UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Migration et urbanisation
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Migration et urbanisation

Urbanisation et réinstallation
L’évolution des politiques depuis la CIPD
La migration internationale
Les mesures prises

Les mesures prises

L’enquête sur le terrain menée en 2003 par l’UNFPA a établi que 73 % des pays en développement ayant répondu (110 sur 151) ont signalé avoir pris certaines mesures en relation avec la migration internationale, contre 18 % dans l’enquête similaire menée en 1994. Près de la moitié des pays avaient adopté des programmes ou stratégies concernant les migrants internationaux ou les réfugiés; 37 % avaient promulgué une législation concernant les migrants internationaux et les travailleurs migrants; 33 % avaient adopté une politique de la migration; 11 % s’étaient efforcés de faire appliquer les conventions internationales relatives aux réfugiés, aux demandeurs d’asile et aux migrants illégaux; et 10 % avaient adopté des lois sur le trafic des humains, surtout des femmes et des enfants.

Un nombre croissant de pays ont mis en place des mécanismes de coordination de divers types – entre organismes gouvernementaux, entre gouvernements, et entre gouvernements, ONG et donateurs internationaux.

Les politiques de certains pays africains, comme le Ghana et la République-Unie de Tanzanie, portaient en priorité sur l’installation des réfugiés. En Amérique latine et dans les pays des Caraïbes, le souci premier était d’offrir des incitations aux nationaux de retour, tandis qu’on se préoccupait avant tout en Europe orientale, dans les États arabes et dans les républiques d’Asie centrale de protéger les marchés du travail et de combattre le trafic de drogues.

Pour mieux intégrer les immigrants dans leur société, quelques pays ont adopté des mesures promouvant l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi, au logement, à la santé et à l’éducation. Certains pays développés ont changé leur politique en matière de réunification des familles au cours de la dernière décennie.

Par exemple, depuis juillet 2002, le Danemark a cessé d’offrir un droit légal à être réuni au conjoint et, dans la plupart des cas, n’accorde pas ce droit si l’un des conjoints a moins de 24 ans. La Nouvelle-Zélande reconnaît un éventail plus large de structures familiales que par le passé, mais elle a aussi renforcé la responsabilité juridique des garants concernant les membres de leur famille qu’ils introduisent dans le pays. La politique du Canada, d’autre part, est devenue moins restrictive, portant désormais à 22 ans au lieu de 19 la limite d’âge des enfants à charge.

Un certain nombre de pays développés ont introduit des initiatives encourageant l’immigration de travailleurs qualifiés pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre. Certains ont adopté des politiques qui visent à attirer et retenir les étudiants particulièrement doués originaires de pays en développement.

Pour freiner le trafic croissant d’humains, les pays ont resserré les contrôles frontaliers et rendu plus strictes leurs politiques en matière d’asile; dans certains cas, ces mesures ont, par une conséquence non voulue, rendu ce trafic plus profitable. En réponse, certains pays ont prévu des peines sévères contre les trafiquants.

Bien que la plupart des pays d’accueil reconnaissent la contribution positive de la migration à l’économie, au développement social et culturel des pays qui reçoivent des migrants ou de ceux dont ils partent, le volume croissant de l’immigration illégale et le flux continu de réfugiés et de demandeurs d’asile continuent d’être une source majeure de préoccupation.

De nombreux pays sont favorables à une coopération internationale plus large afin de gérer plus efficacement la migration. Depuis 1994, huit processus de consultation régionale et sous-régionale ont été lancés et couvrent presque tous les pays. Le Programme international de politique de la migration commencé en 1998 a organisé 15 réunions régionales en vue de promouvoir la coopération et la mise en place de capacités. Et une Commission mondiale sur la migration internationale a été instituée en décembre 2003; il est prévu qu’elle soumettra des recommandations au Secrétaire général de l’ONU au milieu de 2005.

8 DRESSER LA CARTE DE LA POPULATION ET DE SES BESOINS

Les systèmes d’information élaborés au cours de la dernière décennie fournissent une information géographique précise concernant les personnes qui répondent aux enquêtes démographiques. Cela permettra un examen plus détaillé de la répartition de la richesse, des possibilités ouvertes et des difficultés à surmonter dans les limites de chaque pays, ainsi qu’une meilleure compréhension des facteurs de répulsion et d’attraction qui déterminent la réinstallation des migrants, comme aussi de l’impact des politiques conçues pour y répondre.

Par exemple, de récentes recherches font appel simultanément aux données des recensements et des enquêtes pour dresser la carte de la répartition des populations. Les résultats donnent à penser que la surface couverte par les centres urbains et les établissements périurbains, ainsi que leur impact sur l’environnement, peuvent être beaucoup plus grands que des évaluations antérieures basées sur les limites administratives ne l’avaient laissé croire. Les nouvelles méthodes permettent aussi de mesurer le chiffre des populations le long du littoral et dans d’autres régions écologiquement vulnérables.

Cette carte a servi à étudier la mortalité infantile dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest. Les résultats ont réaffirmé des constatations faites de longue date (par exemple, mortalité plus élevée des jeunes enfants de sexe masculin, avantage des zones urbaines sur les zones rurales, effets protecteurs de l’éducation des mères et d’un meilleur assainissement), mais ont aussi offert de nouveaux aperçus inattendus sur la forte concentration des secteurs où les résultats sont les plus médiocres, ce qui pourrait conduire à mieux cibler les programmes.

Il faudra faire des investissements considérables dans la mise en place de capacités et le transfert de technologie afin de tirer pleinement profit des nouvelles techniques de collecte et des nouvelles méthodes d’analyse des données. Des analyses plus détaillées des réseaux sociaux urbains et les caractères propres de chaque quartier devront aussi être incorporés à la recherche et à la programmation concernant les pays en développement.

Ceci pourrait faciliter une décentralisation plus poussée de la prise de décisions relatives au développement, et conduire à l’adoption de meilleures politiques prenant en considération la diversité des types d’établissements humains, cela dans le but de réduire la pauvreté et d’améliorer la qualité de vie. Par exemple, les communautés à revenu mixte offrent peut-être des moyens d’accélérer la promotion sociale des pauvres. Le ciblage géographique et le recours aux associations locales peuvent aider à concrétiser la vision de participation sociale conçue par la CIPD. Source

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