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Programmes d’ensemble pour
adolescents
En Inde, sept ONG diverses qui servent les adolescents ont formé un
réseau de soutien mutuel. Avec les contributions de communautés,
avec le soutien d’ONG et de fondations internationales, d’organismes
d’aide bilatéraux et de programmes des Nations Unies dont
l’UNFPA, ce réseau publie un bulletin, tient des séances périodiques
de stratégie et facilite l’échange de connaissances et de savoir-faire.
Les membres du réseau de Kidavri sont des organisations soit
religieuses, soit spécialisées dans l’action sociale ou la recherche
sociale, soit à vocation humanitaire : Don Bosco Ashalayam (qui
rééduque des enfants des rues), la communauté Bahai’i, (qui promeut
l’harmonie au sein des communautés, l’accès à l’autonomie
par ses propres efforts, et l’épanouissement de la personnalité),Swaasthya (qui sert une nombreuse colonie de réinstallation), la
Société pour la promotion de la jeunesse et des masses (qui exécute
des programmes pour les défavorisés et les marginalisés, surtout
parmi les adolescents), Prerana (qui assure la formation à des
savoir-faire et l’accès à l’autonomie sociale) et Action India (qui
promeut l’accès des femmes à l’autonomie et le développement communautaire).
Les membres du réseau mettent en commun leurs
expériences, travaillent à résoudre des problèmes communs (par
exemple, évaluation, action externe et information) et encouragent
la participation des jeunes à la prise de décisions.
Swaasthya est en train de réussir à intégrer une rigoureuse
recherche en sciences sociales dans une action communautaire participative.
Cette recherche a comporté notamment des enquêtes sur
la situation des communautés, ainsi que des recherches qualitatives
(interviews et groupes témoins). Les membres de la communauté
aident à communiquer à leurs voisins des informations d’ordre
sanitaire. Les boutiquiers distribuent des préservatifs acquis grâce à
une subvention à tous ceux qui en demandent. Les jeunes ont réalisé
des films divertissants et riches d’enseignement qui sont diffusés
sur les chaînes de télévision locales.
Don Bosco Ashalayam, qui fait partie d’un réseau international
d’asiles, offre refuge et consolation à des enfants des rues qui
ont été abandonnés ou chassés de leurs foyers. Garçons et filles sont
logés séparément. On leur enseigne la lecture, l’arithmétique et
divers artisanats. Ils sont responsables de la cuisine, du blanchissage,
du nettoyage et de l’entretien du bâtiment. Ces tâches régulières
fournissent une structure à de jeunes vies bouleversées par le chaos
de la rue. Les plus âgés poursuivent leurs études à l’extérieur. Il y a
aussi une ligne téléphonique permanente qui offre aux enfants des
rues information, conseils et aiguillage vers d’autres services.
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FORMER DES FORMATRICES QUI ENSEIGNERONT AUX FILLES
À AVOIR CONFIANCE EN ELLES-MÊMES |
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Dans un atelier de recyclage, 23 jeunes femmes de 15 à 22 ans dessinent les parties de
l’appareil génital féminin, en indiquent les noms et discutent entre elles
des moyens de tirer parti de cette activité pour apprendre davantage. Ce
sont les cadres de Prerana, réseau de groupes de jeunes constitué à New
Delhi; elles partagent leurs expériences de formatrice. Chacune travaille
avec une dizaine au moins de femmes plus jeunes qui pour la plupart
sont récemment venues de la campagne, leur fournissant des informations
sur la santé et les moyens de subsistance et les aidant à acquérir
confiance en elles-mêmes afin qu’elles sachent poser des questions,
obtenir des informations et se tirer d’affaire dans le vaste monde.
Aujourd’hui, elles travaillent à des exercices participatifs; elles
consolident leurs connaissances et leurs savoir-faire en matière de lecture,
de nutrition et de santé; et elles montent un psychodrame pour
apprendre à mieux s’affirmer.
Avec des débuts modestes et grâce à l’appui du Centre pour le
développement et les activités en matière de population (CEDPA) et de
la Fondation Bill et Melinda Gates, Prerana a rapidement pris de l’importance,
élargissant sa mission et servant de guide à des activités
similaires menées ailleurs dans l’État et le pays. Au cours des sept
années de durée du projet, plusieurs centaines de jeunes femmes y ont
participé. Beaucoup ont pris part à des réunions organisées par le gouvernement
local, et les planificateurs nationaux ont recherché leur
collaboration.
La confiance des jeunes femmes en elles-mêmes et la maîtrise
qu’elles possèdent dans leurs domaines de travail sont bien visibles
d’après la manière dont elles interagissent avec leurs familles et communautés.
La mère d’une formatrice est presque jalouse des
savoir-faire de sa fille; elle-même n’a jamais connu une telle chance.
Après avoir d’abord répugné à laisser sa fille quitter la maison sans la
faire escorter par l’un de ses frères, elle a maintenant la certitude que la
jeune femme n’a plus besoin de chaperon tandis qu’elle circule librement
dans la communauté, travaille avec des voisins et se rend à des
réunions à plus grande distance.
Le succès du programme avec les adolescentes a conduit à demander
qu’une initiative analogue soit prise pour les garçons, et elle est
maintenant en cours depuis trois ans.Source
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