UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes

Les réalisations
Les résultats de l’enquête mondiale
Les progrès sur le plan juridique
La CIPD et les MDG
Des problèmes redoutables : Remplir le verre à demi-vide

Des problèmes redoutables : Remplir le verre à demi-vide

Une récente analyse des rapports nationaux sur les progrès accomplis vers la réalisation des MDG a établi ce qui suit : « En dépit de la perspective basée sur les droits que reflètent la plupart des rapports dans les discussions sur l’objectif 3 [promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes], la manière dont la place des femmes est considérée dans les discussions menées au sujet d’autres objectifs continue de n’être pas basée sur les droits et réduit cette place à un simple élément d’explication. C’est le cas, par exemple, des discussions sur la mortalité infantile dans plusieurs rapports, où le fait que les femmes ne sachent pas s’y prendre pour soigner et nourrir les nourrissons est très généralement présenté comme un obstacle à la réalisation de l’objectif. Une telle formulation ne tient aucun compte des variables sexospécifiques qui interviennent dans la survie de l’enfant, tout en acceptant sans aucun commentaire le fait que les pères ne jouent aucun rôle dans la fonction parentale et les soins aux enfants. »(11).

Même 10 après Le Caire, le rapport a établi que les femmes sont encore vues sous l’angle de leur vulnérabilité et présentées généralement dans les limites de leur rôle traditionnel de mère ou comme victimes – non pas comme acteurs dans le processus de développement.

Parmi les autres obstacles, il faut citer le manque persistant de données de bonne qualité ventilées par sexe, la maigreur des ressources financières et techniques attribuées aux programmes conçus pour les femmes aux niveaux tant international que national, et la profonde incertitude concernant les mérites relatifs de l’intégration des problèmes sexospécifiques dans tous les contextes par opposition aux programmes centrés sur les femmes.

DONNÉES. En l’absence de données ventilées par sexe, il devient impossible de marquer des points de repère dans le déroulement d’une politique ou d’un programme et d’en contrôler l’efficacité. Dans la plupart des pays, les données disponibles sur l’activité économique des femmes et leur capacité de prendre des décisions, comme sur les impacts différenciés des programmes de lutte contre la pauvreté ou d’autres programmes, comportent encore de sérieuses lacunes. Les données qui permettent des comparaisons de pays à pays sont encore plus rares. Les efforts actuellement en cours pour combler ces lacunes doivent recevoir priorité et être conduits plus énergiquement(12).

RESSOURCES LIMITÉES. Un second problème permanent tient à la maigreur des ressources. De nombreux engagements pris par les gouvernements et les institutions n’ont pu être respectés en raison du manque de fonds. Les programmes nationaux en faveur de la promotion de la femme sont particulièrement exposés à des coupures budgétaires arbitraires durant les périodes d’austérité. Une tendance extrêmement regrettable consiste à amputer le financement des programmes centrés sur les femmes pour la raison que les questions sexospécifiques sont désormais considérées dans tous les contextes à l’organisme ou l’institution en question.

INTÉGRATION DES QUESTIONS SEXOSPÉCIFIQUES DANS TOUS LES CONTEXTES. Cette intégration est devenue l’approche préférée dans les années 90, devant le fait reconnu que les programmes ou institutions centrés sur les femmes sont faciles à isoler ou marginaliser. Elle constitue cependant un processus difficile, où les pratiques optimales sont encore en train d’évoluer.

L’enquête mondiale de l’UNFPA a établi que la compréhension de ce que signifie l’approche « égalité entre les sexes » et de la manière de la mettre en œuvre dans le cadre des programmes et des politiques, comme l’a demandé la CIPD, laissait encore beaucoup à désirer. Les activités d’intégration des questions sexospécifiques dans tous les contextes, si elles sont conduites sans qu’un organisme féminin les appuie, risquent d’être mal centrées et encore plus faciles à ignorer que les initiatives centrées sur la femme. Ce qu’il faut, c’est une combinaison des activités d’intégration (en s’efforçant de déterminer ce qui donne ou ne donne pas de résultats, et pour quelle raison, au sein des institutions clefs(13)) et d’un mécanisme entre les mains de femmes, pourvu de ressources et de moyens de financement suffisants (à savoir notamment les ministères des affaires féminines ou de l’égalité entre les sexes, et les responsables des problèmes sexospécifiques dans les ministères, commissions ou départements), qui ait la capacité technique et l’envergure politique voulues pour lancer des politiques et programmes.

VOLONTÉ POLITIQUE. Derrière ces facteurs se posent les questions du poids et de l’engagement politiques. Dans les situations où un mouvement national de femmes vigoureux est en mesure de plaider pour les politiques, programmes et ressources nécessaires, le progrès peut être rapide. Dans d’autres situations, des ONG et d’autres organisations de la société civile gèrent des programmes intéressants en faveur de l’égalité entre les sexes, mais la plupart n’ont pas été amplifiés au point de devenir des programmes soutenus par le gouvernement. Cependant, même dans les situations où le mouvement de femmes manque de force, les dirigeants politiques peuvent jouer un rôle important dans le plaidoyer pour l’égalité entre les sexes et l’affranchissement des femmes.

11 LA CONVENTION SUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES

Pour que l’approche des problèmes de population fondée sur les droits se traduise en des lois, des politiques et des programmes efficaces, il faut que le plus important instrument des droits fondamentaux existant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), soit utilisé efficacement.

TL’équipe de travail 3 du Projet du Millénaire sur l’enseignement primaire et l’égalité entre les sexes a recommandé d’utiliser la CEDAW pour suivre les progrès et imposer un exercice plus rigoureux des responsabilités concernant l’égalité entre les sexes et l’affranchissement des femmes. Une étude menée en 2000 a conclu qu’une utilisation efficace de la CEDAW suppose que celle-ci soit très généralement connue; qu’un dialogue s’engage entre les représentants des gouvernements, les membres du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et les ONG; que des indicateurs ventilés par sexe soient utilisés pour assurer un suivi rigoureux des politiques, des lois et des budgets; et que les gouvernements reconnaissent la manière d’établir un lien entre leurs politiques et la CEDAW.

Jusqu’à présent, la CEDAW n’a pas été suffisamment utilisée pour suivre de près l’application du Programme d’action de la CIPD ou pour élaborer les mécanismes qui faciliteraient cette application. Source

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