UNFPAState of World Population 2004
Back to Main Menu
HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Ètat de la population mondiale 2004
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise

La maternité sans risques
La planification familiale
La violence sexuelle et sexiste
Le VIH/sida et les autres IST
La santé des adolescents en matière de reproduction
Les gains et les lacunes

Le VIH/sida et les autres IST

Toutes les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida, se communiquent bien davantage dans les périodes de crise, qui coïncident avec un accès limité aux moyens de prévention, au traitement et aux soins.

Les autres facteurs ci-après aggravent le risque dans les situations d’urgence :

  • Déplacement de nombreux groupes de population;


  • Rupture des relations stables et désintégration de la vie communautaire et familiale;


  • Perturbation des normes sociales qui régissent le comportement sexuel;


  • Début plus précoce des rapports sexuels chez les adolescents;


  • Pression exercée sur les femmes et les adolescents des deux sexes pour qu’ils échangent des faveurs sexuelles contre divers avantages (nourriture, abri, argent et protection);


  • Mélange avec des populations où les taux d’infection par le VIH sont plus élevés;


  • Risque accru de violence sexuelle, dont le viol.


Le viol par des hommes infectés expose directement les femmes à devenir séropositives, et les abrasions ou déchirures du tissu vaginal qui en résultent peuvent multiplier le risque d’infection.

Dans certains conflits, l’infection planifiée et délibérée des femmes par le VIH a été un instrument de guerre entre ethnies. Une association de veuves du génocide rwandais a constaté que les deux tiers de ses membres qui avaient été violées par des militants hutus étaient séropositives.

Si les données sur la prévalence du VIH dans les sites occupés par des réfugiés sont rares, il semble que les groupes de population déplacés courent un risque accru de contracter le virus durant ou après le déplacement forcé(4).

Les interventions contre les IST/VIH/sida dont les réfugiés ont besoin une fois que la situation s’est stabilisée sont à peu près les mêmes que celles appliquées aux populations sédentaires : information et éducation, promotion et distribution de préservatifs, gestion du syndrome pour les IST, dépistage et accompagnement psychologique pour le VIH, précautions garantissant que les réserves de sang ne sont pas contaminées, et prévention de la transmission mère-enfant.

Mais dans les pays sortant d’un conflit comme le Libéria et la Sierra Leone, où des années de guerre et de déplacements continuels ont créé une situation dans laquelle la prévalence croissante du VIH/sida pose une grave menace à la réconciliation d’après conflit et à la reconstruction, l’UNFPA et ses partenaires ont appliqué une approche plus globale (voir encadré 28, page 71).

 Back to top PreviousNext 
      |      Main Menu      |      Press Kit      |      Charts & Graphs      |      Indicators   |