UNFPAÉtat de la population mondiale 2002
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2003: Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Aperçu général de la condition des adolescents
L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction
Le VIH/sida et les adolescents
Promouvoir un comportement plus sain
Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Programmes d’ensemble pour adolescents
Donner priorité aux adolescents
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction

La grossesse précoce
Les besoins non satisfaits en matière de planification familiale
Les services de santé “accueillants aux jeunes”
Les réalisations des programmes

Les réalisations des programmes

Dans plusieurs pays, les associations de planification familiale ont donné l’exemple des services accueillants aux jeunes. La Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF) a montré la voie s’agissant de promouvoir la santé des adolescents en matière de reproduction et de sexualité. En Amérique latine, des centres de jeunesse ont été créés, qui offrent simultanément information, conseils et services relatifs à la santé en matière de reproduction et, d’autre part, des occasions de loisirs, de formation professionnelle et autres occupations. Les centres de jeunesse affrontent certaines graves difficultés, y compris leur viabilité financière à long terme et l’ampleur de leur couverture(26). Des activités menées plus tardivement en Afrique ont donné les mêmes résultats(27).

De nombreuses activités d’ONG s’avèrent plus prometteuses, bien qu’elles n’aient donné lieu à aucune évaluation rigoureuse. Aux environs de Lagos (Nigéria), Action Health International attire visiblement un nombre important de jeunes des deux sexes en offrant une éducation et des services relatifs à la santé en matière de reproduction, l’aptitude à planifier sa propre vie, des activités récréatives spéciales et une revue trimestrielle(28). En Haïti, l’ONG FOSREF (Fondation de la santé reproductive et l’éducation familiale) propose un large éventail de services, des programmes d’éducation à la vie familiale, l’appartenance à différents clubs et des jeux-concours. Elle attire un large public et nombreux sont ceux qui acceptent des contraceptifs(29).

En Équateur, un réseau national de dispensaires de santé et de planification familiale géré par El Centro Médico de Orientación y Planificación Familiar a élargi ses services afin de mieux répondre aux besoins des adolescents. Par exemple, les heures d’ouverture des dispensaires et le montant des redevances demandées aux adolescents ont été modifiés. Les jeunes ont participé à chaque étape de cette activité(30).

L’Association jamaïcaine de planification familiale s’efforce actuellement d’améliorer l’accès des jeunes ruraux à l’information et aux services de santé en matière de reproduction et de sexualité, adaptant ses activités de manière à répondre aux besoins discernés par les parents, les programmes locaux de jeunesse et les adolescents eux-mêmes. Ses programmes de jeunesse sont axés sur l’éducation et la délivrance de conseils, tout en fournissant aussi des contraceptifs, le diagnostic et le traitement des IST, en même temps que des soins gynécologiques. Un centre de ressources pour les jeunes offre des programmes d’éducation, des conseils dispensés aux individus comme aux groupes, et des activités sociales et culturelles(31).

En Zambie, les administrateurs sanitaires de district, avec l’appui d’une ONG internationale, s’efforcent d’améliorer les services de santé en matière de reproduction à l’intention des adolescents et des jeunes de milieu urbain dans les dispensaires de la capitale, Lusaka. Avant de lancer le projet, une évaluation a été menée en vue d’identifier les besoins des adolescents et d’améliorer la prise de conscience au niveau communautaire. Les parents, les prestataires de services, les comités de santé communautaires et les adolescents ont tous participé(32).

La plupart des associations de planification familiale en Amérique latine, de même qu’un nombre croissant en Afrique et ailleurs, fournissent des services accueillants aux jeunes dans les dispensaires ou au moyen d’activités externes conduites par les pairs-éducateurs. Au Burkina Faso, par exemple, « Les jeunes pour les jeunes » soutient les pairs-éducateurs et les distributeurs de contraceptifs, les entretiensconseils, divers services de santé en matière de reproduction et certaines activités de loisirs. Les statistiques montrent que 82 % de ceux qui visitent le site du projet recherchent effectivement des services cliniques ou des conseils et que 77 % sont des jeunes femmes (la majorité de ceux qui fréquentent les autres centres de jeunesse sont généralement de sexe masculin)(33).

Quand on veut fournir des services distincts aux jeunes, le coût et la durabilité sont les problèmes clefs. Profamilia, association colombienne de planification familiale qui depuis longtemps montre la voie s’agissant de fournir aux jeunes des soins de santé en matière de reproduction et de sexualité, a intégré les services destinés aux jeunes dans 13 dispensaires pour adultes situés dans des villes d’importance moyenne et des petites villes à travers toute la Colombie. Plutôt que d’investir dans une infrastructure et un personnel nouveaux, on a utilisé l’espace, les matériaux et le personnel existants. L’ensemble du personnel a reçu une formation spécialisée. Une campagne de plaidoyer a été conduite parmi les institutions communautaires et gouvernementales. Le nombre d’adolescents qui se rendent dans les dispensaires participants a augmenté de 37 % au cours des six premiers mois et les tests de grossesse subis par des adolescentes, de 64 %(34).

Des postes sanitaires publics de différents niveaux ont commenté à planifier l’extension des services accueillants aux jeunes dans les établissements de santé publique.

En Fédération de Russie, un projet exécuté avec l’appui de l’UNFPA a prêté assistance à des centres pour jeunes situés dans six villes et encouragé une attitude positive parmi la population concernant l’accès des adolescents à l’information relative à la santé en matière de reproduction. Les jeunes ont participé à la conception de ces centres, ce qui garantit qu’ils accueilleront de nombreux visiteurs. Parmi les facteurs positifs, il faut citer la présence d’un personnel apte à établir une communication efficace, la délivrance de conseils individuels et collectifs, la réduction des délais d’attente, la gratuité des moyens contraceptifs, et la mise en rapport avec les prestataires d’autres services sociaux. Les activités de plaidoyer auprès des enseignants et des parents ont constitué un facteur favorable décisif(35).

En Jamaïque, un projet appelé « Youth.now » (Les jeunes.maintenant) s’efforce de mettre en oeuvre les politiques et directives nationales, d’améliorer les connaissances et savoir-faire relatifs à la santé en matière de reproduction, de changer les attitudes et les normes, enfin d’améliorer l’accès à des services de qualité. Il offre une formation dans des écoles de personnel infirmier et de sages-femmes et a ouvert des dispensaires autonomes ou reliés aux établissements scolaires dans l’ensemble des secteurs privé et public(36).

22 RÉPONDRE AUX BESOINS DES JEUNES FEMMES MARIÉES

De nombreuses adolescentes sont mariées. Le mariage précoce s’accompagne très généralement de vigoureuses pressions, imposées par la culture, qui les incitent à porter des enfants dès que possible. Alors qu’ils affrontent de telles normes sociales aussi bien que divers obstacles pour atteindre les jeunes femmes, les planificateurs de programmes ont beaucoup de mal à tenter de différer la naissance du premier ou du second enfant.

Au Bangladesh, un programme a promu avec succès auprès de ce groupe cible la bonne santé en matière de reproduction. Pathfinder International travaille depuis plus de 10 ans avec des ONG à atteindre les jeunes couples avant qu’ils ne commencent à avoir des enfants. Dans ce programme, tous les couples mariés de fraîche date sont inscrits et reçoivent la visite d’un agent local, qui se met en rapport étroit avec le couple et ses parents tout en fournissant des informations et, le cas échéant, des services et des adresses. Grâce à cette politique, le taux d’utilisation des contraceptifs parmi les adolescents mariés depuis peu est passé dans les zones ciblées de 19 % en 1993 à 39 % en 1997.Source

LES PRESTATAIRES DE SANTÉ PRIVÉS Certains programmes ont tiré parti de la préférence des jeunes, quand ils en ont les moyens, pour les services de santé privés, qui leur offrent davantage sur le plan de la confidentialité et du respect de la vie privée(37). On citera, à titre d’exemples, un programme de coupons au Kenya et au Zimbabwe(38), ou bien le recours à des sages-femmes du secteur privé pour la prestation de services accueillants aux jeunes en Zambie(39). Cette approche pourrait être plus viable qu’on ne l’avait d’abord pensé, à la lumière des constatations récemment faites que les jeunes femmes sont tout aussi prêtes que les femmes plus âgées à payer un prix plus élevé en échange de services, si ceux-ci sont confidentiels et si les clients sont traités avec respect et sans porter atteinte à leur dignité(40).

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