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Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Toutes les infections sexuellement transmissibles, dont le
VIH/sida, se communiquent bien davantage dans les périodes
de crise, qui coïncident avec un accès limité aux moyens de
prévention, au traitement et aux soins.
Les autres facteurs ci-après aggravent le risque dans les
situations d’urgence :
- Déplacement de nombreux groupes de population;
- Rupture des relations stables et désintégration de la vie
communautaire et familiale;
- Perturbation des normes sociales qui régissent le comportement
sexuel;
- Début plus précoce des rapports sexuels chez les
adolescents;
- Pression exercée sur les femmes et les adolescents des deux
sexes pour qu’ils échangent des faveurs sexuelles contre
divers avantages (nourriture, abri, argent et protection);
- Mélange avec des populations où les taux d’infection par le
VIH sont plus élevés;
- Risque accru de violence sexuelle, dont le viol.
Le viol par des hommes infectés expose directement les
femmes à devenir séropositives, et les abrasions ou déchirures
du tissu vaginal qui en résultent peuvent multiplier le risque
d’infection.
Dans certains conflits, l’infection planifiée et délibérée
des femmes par le VIH a été un instrument de guerre entre ethnies. Une association de veuves du génocide rwandais a
constaté que les deux tiers de ses membres qui avaient été
violées par des militants hutus étaient séropositives.
Si les données sur la prévalence du VIH dans les sites
occupés par des réfugiés sont rares, il semble que les groupes
de population déplacés courent un risque accru de contracter
le virus durant ou après le déplacement forcé(4).
Les interventions contre les IST/VIH/sida dont les réfugiés
ont besoin une fois que la situation s’est stabilisée sont
à peu près les mêmes que celles appliquées aux populations
sédentaires : information et éducation, promotion et distribution
de préservatifs, gestion du syndrome pour les IST,
dépistage et accompagnement psychologique pour le VIH,
précautions garantissant que les réserves de sang ne sont pas
contaminées, et prévention de la transmission mère-enfant.
Mais dans les pays sortant d’un conflit comme le Libéria
et la Sierra Leone, où des années de guerre et de déplacements
continuels ont créé une situation dans laquelle la
prévalence croissante du VIH/sida pose une grave menace
à la réconciliation d’après conflit et à la reconstruction,
l’UNFPA et ses partenaires ont appliqué une approche
plus globale (voir encadré 28, page 71).
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