UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Migration et urbanisation
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Migration et urbanisation

Urbanisation et réinstallation
L’évolution des politiques depuis la CIPD
La migration internationale
Les mesures prises

Au cours des 10 dernières années, la migration a augmenté, tant à l’intérieur des pays qu’entre les pays, et le phénomène a pris une importance politique croissante.

Reconnaissant qu’une migration ordonnée peut avoir des conséquences positives, tant pour les pays de départ que pour les pays d’accueil, le Programme d’action de la CIPD (chapitres IX et X) demandait que la gestion de la migration soit traitée de manière globale. Il insistait sur les droits et le bien-être des migrants, ainsi que sur la nécessité pour la communauté internationale de venir en aide aux pays concernés et de promouvoir une coopération inter-États plus étendue sur la question.

GÉRER LA MIGRATION

Pour parvenir à une répartition géographique équilibrée de la production, de l’emploi et de la population, les pays devraient adopter des stratégies de développement régional viables et des stratégies qui favorisent la stabilisation de l’urbanisation, la croissance des petites et moyennes agglomérations urbaines, ainsi que le développement durable des zones rurales, et qui comprennent des projets à forte intensité de travail, une formation aux métiers non agricoles pour les jeunes et des systèmes efficaces de transport et de communication. Pour créer un contexte propice au développement local, y compris la prestation de services, il faudrait que les gouvernements envisagent de décentraliser leurs systèmes administratifs.

— Programme d’action de la CIPD, par. 9.4

Urbanisation et réinstallation

En 2007, pour la première fois dans l’histoire du monde, plus de la moitié de la population mondiale vivra dans les villes, résultat d’un mouvement continu de population qui a conduit à une croissance prodigieuse des zones urbaines dans les pays en développement au cours de la dernière décennie. L’une des priorités fondamentales de la CIPD a été d’aider les pays à faire face à ce glissement de population.

Le Programme d’action a consacré un chapitre entier à la répartition spatiale de la population et aux mouvements internes de population. Il a reconnu que les déplacements de population à l’intérieur d’un pays donné ont lieu en réaction à la répartition inéquitable des ressources, services et possibilités ouvertes. Des facteurs de répulsion – en particulier la pauvreté rurale – et des facteurs d’attraction – l’attirance exercée par des zones urbaines de plus grand dynamisme économique et la perspective d’un nouveau régime d’occupation des sols dans les zones rurales frontalières – contribuent à ces mouvements de population.

De même que ce peut être le cas pour la migration internationale, une proportion importante de la migration interne est temporaire, par exemple dans le cas des travailleurs migrants qui regagnent leur exploitation à la saison des travaux agricoles.

Comme les conférences antérieures sur la population, la CIPD a cherché à promouvoir des politiques de développement intégrées et durables afin de remédier au déséquilibre à l’intérieur des pays ainsi qu’entre croissance démographique et croissance économique. Les recommandations pratiques visaient à améliorer l’infrastructure et les services destinés aux pauvres, aux groupes autochtones et aux autres groupes de population rurale sous-desservis.

La gestion de la croissance démographique et le développement de l’infrastructure dans les zones urbaines étendues ont constitué un autre centre d’intérêt. Le développement et l’amélioration de l’existence des pauvres, dont beaucoup vivent dans des quartiers de taudis et des établissements périurbains avec un accès limité aux soins de santé et aux autres services, posent d’urgents problèmes(1).

La CIPD a reconnu le dynamisme économique des grands centres urbains, mais aussi l’importance croissante des villes de taille moyenne et de la migration entre villes(2).

Aujourd’hui, une attention accrue est portée à la diversité économique à l’intérieur des villes et des quartiers où riches et pauvres vivent souvent à faible distance les uns des autres(3).

L’objectif 7 de développement contenu dans la Déclaration du Millénaire, Assurer un environnement durable, comporte le but suivant : « Réussir, d’ici à 2020, à améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis ».

Les dernières évaluations et prévisions indiquent que la majorité de la population mondiale vivra dans les villes en 2007(4). Le nombre d’habitants des villes passera de 3 milliards en 2003 (48 % de la population mondiale) à 5 milliards en 2030 (60 %). La plus grande partie de cette croissance des zones urbaines sera due à la fécondité naturelle plutôt qu’à la migration. La population rurale diminuera légèrement durant la même période, tombant de 3,3 à 3,2 milliards.

Selon les prévisions, la population urbaine grandira de 1,8 % par an entre 2000 et 2030, soit près de deux fois plus vite que l’ensemble de la population. Les régions en développement enregistreront une augmentation de 2,3 % et la population y sera en majorité urbaine en 2017. En 2030, toutes les régions du monde auront une population en majorité urbaine (l’Afrique atteindra un taux de 54 %; l’Asie, de 55 %). La croissance démographique durant cette période se situera en quasi totalité dans les zones urbaines des pays en développement.

Le VIH/sida a ajouté un nouvel élément d’incertitude à ces prévisions(5). Au total, les taux d’infection ont été généralement plus élevés dans les zones urbaines. Dans les secteurs gravement touchés, les taux de mortalité plus élevés dans les villes et la baisse des taux de fécondité pourraient avoir pour effet de ralentir le rythme de l’urbanisation ou même d’aboutir à un recul de la population urbaine.

On compte aujourd’hui 20 villes de plus de 10 millions d’habitants (dont 15 dans les pays en développement) qui réunissent 4 % de la population mondiale; en 2015, il y aura 22 mégalopoles de cet ordre (dont 16 dans les pays en développement), qui en réuniront 5 %.

En 2015, les villes de moins d’un million d’habitants compteront 400 millions d’habitants de plus, et cette croissance se situera pour 90 % dans les villes de moins de 500 000 habitants. Cela exigera des améliorations considérables de l’infrastructure locale et de la capacité de gérer les services publics, étant donné surtout que la prise de décisions est de plus en plus décentralisée en faveur des communes et des districts.

Une attention accrue devra être portée également aux besoins des pauvres des zones urbaines, dont l’accès aux services sanitaires et autres est souvent bien pire que celui des citadins plus aisés et souvent à peine meilleur que dans les zones rurales. Le besoin non satisfait de planification familiale parmi les pauvres des zones urbaines en Asie et en Afrique subsaharienne, par exemple, est presque aussi grand que pour les populations rurales (en Asie du Sud-Est, il est encore plus grand). Les pauvres des zones urbaines sont de même défavorisés en ce qui concerne la présence d’assistants qualifiés aux accouchements et la connaissance des moyens d’éviter le VIH/sida.

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