UNFPAÉtat de la population mondiale 2002
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2003: Programmes d’ensemble pour adolescents
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Aperçu général de la condition des adolescents
L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction
Le VIH/sida et les adolescents
Promouvoir un comportement plus sain
Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Programmes d’ensemble pour adolescents
Donner priorité aux adolescents
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

Programmes d’ensemble pour adolescents

Un projet pour adolescentes
L’Alliance pour la jeunesse africaine
L’Initiative pour la santé des adolescents en matière de reproduction
Geração Biz, au Mozambique
Le réseau de Kidavri : enseigner des savoir-faire aux adolescents
Les problèmes de coordination

L’Alliance pour la jeunesse africaine

L’Alliance pour la jeunesse africaine (AYA) est une activité commune à quatre pays, qui vise à appliquer des méthodes de prévention du VIH/sida ayant fait leurs preuves à plus grande échelle. Présente au Botswana, au Ghana, en Ouganda et en République-Unie de Tanzanie, l’AYA est une collaboration entre des ONG américaines, Pathfinder International et le Program for Appropriate Technology in Health (PATH), et l’UNFPA. Ces organisations collaborent dans chaque pays avec des partenaires chargés de la réalisation : organismes gouvernementaux, ONG et organisations à base communautaire.

Le but général de l’AYA est d’améliorer la santé des adolescents en matière de reproduction. Plus précisément, elle est conçue aux fins de :

  • Réduire les taux de VIH/sida, des autres IST et de grossesse chez les jeunes.
  • Encourager le report du début de l’activité sexuelle et, parmi les jeunes déjà sexuellement actifs, promouvoir l’utilisation de préservatifs et autres contraceptifs.
  • Éliminer les pratiques traditionnelles nuisibles et les rapports sexuels sous la contrainte(2).

L’AYA emploie six grandes stratégies, chacune adaptée aux besoins propres de chaque pays :

  • Obtenir le soutien national et communautaire grâce à des activités de plaidoyer.
  • Mettre en place des activités populaires et médiatiques, des programmes d’acquisition des savoir-faire nécessaires à la vie, l’éducation et la délivrance de conseils par les pairs, et des campagnes de vente subventionnées, tout cela aux fins de changer le comportement.
  • Améliorer l’accès des jeunes aux services de santé en matière de reproduction, ainsi que leur qualité, en établissant de manière permanente des services accueillants aux jeunes dans divers contextes.
  • Intégrer la santé en matière de reproduction et de sexualité dans les programmes déjà existants pour les jeunes de formation et d’acquisition des savoir-faire propres à leur assurer des moyens de subsistance.
  • Renforcer la capacité institutionnelle des partenaires, pays par pays, de planifier, exécuter, gérer et maintenir à long terme les programmes et services.
  • Coordonner les activités de programme et mettre en commun les enseignements tirés et les meilleures pratiques(3).

Toutes les stratégies visent à assurer la participation des jeunes, l’égalité entre les sexes et la viabilité à long terme des activités. On attend des partenaires chargés de la réalisation qu’ils poursuivent le travail quand l’intervention de l’AYA, prévue pour cinq ans, aura pris fin. Des structures administratives et consultatives ont été mises en place afin de faciliter la collaboration entre partenaires et secteurs dans chaque pays et à l’échelle de l’AYA.

Des dizaines de subventions ont été accordées à des partenaires nationaux et des activités sont en cours dans chaque pays. Les dispensaires publics ou gérés par des ONG ont été évalués et beaucoup sont en cours de rénovation de manière à devenir plus accueillants aux jeunes. Des efforts de mobilisation des communautés, connus sous le nom d’Apprentissage et action participatifs (Participatory Learning and Action), ont été engagés dans beaucoup d’entre elles. Une formation à la conduite de la vie individuelle a été dispensée dans le cadre des programmes scolaires. Les jeunes participent activement, offrant leur avis sur les stratégies de programme, lançant des revues et autres organes médiatiques, et représentant l’AYA à des conférences internationales.

Au Botswana, un Comité consultatif de la jeunesse coordonne les efforts et veille à ce que les jeunes participent à tous les niveaux. Les comités de district et de village – qui se composent de jeunes dans une proportion de 65 à 75 % – sont chargés de maximiser l’apport des jeunes dans la planification des activités communautaires. Les jeunes interviennent aussi en tant que conseillers, prestataires de services, éducateurs, avocats et acteurs, et participent activement à la collecte des données et aux activités de suivi et évaluation.

Au Ghana, le Bureau consultatif de la jeunesse avise l’équipe nationale de l’AYA et imagine des moyens novateurs d’atteindre les jeunes. En collaboration avec le Conseil national de la jeunesse, le Bureau étudie la formation d’un parlement national des jeunes. Les représentants de l’AYA fournissent un apport aux ONG, aux institutions internationales et au Ministère de la santé concernant les programmes de formation des médecins et autres catégories de professionnels de la santé, aux fins d’obtenir des services de santé en matière de reproduction accueillants aux jeunes.

En République-Unie de Tanzanie, l’AYA et d’autres organisations ont mis en place un Cadre d’intervention et participation des jeunes pour garantir que les objectifs des programmes correspondent aux priorités des jeunes. Ceux-ci participent aux suivi et évaluation afin de déterminer si les programmes répondent correctement à leurs besoins, et ils participeront bientôt aux activités de groupes de pression et à d’autres activités de plaidoyer.

En Ouganda, les jeunes ont pleinement participé à la planification stratégique, à l’orientation au niveau national et à celui des districts, et à l’élaboration des programmes scolaires. Ils font fonction de pairs-conseillers et de membres d’équipe s’agissant de mobiliser les parents et les communautés, d’aider à concevoir des messages médiatiques et de participer aux négociations avec les administrateurs d’établissement scolaire, les dirigeants de conseils locaux et les gérants de centres de santé.

La tâche la plus redoutable qu’ait rencontrée l’AYA a consisté à mettre en place des mécanismes de collaboration entre ses nombreux partenaires. Une autre difficulté est d’élargir le champ des activités, tant sur le plan organisationnel que s’agissant de trouver des modèles de programme déjà évalués sur lesquels prendre appui. Les partenaires sont déterminés à trouver des solutions aux problèmes structurels et techniques et à mettre en commun leurs expériences avec d’autres vastes programmes conduits dans ce domaine.

23 LOVELIFE EN AFRIQUE DU SUD

En Afrique du Sud, l’Initiative nationale des dispensaires accueillants aux adolescents vise à rendre les services de santé plus accessibles et acceptables, à établir des normes et directives nationales et à former les agents sanitaires à fournir des services de qualité. Cette initiative est une composante de loveLife, programme national de prévention du VIH/sida parmi les adolescents sud-africains. LoveLife encourage les jeunes à attendre d’être plus âgés pour avoir des rapports sexuels et, quand ils en auront, à n’avoir qu’un seul partenaire et à utiliser régulièrement des préservatifs. Ce programme cible les adolescents parce qu’en Afrique du Sud la plupart des séropositifs le deviennent avant d’atteindre 25 ans, la majorité des jeunes femmes étant infectées entre 15 et 20 ans. Comme la masse de la population a encore moins de 20 ans, le moyen le plus efficace de ralentir la diffusion du VIH/sida est d’empêcher que les jeunes ne soient infectés en très grand nombre.

Le groupe d’âge 12-17 ans est ciblé en premier lieu, mais des programmes spéciaux centrés sur les enfants âgés de 6 à 12 ans entrent aussi dans le cadre de la campagne. La stratégie globale de santé sexuelle mobilise la culture populaire afin de promouvoir la responsabilité sexuelle et un mode de vie sain, encourage les conversations entre parents et enfants et la participation des dirigeants religieux, tout en instituant simultanément des services qui soient accueillants aux jeunes.

Les animateurs de la campagne reconnaissent que des centres de jeunesse autonomes ne sont pas nécessairement rentables ni viables à long terme et qu’il est impossible d’en créer autant qu’il le faudrait pour répondre aux besoins de la majorité des adolescents. Ils ont établi des critères en fonction desquels certifier que les dispensaires existants sont accueillants aux jeunes. Les premiers résultats de l’évaluation donnent à penser qu’un travail considérable est nécessaire pour que les dispensaires obtiennent d’être accrédités et pour mettre en place des modes de fonctionnement que les systèmes sanitaires de district et de province puissent entretenir avec le minimum de ressources. Il est prévu d’élargir la couverture du programme.

Organisé par la Henry J. Kaiser Family Foundation, le programme loveLife est exécuté par un consortium de quatre organisations partenaires : Advocacy Initiatives, la Fédération sud-africaine de planification familiale, l’Unité de recherche sur la santé en matière de reproduction et le Trust for Health Systems Planning and Development (HST). On trouvera de plus amples informations au site www.lovelife.org.za.Source

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