UNFPAState of World Population 2004
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2004: Introduction
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Introduction
Population et pauvreté
Population et environnement
Migration et urbanisation
Égalité entre les sexes et affranchissement des femmes
Santé en matière de reproduction et planification familiale
Santé maternelle
Prévention du VIH/sida
Les adolescents et les jeunes
Santé en matière de reproduction pour les communautés en crise
Mesures prioritaires
Notes
Sources des encadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableaux

Introduction

Placer la population au centre
Des paroles aux actes
Rapport des pays sur les progrès accomplis
Contrôle national et culture
Naissance d’un nouveau consensus mondial
Un vaste impact
Un long chemin à parcourir
La route à suivre

Un long chemin à parcourir

Les progrès réalisés par les pays jusqu’à cette date dans la mise en pratique des recommandations de la CIPD ont préparé le terrain à de nouvelles avancées s’agissant de garantir la santé et les droits en matière de reproduction. Mais les difficultés qui restent à surmonter sont redoutables :

  • Dans les pays en développement, la migration se poursuit des zones rurales vers les villes en croissance rapide. En 2007, la moitié de la population mondiale vivra dans les villes. C’est un problème redoutable que de fournir aux zones urbaines pauvres des services sociaux, y compris les soins de santé en matière de reproduction, ainsi que de couvrir les besoins des communautés rurales sous-desservies.


  • La croissance démographique contribue, parallèlement à une consommation élevée des ressources par les groupes de population riches, à accroître la pression exercée sur l’environnement mondial. Le réchauffement planétaire, la déforestation, la pénurie croissante d’eau et la réduction de la surface des terres arables rendront plus difficile de faire face à la pauvreté et à l’inégalité entre les sexes.


  • Plus de 350 millions de couples n’ont pas encore accès à un éventail complet de services de planification familiale. Environ 137 millions de femmes souhaitent différer la naissance de leur prochain enfant ou ne plus en avoir, mais n’utilisent pas la planification familiale; 64 millions d’autres utilisent des méthodes peu efficaces. Les services atteignent beaucoup plus de femmes que jamais auparavant, mais leur extension n’est pas assez rapide pour qu’ils éliminent les lacunes actuelles ou progressent au même rythme que la croissance démographique et une demande en augmentation. La demande des services de planification familiale augmentera de 40 % d’ici à 2025.


  • Les complications de la grossesse et de l’accouchement figurent parmi les principales causes de mortalité et de morbidité chez les femmes d’âge procréateur en de nombreuses parties du monde en développement. Quelque 8 millions de femmes souffrent chaque année de complications liées à la grossesse qui mettent leur vie en danger; plus de 529 000 en meurent, dont 99 % dans les pays en développement(6). Celles qui souffrent d’une infection ou d’une lésion sont en nombre plusieurs fois supérieur.


  • Dans l’ensemble du monde en développement, un tiers des femmes enceintes ne reçoivent aucun soin de santé durant la grossesse; 60 % des accouchements ont lieu hors des centres de santé; et la moitié seulement de tous les accouchements sont assistés par un personnel qualifié.


  • On a compté en 2003 environ 5 millions de nouvelles infections par le VIH, soit en moyenne 14 000 par jour; 40 % frappaient des femmes et près de 20 %, des enfants. Au milieu de 2004, environ 38 millions de personnes étaient atteintes du VIH/sida. En 2003, environ 3 millions de personnes sont mortes du sida : 2,5 millions d’adultes et 500 000 enfants de moins de 15 ans(7).


LES RESSOURCES NE COUVRENT PAS LES BESOINS. Face à ces redoutables problèmes, la réaction de la communauté internationale a été insuffisante. Après une hausse initiale qui a fait suite au Caire, le niveau des ressources est demeuré stationnaire.

Les pays donateurs n’ont fourni que la moitié environ des ressources extérieures qui, de l’avis de la CIPD, seraient nécessaires pour appliquer le Programme d’action. Les donateurs avaient convenu de mettre 6,1 milliards de dollars par an à la disposition des programmes de population et de santé en matière de reproduction d’ici à 2005, soit un tiers du montant total des ressources nécessaires. De 1999 à 2001, leurs contributions ont oscillé aux environs de 2,6 milliards de dollars; en 2002, elles sont passées à 3,1 milliards(8).

Avec la pandémie du VIH/sida, des besoins additionnels apparaissent, en particulier celui d’un approvisionnement garanti et suffisant de produits de santé en matière de reproduction, notamment de préservatifs masculins et féminins.

2 LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE CONTINUE DE POSER UN PROBLÈME

La population mondiale, qui est actuellement de 6,4 milliards, continue de grandir rapidement – actuellement, de 76 millions par an. En 2050, l’ONU prévoit que le monde comptera environ 2,5 milliards d’habitants de plus, soit un chiffre égal à l’ensemble de la population mondiale en 1950.

La croissance démographique a ralenti après avoir atteint son point le plus élevé au milieu des années 90 avec 82 millions environ par an. Le nombre moyen d’enfants est tombé de six par femme en 1960 à trois environ aujourd’hui, parce que la planification familiale est devenue plus accessible et plus largement utilisée. D’après les prévisions, la population mondiale commencera à atteindre un plateau au milieu du siècle, la fécondité tombant au niveau de remplacement ou plus bas encore.

Mais certains pays atteindront ce point beaucoup plus tard que d’autres. Ceux dont la population est jeune (en raison d’une fécondité élevée dans le récent passé) continueront de voir leur population grandir durant des décennies, même si les familles peu nombreuses y sont la norme. Le nombre des adolescents (10 à 19 ans) est de 1,2 milliard, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré.

Et, dans les pays les plus pauvres où la fécondité et la mortalité restent élevées et où l’accès à la planification familiale est limité, la transition aux familles moins nombreuses ne fait que commencer. Il est prévu que les 49 pays les moins avancés verront leur population grandir de 228%, passant à 1,7 milliard en 2050.

Les pays où la fécondité a enregistré une brusque chute verront leurs populations vieillir considérablement dans les prochaines décennies, tendance qui s’est déjà nettement dessinée dans les pays développés et constitue une préoccupation majeure.

La croissance démographique prévue se situera pour 96 % dans les pays en développement. Les populations de l’Europe et du Japon sont déjà en train de diminuer, et le rythme de cette diminution devrait doubler durant la période 2010-2015; la population de l’Amérique du Nord continue d’augmenter d’environ 1 % par an, surtout du fait de l’immigration.

Les évaluations du chiffre de la population et les prévisions relatives à sa croissance sont inférieures aujourd’hui à ce qu’elles étaient voici 10 ans, en grande partie parce que l’impact du VIH/sida en Afrique a été pire qu’on ne l’avait d’abord pensé et que la croissance démographique des pays développés a diminué plus rapidement que prévu.

Les 38 pays africains les plus atteints par le VIH/sida compteront selon les prévisions 823 millions d’habitants en 2015, soit 91 millions de moins que si le sida n’avait pas causé de décès, mais au-delà de 50 % de plus qu’aujourd’hui (sans le VIH/sida, leur croissance démographique aurait atteint un taux de 70 %).

Les prévisions d’un ralentissement de la croissance démographique faites par l’ONU reposent sur l’hypothèse que davantage de couples seront en mesure de choisir d’avoir des familles moins nombreuses; ceci exigera des investissements accrus afin d’assurer un plus large accès à l’information et aux services relatifs à la santé en matière de reproduction, y compris la planification familiale. Source


Diagramme 1 : Population mondiale, 1950-2050 (prévue)

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Source : Division de la population (ONU)
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