
Le choix des méthodes
Les infections sexuellement transmissibles
La qualité des soins
Des voix plus fortes pour la santé en matière de reproduction
Garantir l’approvisionnement des fournitures
Les hommes et la santé en matière de reproduction

Les lacunes dans les soins de santé en matière de reproduction et de sexualité sont responsables de près d’un cinquième des cas de mortalité prématurée et de morbidité dans le monde entier, et d’un tiers des maladies et décès chez les femmes d’âge procréateur(1).

À la conférence du Caire, la communauté internationale s’est ralliée à un nouveau et vaste concept de la santé et des droits en matière de reproduction, y compris la planification familiale et l’hygiène sexuelle. Elle a demandé l’intégration de la planification familiale et des soins de santé maternelle et infantile dans un ensemble plus vaste de services, dont le contrôle du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST). Pour réduire le nombre de grossesses non recherchées, améliorer la santé maternelle et freiner la pandémie du VIH/sida, il est apparu essentiel d’élargir l’accès aux services et de répondre aux besoins et aux vœux exprimés par les clients.

La CIPD s’est fixé pour objectifs d’assurer à tous, d’ici à 2015, un accès sans obligation à un éventail complet d’informations et de services relatifs à la santé en matière de reproduction. Les délégués ont également convenu que la santé en matière de reproduction et de sexualité constitue un droit fondamental, qui fait partie du droit général à la santé.

Depuis 1994, d’importants progrès ont été réalisés vers l’objectif fixé par la CIPD de l’accès universel aux services de santé en matière de reproduction. L’enquête mondiale menée par l’UNFPA en 2003 a établi que la plupart des pays ont institué des politiques et programmes de santé en matière de reproduction ou les ont élargis. Beaucoup ont sensiblement modifié la manière dont les services de santé maternelle et infantile et la planification familiale sont offerts(2), réorientant les services afin d’en améliorer la qualité et de mieux répondre aux besoins et désirs des clients. L’augmentation de l’utilisation de contraceptifs parmi les couples indique un accès accru à la planification familiale(3). Une attention accrue a été portée aux droits en matière de reproduction dans les lois et les politiques.

LA SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION – UN CONCEPT GLOBAL

Par santé en matière de reproduction, on entend le bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine, pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l’absence de maladies ou d’infirmités. Cela suppose donc qu’une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité, qu’elle est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu’elle le désire. Cette dernière condition implique qu’hommes et femmes ont le droit être informés et d’utiliser la méthode de planification familiale de leur choix, ainsi que d’autres méthodes de leur choix de régulation des naissances qui ne soient pas contraires à la loi, méthodes qui doivent être sûres, efficaces, abordables et acceptables, ainsi que le droit d’accéder a des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien grossesse et accouchement et donnent aux couples toutes les chances d’avoir un enfant en bonne santé.

— Programme d’action de la CIPD, par. 7.2

Depuis 1994, les gouvernements, les organismes internationaux et les ONG se sont préoccupés avant tout d’accroître la demande de contraception, non pas seulement d’offrir davantage de fournitures. Accroître la demande, cela signifie mieux satisfaire aux besoins et aux désirs des clients et offrir un vaste ensemble de méthodes de planification familiale et des soins de meilleure qualité, grâce à des centres bien approvisionnés et à un personnel poli, bien formé et capable de dispenser des renseignements.

Mais des millions de personnes – en particulier les pauvres – n’ont pas encore accès à des services de qualité, notamment aux méthodes modernes de planification familiale, aux services obstétricaux d’urgence, à la prévention et à la gestion des IST. La demande augmente plus vite que les ressources pour y répondre. Et, en de nombreux pays, divers facteurs ont limité les progrès dans l’intégration des services existants et la mise en place des synergies envisagées par la CIPD.

RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE MONDIALE. Les réponses des pays à l’enquête mondiale de l’UNFPA en 2003 indiquent que des progrès ont été réalisés dans l’élargissement de l’accès à la santé en matière de reproduction et dans l’intégration de la planification familiale aux autres services. Mais des problèmes considérables ont également été signalés. Dans la décennie écoulée depuis la CIPD, les pays ont accepté l’idée et la pratique de la santé en matière de reproduction. Ils ont étoffé leurs programmes pour atteindre davantage de personnes ayant besoin des services et pour intégrer la planification familiale aux soins prénatals et postnatals, aux services d’accouchement, à la prévention des IST et du VIH/sida, au dépistage du cancer du col de l’utérus, et à l’aiguillage vers un traitement plus approfondi quand besoin est.

On a également mis de plus en plus l’accent sur l’amélioration de l’accès aux groupes sous-desservis, notamment les très pauvres et les habitants des zones rurales, et sur l’octroi aux pauvres des moyens de mieux faire entendre leur voix dans la définition des politiques, de telle manière que l’information et les services soient adaptés à leurs situations particulières. Les pays intègrent également la santé en matière de reproduction, notamment la planification familiale et l’hygiène sexuelle, aux services de soins de santé primaires dans le contexte de la réforme du secteur sanitaire et des immenses changements intervenus concernant les dispositions en matière d’organisation, d’administration et de financement.

ÉVOLUTION JURIDIQUE. Depuis la CIPD, de nombreux pays ont adopté des lois visant à élargir l’accès de toutes les femmes et de tous les hommes aux soins de santé en matière de reproduction et à garantir que les femmes et les adolescentes enceintes ne sont pas exclues de l’école ou de l’emploi et n’y font pas l’objet d’une discrimination. L’enquête mondiale de l’UNFPA a établi que, depuis 1994, 46 pays avaient promulgué de nouvelles lois en la matière.

Par exemple, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’exigence du “consentement de l’époux” pour faire usage de contraceptifs a été éliminée et les adolescents âgés de 16 ans au moins peuvent avoir accès aux services de santé en matière de reproduction sans le consentement de leurs parents. La République démocratique populaire lao a adopté une politique nationale d’espacement des naissances, inversant une politique pronataliste adoptée dans les années 90. En vertu de cette nouvelle politique, la contraception est offerte gratuitement, mais sans aucune contrainte.

La politique nationale de santé du Belize définit les droits en matière de reproduction, y compris les services de dépistage et d’accompagnement psychologique concernant l’infection par le VIH; assure une exemption fiscale aux ONG qui fournissent des services de santé; et fixe des protocoles relatifs aux services de planification familiale.

Dans l’enquête mondiale, 20 pays ont fait mention de campagnes de plaidoyer qui promeuvent les droits en matière de reproduction. Dix-huit ont mis en relief des changements institutionnels. Par exemple, en Micronésie, les étudiantes enceintes sont autorisées à poursuivre leurs études et les adolescents ont reçu le droit de recourir à la contraception sans le consentement écrit des parents. Dix pays ont adopté une législation de la famille visant à rendre les hommes plus responsables de la santé en matière de reproduction.

12 L’OMS ADOPTE UNE STRATÉGIE GLOBALE SUR LA SANTÉ EN MATIÈRE DE REPRODUCTION POUR ATTEINDRE LES MDG

En mai 2004, la 57e Assemblée mondiale de la santé a adopté la première stratégie de l’Organisation mondiale de la santé sur la santé en matière de reproduction. Le but est d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et des objectifs de santé en matière de reproduction fixés à la CIPD et à son suivi après cinq ans.

La stratégie identifie cinq aspects prioritaires de la santé en matière de reproduction et de sexualité :

  • Améliorer les soins prénatals, lors de l’accouchement et du postpartum, et les soins aux nouveau-nés;
  • Fournir des services de haute qualité pour la planification familiale, y compris les services destinés à remédier à la stérilité;
  • Éliminer l’avortement pratiqué dans des conditions dangereuses;
  • Lutter contre les IST, dont le VIH, les infections de l’appareil génital, le cancer du col de l’utérus et d’autres états gynécologiques morbides;
  • Promouvoir la santé sexuelle.

L’ Assemblée a reconnu le Programme d’action de la CIPD et exhorté les pays à :

  • Adopter et appliquer la nouvelle stratégie dans le cadre des efforts nationaux vers la réalisation des MDG;
  • Prendre en considération la santé en matière de reproduction et de sexualité aux stades de la planification et de la budgétisation;
  • Renforcer la capacité des systèmes de santé d’assurer l’accès de tous aux soins de santé en matière de reproduction et de sexualité, notamment la santé des mères et des nouveau-nés, avec la participation des communautés et des ONG;
  • Veiller à ce que la mise en œuvre du Programme d’action bénéficie aux pauvres et aux autres groupes marginalisés, y compris les adolescents et les hommes;
  • Inclure tous les aspects de la santé en matière de reproduction et de sexualité dans le suivi au niveau national et dans l’établissement de rapports sur les progrès accomplis vers la réalisation des MDG.
Source

La planification familiale et l’hygiène sexuelle

La CIPD a appelé tous les pays à prendre des mesures pour répondre aux besoins de leurs populations respectives en matière de planification familiale et pour assurer, d’ici à 2015, l’accès de tous à un éventail complet de méthodes de planification familiale sans danger et fiables. Les buts étaient d’aider les couples et les individus à atteindre leurs objectifs de procréation; de prévenir les grossesses non désirées et de réduire le nombre de grossesses à haut risque; de rendre abordables, acceptables et accessibles à tous des services de planification familiale qui soient de qualité; d’améliorer la qualité de l’information, des conseils et services en matière de planification familiale; et d’accroître la participation des hommes à la pratique de la planification familiale.

AVANTAGES DU CHOIX. La planification familiale permet aux individus et aux couples de déterminer le nombre de leurs enfants et l’espacement de leur naissance – droit fondamental de la personne reconnu. Des bénéfices pratiques sont acquis à de nombreux niveaux :

  • Pour les individus, amélioration de la santé maternelle et infantile; élargissement des chances offertes aux femmes en matière d’éducation, d’emploi et de participation sociale; réduction des risques de santé; et limitation du recours à l’avortement;


  • Pour les familles, moindre compétition et moindre éparpillement des ressources; recul de la pauvreté des ménages; et possibilité accrue de prise de décisions en commun;


  • Pour la société, accélération de la transition démographique; et possibilité de tirer parti de la “prime démographique” (voir Chapitre 2) pour accélérer le développement économique.


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