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Promouvoir un comportement
plus sain
La plus difficile des tâches reste d’atteindre les adolescents non
scolarisés. Certains programmes ont trouvé un moyen d’envoyer
des pairs-éducateurs auprès de ce groupe cible. D’autres programmes
prometteurs, patronnés par des organisations de jeunesse, combinent
l’information avec des activités productrices de revenu et le lancement
de microentreprises. Si l’on doit à ces groupes d’importants
enseignements, de tels programmes sont généralement de faible
ampleur et difficiles à étendre parce qu’ils ne disposent pas d’un
réseau ou d’une structure préexistants.
Au Belize et au Pérou, les associations de planification familiale
ont réussi à atteindre les jeunes non scolarisés par l’entremise d’un
programme faisant appel à des pairs-conseillers et offrant théâtre et
danse, et à une stratégie productrice de revenu, respectivement(52).
En collaboration avec le Program for Appropriate Technology in
Health, l’Association des scouts du Kenya a élaboré un programme
d’acquisition des savoir-faire à la vie familiale, qui occupe 72 heures
et couvre de nombreux domaines : prise de décisions, santé et
hygiène, IST et VIH, sexualité, relations individuelles et santé en
matière de reproduction(53). Les chefs des troupes scoutes ont été
formés à transmettre les enseignements et à intervenir auprès des
parents pour améliorer la communication avec les jeunes, notamment
concernant la sexualité. Une évaluation a montré qu’il était
plus efficace d’agir sur un groupe non scolarisé homogène que de
mêler ces jeunes à leurs compagnons d’âge scolarisés. En 1998,
l’UNFPA a soutenu l’extension de ce programme à toutes les troupes
scoutes du pays sur une période de quatre ans.
Comme Homies Unidos (voir encadré), le programme Lifenet de
Thaïlande a visé à édifier des réseaux de soutien et des savoir-faire
relatifs à l’éducation par les pairs parmi les jeunes en situation
dangereuse(54). Le programme a combiné diverses activités de jeunesse,
s’est mis en rapport avec d’autres organisations qui aident les jeunes
et a fait appel aux dirigeants locaux pour surmonter les attitudes
négatives à l’égard des jeunes. Ce programme a également collaboré
avec les gérants de bars et boîtes de nuit et offert des possibilités d’éducation dans les lieux de rencontre des jeunes. Des jeunes ayant
participé à ce projet ont en fin de compte créé leur propre groupe,
Cycle de vie, lancé un bulletin, ouvert une ligne téléphonique permanente
(poste portable) et un centre où il n’est pas nécessaire de
prendre rendez-vous à l’avance.
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COMMUNIQUER AVEC LES MEMBRES DE BANDES |
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En El
Salvador, des membres de bandes à la recherche d’une vie
meilleure, exempte de violence, ont fondé en 1996 Homies Unidos. À la
suite de la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 12 ans, de nombreux
enfants ont été abandonnés à eux-mêmes et se sont agrégés à des
bandes de jeunes sans domicile dans l’espoir d’y trouver un sentiment
d’appartenance et d’identité. Les membres de ces bandes vivent dangereusement
et meurent jeunes.
Les fondateurs d’Homies Unidos ont voulu chercher un remède tant
à la violence qu’aux risques de santé auxquels leurs compagnons d’âge
sont exposés. L’expérience leur a bientôt enseigné qu’ils devaient recruter
des membres de bandes comme pairs-conseillers, tant pour attirer
d’autres membres que pour communiquer avec eux en usant du vocabulaire
approprié, en observant les codes de conduite qu’ils connaissent
et en démontrant qu’eux-mêmes n’ignorent rien des modes de vie que
leurs interlocuteurs ont choisis.Source
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