UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes

Les réalisations
Les résultats de l’enquête mondiale
Les progrès sur le plan juridique
La CIPD et les MDG
Des problèmes redoutables : Remplir le verre à demi-vide

Les résultats de l’enquête mondiale

L’enquête mondiale conduite par l’UNFPA en 2003 a fourni un cadre utile pour évaluer ce qui a été fait dans le domaine de l’égalité entre les sexes et de l’affranchissement des femmes. Cinq séries de mesures ont été considérées dans cette enquête : i) protéger les droits des filles et des femmes et promouvoir leur affranchissement; ii) s’attaquer à la violence sexiste, surtout dirigée contre les filles et les femmes; iii) améliorer l’accès à l’éducation primaire et secondaire et remédier aux inégalités entre les sexes dans l’éducation; iv) inspirer aux garçons et aux hommes des habitudes les inclinant à soutenir l’égalité entre les sexes, ainsi que les droits des femmes et leur affranchissement; et v) promouvoir la responsabilité masculine à l’égard de la santé en matière de reproduction – la leur propre et celle de leur partenaire.

PROMOTION DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES. Si plus de la moitié des 151 pays en développement ayant répondu avaient adopté une législation nationale, ratifié les conventions des Nations Unies et créé des commissions nationales de la femme, des progrès comparables n’ont pas été accomplis s’agissant de formuler des politiques et de mettre en place des programmes. Un tiers seulement des pays avaient pris de telles mesures. Moins encore (13 pays seulement) avaient élaboré des programmes de plaidoyer en faveur de l’égalité entre les sexes.

MESURES DESTINÉES À AFFRANCHIR LES FEMMES. Environ la moitié des pays avaient élaboré des plans et des stratégies en faveur des femmes et visant à leur offrir des perspectives économiques, mais 28 pays seulement avaient accru la participation politique des femmes et pas plus de 16 s’étaient dotés de programmes visant à sensibiliser les milieux gouvernementaux.

VIOLENCE SEXISTE. L’enquête a établi que 91 pays avaient adopté des lois pour mettre en échec et punir la violence sexiste, mais que 21 seulement les appliquaient effectivement. Trente-quatre pays seulement avaient donné aux prestataires de services ou aux représentants du gouvernement une formation relative à la violence sexiste, et 33 seulement avaient mis en place des mécanismes de suivi.

9 FORMER LES AGENTS SANITAIRES À FAIRE FACE À LA VIOLENCE SEXISTE

La violence sexiste est un problème mondial qui, comme le montrent les études, peut toucher une femme sur trois. Les violences, qui vont de l’attaque verbale au viol et à des pratiques traditionnelles telles que la coupure génitale féminine, causent un dommage physique et psychologique – et constituent une violation des droits fondamentaux. De nombreuses victimes ne voient jamais un médecin pour porter remède aux mauvais traitements subis, ce qui rend très difficile de leur venir en aide.

Dans le cadre de son action pour faire obstacle à la violence sexiste, l’UNFPA a soutenu la formation du personnel médical afin de le rendre plus attentif au cas des femmes qui ont peut-être subi des violences et de satisfaire à leurs besoins sanitaires. Des interventions pilotes ont été conduites dans 10 pays : Cap-Vert, Équateur, Fédération de Russie, Guatemala, Liban, Lituanie, Mozambique, Népal, Roumanie et Sri Lanka.

À la suite de consultations avec les prestataires de soins de santé et leurs clientes, toutes les femmes ont fait l’objet d’un dépistage pour mauvais traitements dans certains projets pilotes. Les victimes possibles de mauvais traitements ont reçu un soutien juridique, médical et psychologique, ainsi qu’un aiguillage vers des centres médicaux en cas de besoin. Certaines interventions pilotes ont été menées en collaboration avec les autorités locales et des hôpitaux, d’autres avec des réseaux d’ONG. On s’est préoccupé de faire participer les communautés, et de créer des réseaux de soutien aux victimes de la violence sexiste qui comprennent des membres des forces de police et des prestataires de soins de santé, parallèlement à la délivrance de conseils.

L’UNFPA a aussi tenu des ateliers à l’intention des prestataires de soins de santé concernant l’identification des effets de la violence sexiste sur la santé des femmes et concernant la manière de déceler et prévenir les violences, ainsi que de venir en aide aux victimes. Au cours de ces ateliers, on a insisté sur l’obligation de la confidentialité et sur la nécessité d’un suivi.

Une évaluation a permis de constater le succès des interventions pilotes, qui méritent de continuer à recevoir un appui. Parmi les recommandations figure un appel lancé aux gouvernements pour qu’ils reconnaissent dans la violence sexiste un problème majeur de santé publique.

Sur la base de cette expérience, l’UNFPA a produit un manuel, Comment aborder en pratique la violence liée au sexe, qui a été traduit en sept langues. Source

ACCÈS À L’ÉDUCATION. Quarante-deux pays seulement étaient en mesure d’augmenter le budget de l’enseignement et 28 seulement avaient offert des incitations aux familles pauvres pour envoyer leurs enfants à l’école. De plus, 13 pays seulement avaient incorporé aux programmes scolaires la sensibilisation à l’égalité entre les sexes et 16 seulement avaient augmenté le nombre d’écoles secondaires de filles.

ATTITUDES ET RESPONSABILITÉ MASCULINES. Vingt pays seulement ont signalé qu’ils élaboraient des plans et programmes concernant l’éducation à la santé des jeunes et des adolescents en matière de reproduction. Moins de la moitié des pays ayant répondu avaient mis en place des programmes destinés à éduquer les hommes concernant la santé en matière de reproduction – la leur propre et celle de leur partenaire.

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