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Donner priorité aux adolescents
La Conférence internationale sur la population et le développement
s’est accordée quant au coût que comporterait la couverture d’un
ensemble de besoins sur le plan de la santé en matière de reproduction
et d’autres besoins pour les personnes de tout âge dans les pays en
développement : 17,0 milliards de dollars par an en 2000, chiffre
qui passerait à 18,5 milliards en 2005, 20,5 milliards en 2010 et
21,7 milliards en 2015. La communauté internationale fournirait
un tiers de ces montants.
En 2001, le montant total des dépenses a été de 9,6 milliards de
dollars. L’aide internationale s’est élevée au total à 2,5 milliards de
dollars, soit moins de la moitié (44 %) de l’engagement pris pour
l’année 2000. Les pays en développement ont versé 7,1 milliards de
dollars, soit environ 63 % de leur engagement pour la même année.
Quelques grands pays représentent le plus gros de ces dépenses.
L’Afrique est la région qui groupe la plus large part (70 %) des
allocations provenant de sources internationales.
Les évaluations initiales de la CIPD concernant les coûts du
programme de lutte contre le VIH/sida n’incluaient pas les coûts
du contrôle de la pureté des réserves de sang, des tests et conseils,
ou de l’action externe auprès des groupes de population à risque
élevé. Elle ne comprenaient pas non plus les activités de prévention
secondaires comme les traitements antirétroviraux (par
exemple, pour ralentir la transmission mère-enfant ou réduire les
charges virales dans les groupes de population infectés).
ONUSIDA a mis à jour le montant des ressources nécessaires
pour la composante prévention dans l’ensemble initial et a fixé les
montants estimatifs additionnels requis par ces composantes
complémentaires, mais néanmoins essentielles, d’une réaction à
la pandémie. Les montants estimatifs des interventions dans
l’évaluation initiale (campagnes médiatiques, éducation dans les
écoles, promotion de l’abstinence volontaire, comportement sexuel
responsable et augmentation des fournitures de préservatifs) ont
augmenté de 200 millions de dollars, ce qui porte le chiffre total à
1,37 milliard de dollars. Les coûts d’appoint et complémentaires de
la prévention, des soins et du traitement portent le total annuel à
10 milliards de dollars.
Des ressources additionnelles seraient nécessaires pour la mise
en place d’une infrastructure sanitaire de base, les soins tertiaires
et les soins obstétricaux d’urgence.
Un complément de ressources serait nécessaire pour d’autres
objectifs de développement liés à la population qui sont prévus
dans le Programme d’action. Ce sont notamment les suivants :
- Éducation de base pour tous.
- Accès des femmes à l’autonomie.
- Préoccupations écologiques.
- Création d’emplois.
- Élimination de la pauvreté.
Bien que les évaluations du Programme d’action n’affectent pas de
ressources aux besoins propres des différents groupes d’âge, les adolescents
et les jeunes ont été un groupe sensiblement sous-desservi.
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LA FINLANDE AIDE L’UNFPA À EXÉCUTER SES
PROGRAMMES À PLUS GRANDE ÉCHELLE |
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Le Gouvernement finlandais a montré la voie s’agissant de soutenir les
efforts mondiaux dans le domaine de la santé des adolescents en
matière de reproduction et de sexualité. Ces dernières années, il a ajouté
à sa contribution régulière à l’UNFPA un soutien financier et technique
complémentaire qui a permis au Fonds de faire connaître et de
renforcer les programmes qui réussissent, ainsi que d’en reproduire les
approches à plus grande échelle. La Finlande a aussi soutenu les activités
mondiales de plaidoyer et de mise en commun des
connaissances, une campagne visant à éliminer la fistule obstétricale,
la fourniture de services accueillants aux jeunes, l’élaboration de stratégies
de communication pour un changement du comportement, et la
participation de décideurs et de dirigeants de jeunes à plusieurs réunions
mondiales ou régionales.Source
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Les adolescents prient instamment les nations, les sociétés et
les familles de les soutenir, de bien les accueillir et de les respecter.
Le passage à l’âge adulte est un moment où il faut connaître ses
limites, explorer ses potentialités et mettre à l’essai les chances
offertes. Les choix faits de bonne heure fixent les voies de l’avenir.
Les jeunes font des choix sages ou non en fonction des exemples, de
l’éducation et des ressources qui leur ont été donnés. Trop souvent,
les sociétés et les familles ont du mal à décider ou ne savent pas
clairement comment répondre aux besoins des jeunes.
Les jeunes utiliseront tout ce qui leur a été fourni pour affirmer
leur identité et jalonner leur parcours futur. Plus de 1,2 milliard
d’adolescents vivront durant les 50 prochaines années, quelle que
soit la diversité des lieux et des situations. On ferait un grave tort
aux jeunes eux-mêmes, à leurs familles, à la société et aux générations
futures en ne prenant pas sérieusement en compte les jeunes
et la transition à l’âge adulte. Les investissements appropriés peuvent
garantir une croissance et un développement sains.

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