UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Population et pauvreté
Ètat de la population mondiale 2004
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Population et pauvreté

Les objectifs du Millénaire pour le développement
La santé en matière de reproduction et les MDG
L’impact économique de la dynamique de la population
Le VIH/sida et la pauvreté
Le vieillissement de la population
Les efforts menés au niveau national pour réduire la pauvreté

Un postulat central de la Conférence du Caire (1994) était que le chiffre, la croissance, la structure d’âge et la répartition entre zones rurales et zones urbaines de la population d’un pays ont un impact critique sur ses perspectives de développement, et en particulier sur les chances d’élever le niveau de vie des pauvres. Donnant suite à cette interprétation, la CIPD a invité les pays à intégrer pleinement les problèmes de population aux stratégies de développement, à sa planification, à la prise de décisions y relatives et à l’allocation de ressources à tous les niveaux.

AParmi les points clefs de la relation entre population et développement que le Programme d’action a abordés, il faut citer : population et pauvreté; environnement (voir Chapitre 3); santé, morbidité et mortalité (Chapitres 6, 7 et 8); et répartition de la population, urbanisation et migration interne aussi bien qu’externe (Chapitre 4).

La pauvreté perpétue la mauvaise santé, l’inégalité entre les sexes et la croissance rapide de la population. La CIPD a reconnu que, pour briser ce cercle vicieux, il est essentiel de rendre autonome chaque femme et chaque homme en les éduquant et en leur donnant des chances d’avenir égales et les moyens de déterminer le nombre de leurs enfants et l’espacement de leur naissance.

En 1994, il existait déjà des preuves solides, fondées sur l’expérience de deux générations, que les pays en développement où le taux de fécondité est plus bas et la croissance démographique plus lente bénéficient d’une productivité plus élevée, d’un taux d’épargne supérieur et d’un investissement plus productif, ce qui a pour résultat d’accélérer la croissance économique.

L’analyse de données plus récentes confirme que les pays qui ont réduit la fécondité et la mortalité en investissant dans la santé et l’éducation ont de ce fait connu la prospérité.

À l’heure où la communauté internationale s’efforce de centrer plus efficacement les activités de développement de manière à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en vue d’éliminer la pauvreté et d’améliorer le bien-être, l’agenda de la CIPD, fondé sur la notion de droits, qui aborde le problème de l’interdépendance entre population et pauvreté mérite de recevoir la plus haute priorité.

Les objectifs du Millénaire pour le développement

Au cours de la décennie écoulée depuis la CIPD, les politiques qui façonnent l’aide internationale au développement ont changé. Le montant de l’assistance est resté stationnaire, aux environs de 60 milliards de dollars par an, résultat tant de la fatigue des donateurs que de l’incertitude du climat économique. En même temps, les donateurs ont fait preuve d’un esprit plus critique quant à la manière dont leur assistance est utilisée (le blâme tombe sur les donateurs comme sur les gouvernements bénéficiaires).

Pour accroître l’impact de l’aide au développement, les donateurs ont fait de la gouvernance un important critère de son attribution et ont vu plus que jamais dans l’allègement de la pauvreté la principale raison d’être de leur assistance.

Le but de centrer plus efficacement l’aide au développement a inspiré le Sommet du Millénaire tenu au Siège de l’ONU en 2000, ainsi que l’identification des objectifs du Millénaire pour le développement (MDG) et les cibles connexes en matière de réduction de la pauvreté dans le monde entier d’ici à 2015 :

  1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim. D’ici à 2015, diminuer de moitié la proportion des personnes vivant avec moins d’un dollar par jour et de celles qui souffrent de la faim.


  2. Assurer l’éducation primaire pour tous. D’ici à 2015, faire en sorte que tous les garçons et toutes les filles achèvent les études primaires.


  3. Promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes. Éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire, de préférence d’ici à 2005 et à tous les niveaux d’ici à 2015.


  4. Réduire la mortalité infantile. D’ici à 2015, réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans.


  5. Améliorer la santé maternelle. D’ici à 2015, réduire des trois quarts le ratio des femmes qui meurent durant l’accouchement.


  6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies. D’ici à 2015, stopper la propagation du VIH/sida et commencer à faire reculer la pandémie, ainsi que l’incidence du paludisme et des autres maladies graves.


  7. Assurer un environnement durable. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et les programmes nationaux et inverser la tendance à la déperdition des ressources environnementales. D’ici à 2015, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau salubre. D’ici à 2020, améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis.


  8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier ouvert, qui suppose un engagement en faveur d’une bonne gouvernance, du développement et de la lutte contre la pauvreté – aux niveaux tant national qu’international. Répondre aux besoins particuliers des pays les moins avancés et aux besoins particuliers des États sans littoral et des petits pays insulaires en développement. Traiter globalement les problèmes de la dette des pays en développement. Trouver aux jeunes un travail décent et utile. En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement. En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les avantages des nouvelles technologies – en particulier des technologies de l’information et de la communication – soient accessibles à tous.


De bien des manières, les objectifs et les cibles fixés à la CIPD (voir encadré 3) anticipaient les MDG.

3 LES OBJECTIFS DE LA CIPD ET L’EXAMEN DE 1999

La CIPD a adopté les objectifs suivants, qui se soutiennent mutuellement :

  • Égalité des sexes dans l’éducation. Éliminer l’écart entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005, et assurer l’accès complet à l’école primaire ou son équivalent des filles et des garçons aussi rapidement que possible, et en tout cas avant 2015;
  • Mortalité infantile (nourrissons et enfants de moins de cinq ans) et maternelle. Réduire les taux de mortalité des nourrissons et des moins de cinq ans d’un tiers au moins, de manière à ne pas dépasser 50 et 70 décès pour 1 000 naissances vivantes, respectivement, d’ici à 2000 et à tomber au-dessous de 35 et 45, respectivement, d’ici à 2015; réduire la mortalité maternelle à la moitié des niveaux de 1990 d’ici à 2000 et à la moitié des niveaux de 2000 d’ici à 2015 (plus précisément, dans les pays où la mortalité est la plus élevée, à moins de 60 décès pour 100 000 naissances vivantes);
  • Services de santé en matière de reproduction.Assurer l’accès de tous à un éventail complet de méthodes de planification familiale sans danger et fiables et aux services connexes de santé en matière de reproduction et de sexualité d’ici à 2015.

Examinant le bilan des cinq premières années d’application du Programme d’action, les Nations Unies ont pris note en 1999 de l’aggravation de la crise du VIH/sida et de la vulnérabilité des jeunes et ont adopté des objectifs numériques précis pour évaluer la mise en œuvre du Programme :

  • Éducation. Diminuer de moitié d’ici à 2005 le taux d’analphabétisme des femmes et des filles en 1990. Veiller à ce que 90 % au moins des enfants des deux sexes soient inscrits à l’école primaire en 2010;
  • Services de santé en matière de reproduction. Fournir un large éventail de méthodes de planification familiale, les soins obstétricaux essentiels, enfin la prévention et la gestion des infections de l’appareil génital dans 60 % des centres de santé primaires d’ici à 2005; dans 80 % d’ici à 2010 et dans tous d’ici à 2015;
  • Mortalité maternelle.Là où la mortalité maternelle est très élevée, faire en sorte que 40 % au moins de tous les accouchements soient assistés par un personnel qualifié d’ici à 2005, 50 % d’ici à 2010 et 60 % d’ici à 2015; au niveau mondial, 80 % des naissances devraient être assistées d’ici à 2005, 85 % d’ici à 2010 et 90 % d’ici 2015;
  • Besoins non satisfaits de planification familiale. Réduire de moitié d’ici à 2005 tout écart existant entre la proportion des personnes utilisant des contraceptifs et celle des personnes exprimant le désir de ne plus avoir d’enfants ou d’en limiter le nombre, de 75 % d’ici à 2010 et l’éliminer totalement d’ici à 2015. Il ne convient pas de faire usage de cibles ou de quotas pour atteindre cet objectif ;
  • VIH/sida.Faire en sorte que d’ici à 2005 90 % au moins, et d’ici à 2010 95 %, des jeunes des deux sexes âgés de 15 à 24 ans aient accès aux méthodes de prévention du VIH/sida telles que les préservatifs féminins et masculins, ainsi qu’aux tests, à la délivrance de conseils et au suivi, cela sans aucune contrainte; réduire les taux d’infection par le VIH dans le même groupe d’âge de 25 % dans les pays les plus touchés d’ici à 2005, et de 25 % au niveau mondial d’ici à 2010.
Source

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