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Le VIH/sida et les adolescents
Les services de conseils et de tests sans obligation (VCT) sont une
partie essentielle des programmes de prévention et de traitement
du VIH, ainsi que de soins aux séropositifs. Quel que soit le résultat
du test, les jeunes qui l’ont subi adoptent souvent un comportement
moins risqué. Les études montrent que beaucoup de jeunes ont
besoin d’avoir accès aux VCT, et qu’ils veulent y avoir accès, de
manière à apprendre s’ils sont infectés – pourvu que les services
soient confidentiels et de prix abordable et que les résultats soient
communiqués en toute honnêteté(41).
Mais l’absence de traitement et de soutien pour ceux dont le
test a été positif constitue un obstacle. Dans le monde en développement,
peu de jeunes ont accès aux médicaments antirétroviraux
(ARV) pour traiter le VIH. En fait, de toutes les personnes qui dans
le monde en développement tireraient bénéfice des ARV, moins de
5 % les obtiennent actuellement(42). Le Botswana et le Brésil se sont
engagés à fournir les ARV à tous ceux qui en ont besoin, mais
d’autres pays durement touchés par l’épidémie n’ont pas les ressources
nécessaires pour suivre leur exemple.
À mesure que les pays élargissent l’accès au traitement du VIH,
les services de VCT devraient devenir plus utilisés.
Même quand le traitement n’est pas disponible, les VCT peuvent
conduire les jeunes à changer leur comportement. Dans une étude conduite au Kenya et en Ouganda, les VCT ont été offerts à des jeunes
âgés de 14 à 21 ans. La plupart ont cherché à subir le test de leur
plein accord et alors qu’ils étaient en bonne santé. Interrogés, la
plupart des sujets testés ont déclaré vouloir s’abstenir de rapports
sexuels, ou n’avoir qu’un seul partenaire, ou avoir moins de partenaires,
ou utiliser des préservatifs. La plupart ont communiqué les
résultats de leurs tests surtout à leur partenaire ou époux, de préférence
aux parents qu’ils ne voulaient pas décevoir. La plupart de
ceux qui n’avaient pas subi de tests ont indiqué qu’ils aimeraient en
subir dans l’avenir. La partie « délivrance de conseils » des VCT a
été appréciée par les sujets testés, mais les prestataires de soins se
sont sentis en général mal préparés à conseiller des jeunes.
Pour conseiller les jeunes, il faut recevoir une formation
spéciale, en particulier s’agissant d’atteindre les victimes de viol,
ceux ou celles qui menacent de se suicider, envisagent de faire du
mal à leur partenaire ou bien pensent à quitter le domicile familial
ou l’école.
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AMÉLIORER LES SERVICES DE CONSEILS ET DE TESTS
SANS OBLIGATION DESTINÉS AUX JEUNES |
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La recherche et l’expérience ont permis d’identifier ce qui caractérise les programmes
de VCT efficaces et accueillants aux jeunes :
- Prestataires de services formés à conseiller les jeunes au sujet du VIH.
- Utilisation d’une pièce distincte ou d’un autre emplacement pour
garantir que les jeunes ne rencontreront pas des membres de leur
famille ou des adultes qu’ils connaissent quand ils ont recours
aux VCT.
- Gratuité ou prix réduit des tests pour les jeunes.
- Système d’aiguillage pour les jeunes clients.
- Action externe dans les écoles et auprès des groupes de jeunes.
- Campagnes multimédias pour informer les jeunes de l’existence
des VCT.
Source
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