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Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Si le financement international des besoins de santé en
matière de reproduction dans les situations d’urgence a
augmenté depuis 1994, le nombre de personnes ayant besoin
de ces services a grandi plus rapidement que l’assistance.
Plus de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne ont été
victimes d’une crise au cours de la dernière décennie – soit
directement, comme le Rwanda ou le Libéria, soit indirectement,
comme la République-Unie de Tanzanie et la Guinée,
qui ont supporté le fardeau d’un grand nombre de réfugiés
venus des pays voisins.
Ne pas répondre aux besoins des groupes de population
touchés par une crise dans le domaine de la santé en matière
de reproduction, surtout à l’ère du sida, peut avoir des conséquences
tragiques, et non pas seulement pour chaque femme,
homme ou enfant. Cela peut aussi détruire la stabilité d’une
nation entière et anéantir ses chances de réconciliation, de
reconstruction et de développement après le conflit.
Une nouvelle évaluation au niveau mondial du Groupe de
travail interorganisations sur la santé génésique des femmes
en situation de réfugiées avertit que les progrès récemment
faits dans ce domaine sont maintenant menacés parce que
le financement des donateurs est stationnaire ou en recul,
ce qu’aggrave l’opposition politique du Gouvernement des
États-Unis à certains aspects de la santé en matière de reproduction.
Il est encore plus essentiel que jamais auparavant
d’intensifier les activités de plaidoyer et de dégager davantage
de fonds, car l’instabilité géopolitique et la vulnérabilité
croissante aux catastrophes naturelles signifient que le
nombre des personnes ayant besoin de secours pourrait
augmenter ces prochaines années.
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