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Population et environnement
Si les consommateurs, surtout dans les pays les plus riches,
sont responsables en premier lieu des nouveaux traits du
monde physique en raison de leur utilisation des ressources
et produits, les populations des pays les plus pauvres et les
moins avancés ont aussi un impact du fait de leur augmentation
rapide. Ici, la diversité biologique atteint souvent un
haut degré, et la dégradation de l’environnement est déjà
la règle assez générale.
Dans de nombreuses régions dotées d’une grande diversité
biologique – en premier lieu des zones rurales où des
centres sanitaires, des écoles et une infrastructure de base
qui soit de bonne qualité font généralement défaut –, les
populations pauvres n’ont souvent pas d’autre choix que
d’exploiter l’environnement local pour couvrir leurs
besoins immédiats en vivres et en combustible.
Dans ces milieux géographiques, les pratiques traditionnelles
qui furent peut-être écologiquement viables quand la
population était peu nombreuse le deviennent de moins en
moins pour les espèces et les écosystèmes alors que la population
augmente et que les demandes s’accroissent. Par
exemple, en Afrique centrale, la vente de viande porte
désormais sur des volumes tellement plus considérables
que l’avenir d’espèces vivant dans la forêt, y compris les
primates, est en danger(8).
L’ENVIRONNEMENT ET LA SANTÉ. De la pollution de l’air
à la contamination de l’eau et à la présence de toxines dans
les aliments, la santé de l’environnement peut avoir des
effets complexes sur la santé humaine. Tant les femmes que
les hommes sont exposés à un nombre croissant de menaces
nées de l’environnement, surtout dans les communautés
pauvres. Dans les zones rurales, exploitants et travailleurs agricoles entrent souvent en contact avec une multitude de
pesticides, de solvants et de toxines inconnues; certains d’entre
eux ont un effet sur la santé en matière de reproduction,
et ce sont les femmes de très loin les plus touchées(9).
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