UNFPAÉtat de la population mondiale 2002
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HOME: ÈTAT DE LA POPULATION MONDIAL 2003: Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Ètat de la population mondiale 2003
Sections
Aperçu général de la condition des adolescents
L’inégalité entre les sexes et la santé en matière de reproduction
Le VIH/sida et les adolescents
Promouvoir un comportement plus sain
Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction
Programmes d’ensemble pour adolescents
Donner priorité aux adolescents
Notes
Sources des ancadrés
Indicateurs
Diagrammes et tableau

Répondre aux besoins sur le plan des services de santé en matière de reproduction

La grossesse précoce
Les besoins non satisfaits en matière de planification familiale
Les services de santé “accueillants aux jeunes”
Les réalisations des programmes

Les services de santé “accueillants aux jeunes”

Depuis la CIPD, en 1994, on a assisté à un redoublement des efforts faits pour fournir aux jeunes des services appropriés dans le domaine de la santé en matière de reproduction et de sexualité. Ces nouvelles initiatives ont été lancées en face de signes manifestes que les jeunes se sentent souvent mal accueillis dans les dispensaires traditionnels de planification familiale et de santé en matière de reproduction, en même temps que s’affirmait une prise de conscience accrue des besoins et des droits spéciaux des jeunes dans le domaine de la santé en matière de reproduction et de sexualité.

La prestation de services aux jeunes se heurte à de nombreux obstacles : contraintes juridiques et administratives liées à l’âge et à la situation de famille; crainte d’être vu, en raison de l’absence de confidentialité; crainte d’être traité sans indulgence; horaires et emplacements incommodes des centres; et coûts élevés. En outre, de nombreux jeunes ne comprennent pas bien la nature de leurs propres besoins, sont très mal informés des services disponibles, ou détournés de fréquenter les centres par la honte et l’embarras(19).

Pour surmonter ces obstacles, divers programmes modèles sont mis en oeuvre afin d’offrir des « services accueillants aux jeunes » sur la base d’indices montrant ce que veulent les jeunes (voir encadré 21). Ces modèles varient de région à région.

21 CE QUI REND LES SERVICES DE SANTÉ ACCUEILLANTS AUX JEUNES

Prestataires de services :

  • Personnel doté d’une formation spéciale.
  • Respect pour les jeunes.
  • Respect de la vie privée et confidentialité.
  • Temps suffisant réservé à l’interaction entre clients et prestataires.
  • Présence de pairs-conseillers.

Centres de santé :

  • Locaux distincts ou horaires spéciaux réservés aux jeunes.
  • Horaires et emplacement commodes.
  • Espace approprié et respect suffisant de la vie privée.
  • Environnement confortable.

Conception des programmes :

  • Les jeunes participent à la conception des programmes, à la prestation des services et à une rétroaction permanente.
  • Les clients venus à l’improviste sont bien accueillis et les rendezvous sont rapidement fixés.
  • Absence d’encombrement et courte attente.
  • Redevances de montant abordable.
  • Publicité et recrutement de nature à informer et rassurer les jeunes.
  • Garçons et jeunes hommes sont bien accueillis et servis.
  • Large éventail de services disponibles.
  • Les aiguillages nécessaires sont proposés.

Autres caractéristiques éventuelles :

  • Matériel éducatif disponible sur place, à emporter.
  • Débats de groupe possibles.
  • Examen du bassin et détermination du groupe sanguin possibles.
  • Autres moyens possibles d’accéder à l’information, aux conseils et aux services.
Source

La plupart des pays possèdent déjà un réseau de centres de santé qui peuvent être adaptés pour répondre aux besoins des adolescents, notamment aux besoins de traitement que les dispensaires pourvus d’un équipement et d’un personnel adéquats sont les mieux placés pour offrir. En outre, d’autres approches prometteuses ont été mises à l’essai depuis la CIPD. Il s’agit notamment des activités de pairs à l’extérieur, des ventes subventionnées de préservatifs en des points non traditionnels (par exemple, kiosques, arrêts d’autobus, discothèques et stations d’essence), des dispensaires mobiles et des programmes exécutés dans les écoles et sur les lieux de travail.

Pour la plus grande part, de telles activités n’ont été organisées dans les pays en développement qu’à petite échelle. Les initiatives plus vastes prises dans les pays développés ont montré que les jeunes recourront aux services qui répondent à leurs besoins – à condition qu’un soutien communautaire permette de les installer et utiliser. De nouveaux outils d’évaluation ont été élaborés pour déterminer quels ajustements pourraient rendre les dispensaires plus accueillants aux jeunes, en même temps que des programmes visant à instruire le personnel des besoins spéciaux des adolescents, l’accent étant mis sur une communication efficace et une manière de conseiller accueillante aux jeunes.

Les services accueillants aux jeunes ne pourront être utilisés avec succès que s’ils bénéficient du soutien de la communauté. Les activités de plaidoyer et les efforts visant à faire participer les communautés sont donc essentiels, surtout dans les sociétés les plus conservatrices.

L’un des besoins les plus élémentaires est de mieux évaluer ce que les programmes ont réalisé. Il y a peu de bonnes évaluations des projets qui fournissent des services accueillants à la jeunesse, et la plupart de celles-ci ont été conduites sur de très courtes périodes d’exécution. Or les bons programmes prennent du temps – en particulier parce que leur réussite dépend de prestataires formés et sensibilisés qui doivent s’adapter aux besoins d’une génération nouvelle.

ÉCARTER LES OBSTACLES JURIDIQUES La loi nationale de la jeunesse adoptée par le Venezuela en 2002 garantit aux jeunes le droit aux soins de santé, à l’information et à l’éducation concernant la santé en matière de reproduction et de sexualité, la procréation responsable et volontaire sans risques et l’accès aux services de santé pour les infections sexuellement transmissibles(20). En 2002 également, le Costa Rica et le Panama ont amendé leurs lois de manière à renforcer le droit des adolescentes mères aux soins, à l’information et à l’orientation(21).

La constitution sud-africaine postérieure à l’apartheid, de 1996, affirme les droits de tous à la liberté de choix et aux soins de santé en matière de reproduction. La loi sud-africaine prévoit que toute personne âgée de 14 ans au moins a le droit de recevoir des moyens de contraception(22).

En 2002, l’Argentine a élaboré un Programme national de santé sexuelle et de procréation responsable afin de promouvoir la santé sexuelle des adolescents et la prévention des grossesses non désirées et des IST, dont le VIH/sida, en assurant l’accès à l’information et aux services(23). En 2000, l’Inde a approuvé une politique de la population qui comporte des dispositions concernant l’éducation à la sexualité et les services pour adolescents(24).

Pour aplanir les obstacles que rencontrent les jeunes qui s’efforcent de concilier leurs études et leur rôle de parent, le Chili en 2000 et le Portugal en 2001 ont adopté une législation qui assure le droit des jeunes parents à l’éducation et garantit une souplesse accrue dans le cadre des établissements d’enseignement, afin de leur permettre de faire face aux exigences compétitives de leur condition d’étudiant et de parent(25).

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