UNFPAState of World Population 2004
Back to Main Menu
HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Ètat de la population mondiale 2004
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise

La maternité sans risques
La planification familiale
La violence sexuelle et sexiste
Le VIH/sida et les autres IST
La santé des adolescents en matière de reproduction
Les gains et les lacunes

La santé des adolescents en matière de reproduction

Les jeunes séparés de leur famille et de leur communauté sont particulièrement vulnérables à l’exploitation sexuelle et s’engagent plus volontiers dans un comportement sexuel à haut risque. Les adolescents touchés par la guerre peuvent être profondément affectés par l’effondrement des systèmes sociaux et culturels, la perte d’accès aux services éducatifs et sanitaires, l’interruption de l’activité scolaire et des amitiés, l’exposition à la violence et la disparition des membres de leur famille.

En Colombie, la violence et le déplacement forcé se sont accompagnés d’une augmentation sensible des grossesses d’adolescentes et des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses. Une étude a établi que les filles déplacées devenaient enceintes avant l’âge de 15 ans trois fois plus souvent que les autres(5). Au Libéria, où il est courant que des filles âgées de 11 ou 12 ans seulement soient enceintes, un représentant de l’OMS a évalué en 2002 à non moins de 80 % la proportion des filles déplacées qui avaient subi un avortement provoqué avant d’atteindre 15 ans(6).

Une grossesse précoce peut avoir de graves conséquences pour la santé et le bien-être des filles dont le corps n’est pas suffisamment développé pour supporter l’épreuve de la grossesse et de l’accouchement. Les filles âgées de 10 à 14 ans courent un risque cinq fois plus grand de mourir durant la grossesse et l’accouchement que les femmes âgées de 20 à 24 ans. Les avortements pratiqués dans des conditions dangereuses comportent aussi des risques redoutables(7). En de nombreuses situations de conflit, les filles jeunes sont extrêmement vulnérables au VIH et à d’autres IST.

L’un des moyens les plus efficaces de protéger la santé des adolescents touchés par une catastrophe est de garantir leur accès à l’information et aux services dans le domaine de la santé en matière de reproduction et de sexualité. Cela inclut la fourniture d’une information accueillante aux jeunes, ainsi que la délivrance de conseils, ce qui peut être particulièrement important pour les victimes de la violence sexuelle.

Avec l’appui de la Belgique, l’UNFPA collabore avec les partenaires locaux pour élargir les services et le soutien accordés aux jeunes déplacés à l’intérieur du Burundi, de la Colombie, du Libéria, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Sierra Leone et du Territoire occupé palestinien.

En République démocratique du Congo, par exemple, l’UNFPA et une ONG locale ont créé des centres de jeunesse pour jeunes déplacés qui vivent à l’extérieur des camps ou dans les grandes villes. Ces centres offrent des services de santé en matière de reproduction, notamment le dépistage des IST et un accompagnement psychologique, cela sans aucune contrainte. Le projet a aussi formé 10 ONG à offrir des services et une information dans le domaine de la santé des adolescents en matière de reproduction. À mesure que la demande de ces services augmente, davantage de fonds, de ressources et de partenariats seront nécessaires.

34 LES PERSONNES DÉPLACÉES DANS LEUR PROPRE PAYS SONT PARTICULIÈREMENT VULNÉRABLES ET EXPOSÉES À UN RISQUE ACCRU

Alors que la couverture des services de santé en matière de reproduction s’est améliorée pour les réfugiés hors de leur propre pays durant la dernière décennie, la fourniture de services aux personnes déplacées dans leur propre pays, qui sont au niveau mondial deux fois plus nombreuses que les réfugiés, n’a guère progressé,

En Angola, où des centaines de milliers de personnes restent déplacées au terme de 30 années de guerre, ou peu s’en faut, un grave manque de services élémentaires de maternité sans risques est à la source de l’un des ratios de mortalité maternelle les plus élevés du monde. Il est peu probable que la situation s’améliore à moins d’un effort massif à long terme, qui devrait recouvrir notamment la reconstruction et le réapprovisionnement des centres de santé, la formation d’un personnel médicosanitaire, la création de services d’aiguillage élémentaires et de systèmes de transport pour les complications de l’accouchement qui exigent des soins obstétricaux d’urgence.

Au Libéria, depuis plus d’une décennie, les personnes déplacées ne disposent pas de services de santé minimaux.

Les personnes déplacées dans leur propre pays constituent un cas particulièrement difficile pour les organismes humanitaires, surtout concernant la fourniture de services de santé en matière de reproduction. Les pouvoirs publics du pays même négligent souvent les personnes déplacées et leur sont parfois hostiles. Des institutions comme le HCR et l’UNFPA ont élargi leur mandat au cours de la dernière décennie pour prendre en charge les personnes déplacées dans leur propre pays et ont réussi jusqu’à un certain point à les mettre en liaison avec les systèmes de santé nationaux. Mais des millions d’entre elles n’ont pas encore pu être atteintes par ces institutions.

Les gouvernements des pays où vivent des personnes déplacées doivent faire davantage pour reconnaître leurs droits, tandis que les pays donateurs doivent augmenter leurs contributions et exercer une pression politique accrue pour garantir que les besoins des personnes déplacées ne soient pas ignorés. Source

 Back to top PreviousNext 
      |      Main Menu      |      Press Kit      |      Charts & Graphs      |      Indicators   |