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Migration et urbanisation
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Près des deux tiers des pays en développement ayant répondu
à l’enquête mondiale de l’UNFPA en 2003 (97 sur 151) ont
signalé avoir pris certaines mesures concernant la migration
interne, contre 41 % des pays en développement ayant répondu
à l’enquête de 1994; 52 % ont adopté des plans en matière
de migration; 51 % ont des plans visant à influer sur la répartition
spatiale de la population (y compris des programmes
de réinstallation, des plans conçus pour redistribuer la
population en créant de nouveaux centres de croissance
économique, et la décentralisation de la planification économique
et sociale et de la prise de décisions politiques); 16 %
offrent des services aux personnes déplacées à l’intérieur de
leur propre pays; et 10 % se sont dotés d’institutions spécialisées
dans la migration. Les pays les plus urbanisés et ceux où
la croissance des zones urbaines est la plus rapide n’ont pas
adopté dans une proportion plus élevée que les autres pays
de multiples mesures pour faire face à la migration interne.
Trois quarts de tous les pays, et près de 80 % des pays en
développement, se sont déclarés peu satisfaits de la répartition
spatiale de leur population. L’enquête mondiale indique
qu’une majorité des pays en développement ont formulé des
politiques sur la migration ou investi dans le développement
avec l’intention d’influer sur la répartition de la population.
Mais le degré d’attention porté à ces problèmes varie considérablement
selon les pays(6). La poursuite des politiques qui
portent sur les mouvements de population des campagnes
vers les villes et sur les conditions de vie dans les villes exigera
des données et une recherche plus détaillées.
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